Lenny, Saphir, Biscotte et Esteban sont quatre jeunes garçons, chacun en prise avec un mal-être qu'ils tentent tant bien que mal de dire ou au contraire de cacher.
Un mal commun que chacun extériorisera différemment et dont on mesurera l'ampleur et les conséquences en s'immergeant dans le quotidien et l'intimité de ces quatre jeunes garçons, victimes de violences sexuelles.
Sandrine Beau aime bien quand ça n'est jamais pareil. C'est sûrement pour cette raison qu'elle a été animatrice radio, réalisatrice de films vidéo, clown ou encore madame Météo. Maintenant, elle écrit des histoires pour les enfants, seule ou avec d'autres auteurs, parce que travailler à plusieurs, c'est rigolo ! Ses histoires ont été publiées chez Grasset Jeunesse, Oskar Éditeur, Talents hauts... Mais aussi en presse ou encore jouées sur scène, par la Compagnie théâtrale Teraluna. Réside dans le Doubs.
Je m’étais promis de me coucher tôt ce soir. Et pourtant, je viens de terminer ma lecture. Dès que je l’ai commencée, jai su que je ne voudrais pas l’étirer. Je devais terminer le roman au plus vite pour passer à autre chose.
C’est absolument terriblement bien écrit. Ce livre est pour toi : Si tu as envie de t’éduquer sur la culture du viol. Si tu as besoin de te rappeler l’IMPORTANCE de parler d’agressions sexuelles à tes élèves, et ce, même si ça te met mal à l’aise de le faire. Si tu ne savais pas encore que les garçons aussi se font violer.
En ce moment, j’ai envie de crier. J’ai envie de serrer les victimes dans mes bras. J’ai envie de pleurer. Je n’ai pas de mots pour décrire comment je me sens. J’ai mal.
À qui doit l’entendre, JE TE CROIS. Tu es une victime dans tout ça. Il/elle n’avait pas le droit de faire ça. Ce n’est pas de ta faute. Je suis là si tu en as besoin.
Ce livre est déstabilisant, percutant, dur à lire mais ô combien nécéssaire. Enfin, une autrice qui met des mots sur les agressions sexuelles dont les victimes sont des hommes. Il était grand temps que quelqu’un amène ce sujet dans un roman jeunesse. Au fil des pages, L’autrice représente bien la toile que tissent les agresseurs autour de leur victime au travers le récit de quatre jeunes hommes. Elle décrit bien le sentiment de honte, de peur et de solitude qu’ils ressentent. Sincèrement, C’est un livre à mettre dans les mains des ados mais aussi celles des adultes afin de les sensibilisé à cette triste réalité. Et inciter les gens à être plus attentifs aux signes et aux changements de comportement qui peuvent s’avérer être annonciateur d’un abus sexuel. Si vous êtes enseignant/tes, je crois pertinemment que c’est un livre à faufiler dans votre bibliothèque de classe. On parle souvent des filles/femmes qui sont victimes d’agressions sexuelles mais il ne faut pas oublier que les garçons/hommes le sont aussi. Grosse mention spéciale pour l’autrice qui a pensé à ajouter les coordonnées des organismes qui viennent en aide aux victimes d’agressions sexuelles à la fin du livre. Il y en a pour la France, la Belgique mais aussi, le Canada. J’étais heureuse de voir ça !!
Déchirant, cathartique — un de très rares romans jeunesse sur les violences sexuelles faites aux garçons, qui posent les choses avec toute la hargne, la colère et la pédagogie nécessaire pour en faire un objet de partage, porteur de voix encore trop peu écoutées.
Ça fait mal, mal de lire ces mots qui racontent les histoires de quatre garçons qui ont chacun vécu des agressions. Une réalité qu’on aimerait qui n’existe pas…
"Avant j'imaginais que le monde était bon. J'étais pas préparé à la violence de la vie. J'étais pas prêt pour ça".
A veces creemos que el hecho de ser un hombre (cis) es una protección y una barrera ante cualquier peligro como puede ser la violencia sexual. Infelizmente, este libro nos recuerda que no es así.
Trigger warning: Este no es un libro fácil de leer. Se trata de un libro duro, que aborda un tema muy delicado como es la violencia sexual en adolescentes.
Para empezar tengo que decir que por doloroso que haya sido leer sobre este tema, el libro está escrito de una forma que me ha atrapado por completo, por lo que seguramente no será mi última lectura de esta autora.
Dividido en 4 historias paralelas, seguimos los acontecimientos que les ocurren a varios chicos adolescentes en contexto totalmente diferentes.
Me gustó que buena parte del libro se centra en detallar precisamente los entornos diferentes en los que se encuentra cada uno de los chicos. Esto rompe con el prejuicio de "la historia única".
Realmente encontré desgarradora la segunda mitad del libro, cuando se empiezan a desvelar los acontecimientos que ocurren a los chicos por parte de otros hombres que se cruzan en su vida. Es muy doloroso ponerse en la piel de una persona que ha sido víctima de violencia sexual y esta temática me ha parecido muy arriesgada, ya que se trata de adolescentes varones, por lo que sus pensamientos tras haber pasado por estas situaciones de violencia son diferentes a todo lo que he leído hasta ahora.
Un punto que me encantó fue resaltar la importancia de la ayuda psicológica en momentos como este, así como el foco en que hay una luz al final del túnel, algo que no suele ver la víctima justo después de haber sido agredida.
El contexto familiar y de amistades toma un papel muy importante en este tipo de situaciones y, sin ser padre, me ha hecho reflexionar muchísimo sobre cómo educar a un adolescente, independientemente de si es hombre o mujer.
Estoy muy contento de haberlo leído en este momento de mi vida. Duro y doloroso pero muy necesario. Te hará reflexionar y te dará herramientas para enfrentarte a acontecimientos que pueden ocurrirnos tanto a nosotros como a cualquier persona de nuestro entorno.
J’ai eu des frissons par la conclusion du récit. C’était la première fois que ça m’arrivait d’avoir littéralement la chair de poule dû à l’émotion d’un livre. La lueur d’espoir après l’horreur des récits était à couper le souffle. Le livre a un sujet important et est bien construit. L’abus sexuel envers les hommes doit être dénoncé beaucoup plus qu’il ne l’est maintenant. Je serais curieuse cependant de connaitre le processus de recherche de l’auteure (puisque j’étais intéressée par le fait que c’était une femme qui s’était concentrée sur des récits uniquement de garçons). La structure est impressionnante; malgré l’histoire qui se répètes, les détails divergent, et les réactions aussi ce qui finit par former l’apparence d’un portrait complet du sujet. Cependant, la raison pour laquelle je n’ai pas donné 5 étoiles, est que les récits se ressemblaient peut-être tous trop(sans grand changement dans la façon dont l’intrigue était apportée, ou même les émotions), donc à un certain moment, c’est devenu redondant. Peut-être que ça aurait été préférable d’approfondir la personnalité de seulement un personnage afin de créer un lien d’attachement qu’une multitude de personnages superficiels. La conclusion cependant tissent tous les récits ensembles de façon tellement émotive que je suis contente d’avoir poursuivie ma lecture jusqu’à la conclusion. En bref, le message est important, la structure intelligente, l’émotion présente, mais la répétition (surtout vers le milieu) crée une déconnexion qui vaut la peine d’être dépassée)
Sandrine Beau n’en est pas à son premier roman coup de poing. Et autant La porte de la salle de bain était nécessaire, autant celui-ci l’est aussi. Parce que la plupart du temps, quand on parle d’agression sexuelle, d’inceste, de pédophilie, on parle de filles. Les garçons restent trop souvent en retrait alors qu’ils vivent aussi ce genre de drame. Et qu’ils manquent de modèles, qu’ils ont l’impression d’être seuls, et donc se taisent. Le jour où je suis mort et les suivants est donc d’autant plus nécessaire qu’il met en scène quatre destins semblables. Chacun différent dans l’agression, dans la réaction, mais tous aussi percutants jusqu’à cette fin qui offre de l’espoir, qui autorise ses lecteurs potentiels à croire qu’il y a de la lumière. Ouf.
Avez-vous déjà lu un livre qui vous a littéralement rentré dedans? Que vous avez refermé en ayant l’impression d’y laisser une part de vous-même? C’est ce que j’ai ressenti en lisant Le jour où je suis mort et les suivants de Sandrine Beau. Le roman raconte l’histoire de quatre jeunes hommes, qui portent un lourd secret commun en eux : ils sont des victimes de violence sexuelle. Prêtant la parole à chacun de ses personnages, l’autrice fait vivre à ses lecteurs l’ampleur et les conséquences des violences vécues par les garçons, levant ainsi le voile sur les agressions envers le sexe masculin. Ce roman fait partie des plus déchirants et percutants que j’ai pu lire cette année.
Lecture coup de poing. 4 garçons racontent leur horreur qu'ils vivent et subissent. Leur rage, leur honte, leur impossibilité de dire et l'envie de hurler pourtant. Mais à qui parler? qui croira? et c'est justement l'un d'entre eux qui prendra la parole qui leur permettra de dire l'indicible et, on l'espère, de rompre l'emprise et le cercle infernal. et de mettre les monstres et les bourreaux en prison.
Touchant, je me reconnais dans ce livre en tant que victime. J'ai compris leurs réactions parce que je les ai vécu, et les vis encore aujourd'hui. Ce livre me donne de la force et du courage pour affronter ça. Ce livre m'a fait du bien, ce livre restera gravé en moi
Ouf .. C’est le mot qui me vient en fermant les pages de ce livre. C’est dur de lire et d’accepter qu’une telle chose peu arriver. L’histoire de 4 jeunes garçons au mal de vivre qui s’acharnent à chercher le « pourquoi moi » tous ayant vécu une ou des agressions sexuelles.