Quand on a fait, comme le dit Seyoum avec cynisme, « de l’espoir son fonds de commerce », qu’on est devenu l’un des plus gros passeurs de la côte libyenne, et qu’on a le cerveau dévoré par le khat et l’alcool, est-on encore capable d’humanité ? C’est toute la question qui se pose lorsque arrive un énième convoi rempli de candidats désespérés à la traversée. Avec ce convoi particulier remonte soudain tout son passé : sa famille détruite par la dictature en Érythrée, l’embrigadement forcé dans le camp de Sawa, les scènes de torture, la fuite, l’emprisonnement, son amour perdu… À travers les destins croisés de ces migrants et de leur bourreau, Stéphanie Coste dresse une grande fresque de l’histoire d’un continent meurtri. Son écriture d’une force inouïe, taillée à la serpe, dans un rythme haletant nous entraîne au plus profond de la folie des hommes.
Malgré quelques incertitudes initiales sur le style (beaucoup d’adjectifs, l’utilisation d’expressions familières qui ne collent pas vraiment avec les personnages et des phrases très courtes qui n’aident pas le rythme), j’ai fini par me sentir entièrement impliqué dans le dénouement de cette traversée clandestine de la Méditerranée. L’horreur des conditions auxquelles ces migrants sont confrontées, pendant la traversée elle-même mais surtout dans toute la misère qui les emmènent jusqu’à là, est vivement décrite par l’auteur, et cela sans répit.
Même si elle tente assez explicitement d’humaniser Seyoum dans ce dernier chapitre du point du vue de Madiha, ce qui pourrait nous tenter d’éprouver plus ouvertement notre empathie pour lui, je pense pas qu’on puisse se l’autoriser. Ce n’est pas tant qu’il devienne passeur, après tout ils fournissent un service pour lequel certains sont reconnaissants, mais parce qu’il fait subir aux autres ce qu’on lui a d’abord infligé.
Aquesta novel·la tracta un tema d'actualitat; l'encreuament de migrants africans.
La història ens explica la història de Seyoum, contrabandista sense escrúpols de fugitius entre Líbia i Lampedusa, els horrors patits i els horrors comesos. Cap excusa per a ell. Aquest passador no té escrúpols. S'ha convertit en un dels passadors més grans de la costa líbia i no és capaç de tenir humanitat, sols de seguir-se aprofitant d'un continent moribund...
Una novel·la potent, captivadora i molt actual que està escrita des d'un angle molt original i que fa pensar molt en la nostra manera de veure les coses.
M'ha agradat l'escriptura de Stéphanie Coste. Aquesta novel·la és un autèntic èxit.
‘Le Passeur” by S. Coste (2021) ….after 6 chapters I’m tossing it in the bin. Interesting backdrop, smuggling migrants to Europe, but the language is just too “vulgaire”…in the gutter. Time to read a better book!
Roman court qui retrace la vie de Seyoum, d’origine d’Érythrée devenu passeur en Libye. Structuré en deux temps, d’une part l’enfance de Seyoum et de l’autre, son quotidien de passeur, le roman pose la question du devenir de notre humanité après avoir traversé l’enfer. J’avais peur d’une fin potentiellement niaise mais ce n’était pas le cas. 3,5* :)
Weliswaar fictie die een verklaring lijkt te willen geven over hoe mensen er toe in staat blijken te zijn andere mensen uit te buiten. Als verhaal is het knap verteld.
Me l’he llegit amb una tarda, m’ha enganxat. Al mateix temps he rumiat que quan penso que em passa una cosa dolenta no sóc conscient de les duríssimes condicions de vida de moltíssimes persones. Vivim extremadament bé, i hi ha persones que no poden viure. “El passador” és una novel·la crua, que no et deixa indiferent.
Fins ara havia llegit vides de persones que creuaven el Mar Mediterrani, però mai havia seguit la història de qui fa negoci amb aquests “viatges”. Coste crec que innova, fa una cosa que m’ha semblat diferent: Narrar des del punt de vista del passador. Es pot veure que té una vida complicada. Té un punt d’inhumà, no mostra empatia, no ajuda, com ell mateix diu en aquesta frase: “Aquest augment de la feblesa multiplica les meves ganes de trinxar-ho tot.”
Roman qui aborde un sujet d'actualité; la traversée des migrants africains. Entre 1993 et 2015, ce roman nous raconte l'histoire de Seyoum, passeur sans scrupules de fugitifs entre la Libye et Lampedusa, les horreurs subies et les horreurs commises. Pas d'excuse pour lui, juste un semblant d'explication sur le malheur des hommes de ce continent agonisant. J'ai adoré l'écrite de Stéphanie Coste. Ce premier roman est une vraie réussite.
”El passador” és la primera novel·la de la francesa Stéphanie Coste. És una novel·la breu i dura. Narra la història d'un encarregat eritreu de transportar africans a Europa. És un canalla, sí, però també té un passat. Una bona iniciativa de Tigre de Paper (Llegir en català) traduir aquest llibre, a càrrec d'Oriol Valls. Paga la pena per a acostar-se a la catàstrofe humanitària a la Mediterrània.
4 étoiles non pas pour l'écriture, écriture qui pour un premier roman est déjà bien magnée et laisse entrevoir un futur plus que réjouissant! Mais c'est surtout le contenu qui est fort, la façon concise et sans bavures où les ressentis assez extrêmes traversent le récit, récit très poignant, sanglant nos sentiments et nos misères bien petites et insignifiantes par rapport à celles des protagonistes. À lire.
Mitigée! La situation des migrants prêts à tout pour partir face à des passeurs sans foi ni loi et la description de cette réalité m’a intéressé. Beaucoup de narrations croisées m’ont fait un peu perdre le fil du récit.
As debates over immigration boil over basically everywhere, I thought a book on the system of human trafficking in Northern Africa told from the perspective of a trafficker might be an interesting change of perspective. Unfortunately, it didn't do much outside out of the expected. Yes, the setting is interesting, but the story unfolded more or less exactly as I thought it would. Apart from the protagonists, the characters felt a little underdeveloped. The language is fine - as a non-native speaker, you learn a lot of swear words and slang (which seems to really put of some French readers) - but not really remarkable either. It is a debut and it feels like it. It is a book that doesn't really do anything wrong, but lacks the refinement that comes with experience. You can pick it up if you're interested in the setting, but I wouldn't call it a must read.
courte histoire qui retrace la réalite de tous ces damnés de l'Afrique et qui pensent réellement que l'herbe est plus verte de l'autre côté. ce livre nous raconte d'une part le désespoir qui etouffe ces jeunes qui cherchent une vie meilleure ailleurs, et d'autre part la vie de ces passeurs qui n'ont plus d'humain que leurs physiques, devorés par le khat et l'alcool, sans foi ni loi ils envoient leurs "marchandises" dans de vieux rafiots et sans aucune inquietude sur le devenir de toutes ces categories d'hommes et de femmes. Ce qui compte c'est le profit! Un court recit troublant, avec en fond de trame un dernier sursaut de ce passseur pour peut-etre redevenir humain. Reussira-t-il ?
Un livre à lire absolument ! Dans ces temps qui courent, ce genre d’histoire nous permet de faire face à la réalité et de ne pas en détourner le regard. Un récit poignant qui nous montre toutes les difficultés de notre monde et les conséquences sur notre propre humanité. Il nous incite à voir au-delà de notre propre existence et de considérer celles que l’on ne peut ou ne veut pas toujours voir. L’espoir est le seul cri que nous pouvons tous entendre, ouvrons les oreilles.
Lire l’histoire de Seyoum, c’est plonger dans le chaos et l’enfer, dans un monde sans humanité et en sortir effaré, bouleversé et désemparé. Seyoum est l’un des plus importants passeurs de la côte libyenne. A Zouara en Libye face à l’île de Lampedusa, il fait embarquer sur des rafiots Soudanais, Somaliens… Motivé par l’appât du gain, ce n’est pour lui qu’un business comme un autre dont il parle avec cruauté et cynisme. Pourtant, lui est Erythréen, et comme les migrants dont il exploite la misère, il a fui la violence aveugle. Stéphanie Coste signe un impressionnant premier roman qui vous marquera longtemps.
C'est un bon roman qui sans aucun doute décrit de manière brute mais avant tout de façon humaine les évènements qui s'y produisent mais j'avoue avoir été déçu sur le transfert d'informations. Pour un premier livre que vous lisez sur le sujet je recommande mais pour quelqu'un qui comme moi, commence à connaître le sujet je n'ai pas vraiment accrocher. Bonne lecture mais sans plus.
The story telling is perfect for me, I dont understand all the hate the book gets here, the author is just relating true facts, of course the language is a bit rough but it puts us directly in the mood of what is happening, the characters are well imagined and developed, I personally liked it and would recommend it !!!
Je ne pensais pas pleurer à la fin de ce livre. Je l’ai trouvé si bien fait, on ne s’attend pas du tout à ce qu’il va se passer. J’ai aussi aimé qu’on ait plusieurs histoires en une (le passé et le présent). Par contre tout ce malheur c’est horrible, atroce de devoir traverser toutes ces choses abominables, qui te transforment à jamais…
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Un roman puissant, prenant, très actuel. J’ai aimé le point de vue, celui du passeur qui s’enrichit sur les vies humaines dans le chaos le plus total. Découvrir son enfance et ce qui l’a mené là fait réfléchir. L’histoire, très sombre cependant, cherche à lui redonner sa part d’humanité.
La realtà dei viaggi della speranza, attraverso la voce di una vittima diventata carnefice. Un testo abbastanza breve che riesce a far emergere la durezza di situazioni in cui l'umanità delle persone fatica a mostrarsi.
Un sujet fort et un personnage intéressant: le migrant devenu un passeur cynique et sans pitié. Mais le récit est beaucoup trop court pour aborder la complexité de la situation. Je reste sur ma fin / faim.
Ce livre est juste incroyable. Il y’a vraiment pas ma l de rebondissements inattendus qui sont époustouflants. C’est un bouquin qui se lit rapidement, une centaine de pages, et que j’ai clairement apprécié
« Ses yeux dans leurs orbites spectrales me crucifient avec des clous de haine. Mon cœur s'atrophie dans le creux de ses mains sales tandis qu'elle dit: - Je m'appelle Madiha. »
« Le destin aide trop souvent ceux qu’il devrait laisser crever »