La Section Lucky est un groupe de six adolescents : Anne, Erwan, Isabelle, Olivier, Urielle et Yves.
Sur les îles du Ponant, ils font tous partie du même collège. Et chacun vit séparément sur son caillou entouré d'eau. Cest Gaspard qui les relie durant l'année scolaire 1984-85. Très joueur, l'écrivain voyage avec des mots pour tout bagage. Il entend initier les jeunes îliens aux secrets des lettres. On guette bientôt l'arrivée du curieux passager sur les quais. Nul doute que Gaspard saura élargir les horizons étroits.
L'auteur avoue un penchant pour les trucs un peu compliqués. Un casse-tête chinois pourrait l'occuper toute une nuit. C'est la littérature à contraintes qui l'amène à l'écriture. Kamikaze, il bat un record de palindrome avec J. Perry-Salkow. Y a-t-il des choses cachées dans ce livre ? Potentiellement.
On Utilise la Langue française pour Instruire six adolescents, leur Proposant des défis et restrictions Originaux concernant leurs jeux de mots
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Oulipo
Malgré que ce mot ne revient nulle part dans le livre, pour les connaisseurs il est clair que cette histoire est une ode à l'Oulipo et à Georges Perec en particulier.
'Oulipo' est l'acronyme de l'Ouvroir de Littérature Potentielle. En automne 1960 Raymond Queneau, François Le Lionnais et une dizaine d'esprits apparentés fondent l'Oulipo. Ces écrivains et mathématiciens français s'imposent des restrictions lors de l'écriture de leurs textes. Ceux-ci peuvent concerner des lettres, des sons, des mots, des styles, ... Quelques exemples d'Oulipo sont: • écrire un texte dans lequel une seule voyelle est autorisée (monovocalisme) • écrire un texte dans lequel 1 voyelle spécifique ne peut pas apparaître • rédiger un texte où chaque mot compte une lettre de plus que le précédent •…
En 1967, Georges Perec rejoint également l'Oulipo et deviendra ensuite l'un des membres les plus renommés du mouvement. L’une de ses œuvres les plus connues est «La disparition» (1969), un thriller littéraire sur la disparition de la lettre «e». Trois ans plus tard, il fait exactement le contraire et publie le livre «Les revenentes» dans lequel seule la voyelle «e» apparaît.
Plus d'information sur l'Oulipo est disponible sur le site http://www.oulipo.net. Vous y trouverez également d'autres exemples de possibles contraintes.
La jeunesse est l'avenir
Les Oulipiens ont écrit beaucoup de livres en se livrant aux jeux de mots et aux restrictions parfois mathématiques. Toutefois l'Oulipo reste un peu méconnu par le grand public. Il est donc louable que Frédéric Schmitter tente de donner une nouvelle vie à ce mouvement, en essayant de susciter l'enthousiasme d'un public plus jeune avec son livre 'La section Lucky'.
Afin d'attirer ce public, le livre connait 6 jeunes protagonistes: Anne, Erwan, Isabelle, Olivier, Urielle et Yves (est-ce qu'il y a quelque chose qui vous frappe dans leurs noms? ;-)). Ils vivent chacun sur une autre île bretonne et, dans le cadre d'une expérience, ils reçoivent des cours privés de Gaspard, un écrivain qui les enseigne dans les joies de l'Oulipo (qui n'est jamais nommé comme tel) et qui ressemble étrangement à Georges Perec.
Selon NetGalley ce livre sera en partie commercialisé comme étant 'Adolescent & YA'. Toutefois, quelques adaptations pourraient s'avérer nécessaires pour rendre l'histoire plus attrayante pour ce public (voir ci-dessous).
Les années 80
La Section Lucky a également - et peut-être même surtout - de quoi séduire un public adulte.
En particulier les gens qui ont vécu leur jeunesse pendant les années 80, reconnaîtront beaucoup de références mentionnées dans le texte. Tandis que ceux-ci échapperont facilement à l'attention des adolescents, elles forment une fête de reconnaissance pour les 'moins jeunes' entre nous.
Le fait que le livre respire l'atmosphère de cette période, peut toutefois avoir un double effet. Tandis que les gens nostalgiques apprécieront par exemple la mention de Goldorak qui fait remonter des souvenirs à la série animée japonaise (aussi bien diffusé par France 2 à la fin des années 70 qu'au Club Dorothée pendant les années 80), les jeunes pourraient trouver cela un peu 'vieillot'. En plus, la mentalité qui régnait est parfois bien différente de celle de nos jours. Actuellement il n'est plus tellement accepté que l'on fume dans les films ou les livres. Toutefois, pendant les années 80 ceci était une pratique assez normale. Gaspard s'éclipse donc régulièrement pour aller fumer sa cigarette Winston (vu le titre du livre, on s'attendrait plutôt à la marque Lucky Strike ;-p / à vous de découvrir pourquoi l'auteur a choisi Winston).
Frédéric Schmitter
Cet écrivain français de 51 ans est fasciné depuis son enfance par les casse-tête en tout genre: énigmes, puzzles, carrés magiques et autres ambigrammes. Lorsqu'il découvre les oeuvres oulipiens et ceux de Georges Perec en particulier, il attrape envie d'écrire lui-même de la littérature à contraintes.
Au début il forme un duo d'auteurs avec Jacques Perry-Salkow. Ensemble ils écrivent 'Les dessous des mots d’amour - 100 énigmes, anagrammes et jeux de mots' (paru en 2010) et 'Petits propos pessimistes pour plaisanter presque partout' (paru en 2014). Trois ans plus tard, Frédéric publie seul un livre sur Georges Perec (dans la collection Duetto).
En mars 2020, il publie de nouveau une oeuvre qu'il a créée ensemble avec Jacques Perry-Salkow et ceci depuis 2002! Le livre a comme titre 'Sorel Éros' et consiste d'un palindrome de 10 001 lettres. Il s'agit d'un vrai tour de force! Un palindrome est un mot ou groupe de mots qui peut être lu indifféremment de gauche à droite et de droite à gauche. Exemples : Ressasser. Trace va avec art. Ésope reste ici et se repose. Imaginez-vous comme il doit être difficile d'écrire un livre entier de cette façon … En 1969, Georges Perec avait réalisé un palindrome de 5 566 lettres. Avec 'Sorel Éros' ce record a été bien battu!
Le 6 janvier 2021 Frédéric Schmitter présentera son premier roman La Section Lucky, dans lequel il essaiera de transmettre son amour pour l'Oulipo aux jeunes et aux moins jeunes.
Suggestions
Comme cette critique concerne les épreuves non-corrigées, il est bien possible que certaines additions sont déjà prévues dans la version définitive du livre. Si ceci n'est pas le cas, voici quelques suggestions qui pourraient rendre le livre encore plus attrayant:
Idéalement un livre vous tient en haleine à partir de la première page. Toutefois, l'histoire de La Section Lucky peut sembler un peu barbe au début avec le sommaire de plusieurs îles et villages qui ne signifient encore rien au lecteur. L'addition d'une carte géographique (comme on les voit souvent dans les livres 'fantasy') donnerait un bon appui visuel et attirerait davantage le lecteur dans l'histoire.
Les protagonistes reçoivent des défis qu'ils doivent essayer de résoudre avant que Gaspard ne revienne. Parfois on a tendance à confondre les différents élèves et leurs contraintes respectives. Ceci pourrait être résolu en ajoutant un petit cadre au début de chaque chapitre avec une courte mention du défi.
Pour ceux qui connaissent déjà le monde de l'Oulipo, il est clair que ce livre contient plus que ce que l'on voit à première vue. Toutefois, comme beaucoup de personnes n'ont encore jamais entendu parler de ce mouvement, cela serait sans doute une bonne idée de rajouter une annexe au livre à ce sujet.
Vu le parcours de l'auteur, il est clair qu'il se connait bien en matière d'Oulipo. Ceci pourrait être mis plus en valeur en rajoutant une petite biographie/bibliographie en annexe.
Les gens qui ne sont pas familiers avec les principes de l'Oulipo - et même ceux qui le sont - ne remarqueront sans doute pas tout ce qui est caché dans le texte et toutes les contraintes que l'auteur s'est imposées. Ce serait donc une idée de les ajouter en annexe. Ceci inciterait beaucoup de personnes à relire le livre et revoir le texte avec de nouveaux yeux et ainsi découvrir tout ce qu'ils n'ont pas aperçu la première fois.
Conclusion
3,5* Ce livre a beaucoup de potentiel (pun intended). Avec quelques adaptations l'arrondissement pourra se faire vers le haut.
Merci beaucoup à NetGalley et ELIDIA (Éditions du Rocher) pour la copie numérique de ce livre en échange d'une critique honnête.
Un projet est mis en place par l’auteur de son nom de plume Gaspard. Celui propose un apprentissage éducatif de l’art de jongler avec les mots mais ses sujets d’étude seront les élèves du collège des îles du ponant qui sont séparés par de l’eau. Ce projet s’appellera la section Lucky et permettra la création d’un roman. 6 élèves recevront sa visite l’un après l’autre au total 6 fois. Ils auront un défi lancé par l’auteur à chaque fois.
Nous avons d’abord comme personnage Anne dont la disparition de sa mère a beaucoup affecté. Elle est habillée de noir de haut en bas (ongles, lèvres et cheveux compris). On sent une grande tristesse intérieure pour cette personne. Son défi à elle sera d’écrire un texte avec des lettres n’appartenant qu’à une seule famille.
Nous avons ensuite Erwan, à l’opposé. Un vrai ange blanc avec un air enjoué et malicieux. Pour lui, il devra noter tout ce qu’il lui vient à l’esprit avec deux mots d’une seule voyelle.
Isabelle, jeune fille solitaire et aventure, sulfureuse envers la gente masculine. On sent qu’elle est coincée sur cette île sans possibilité de rencontrer d’autres personnes. Son objectif sera d’écrire des mots qui commencent par la lettre S.
Vient après Olivier d’allure sportive. Eleve décrit comme cartésien, appliqué, les cheveux courts en brosse. Son objectif est d’écrire de petits textes contenant exactement vingt-six mots. Il pourra utiliser des énumérations, interjections et dialogues.
Urielle aux yeux vert émeraude a un intérêt pour tout chose, surtout celles qui se collectionnent, se répertorient. Il devra poser les 26 lettres de l’alphabet sur deux rangées en haut de la table puis commencer à composer des mots qui regroupent un maximum de consonnes. Il pourra boucher les trous avec des voyelles supplémentaires.
Enfin Yves, adopté et d’origine coréenne. C’est un des garçons qui marquera le plus Gaspard. Il a un look hard-rocker aux cheveux longs. Il devra essayer de composer un poème. Chaque strophe sera une anagramme.
Je me dois de parler quand même de Gaspard, auteur, fumeur. Il se décide pour ce projet et pour pouvoir voyager dans ses îles. On sent qu’il est passionné de voyage. Au fur et à mesure de l’histoire, on le sentira profondément toucher par ses jeunes apprentis mais surtout les deux parties ressortiront grandis de cette expérience.
Ce livre m’a vraiment touché. Je trouve que c’est une très belle ode à l’orthographe et à la conjugaison oubliée. On se rend compte que ces jeunes sont très réfléchis et sont tout à fait capable de réussir ces défis. Il faut aller plus loin dans son imagination et ne pas hésiter à demander de l’aide. J’ai redécouvert des techniques pour jongler les mots dont je ne connaissais même pas le terme technique. J’ai adoré chaque personnage que je ne voulais vraiment pas quitté. Je pense que les amateurs du scrabble adoreront ce livre ! Mais pas qu’eux, les auteurs mais surtout les amoureux de la langue et de la littérature.
J'attendais un peu avant de vous parler de cette lecture qui devrait paraître en ce début janvier aux Éditions du Rocher, car mine de rien je l'ai lu il y a un petit moment… Et ce fut, je vous le dis sans détour, une très bonne lecture que je vous conseille de réserver pour ce début d'année 2021 ! Si vous aimez la littérature, jouer avec les mots (et même avec les lettres de ces mots), je suis certaine que vous aimerez ce livre ! C'est une histoire en clin d'oeil, parce que malgré tout on doit tous se sentir un peu ilien en ce moment (et donc clin d'oeil à mes habitants de Ré, Madame ou Oléron, même si un pont nous sépare… On ne s'est pas vu depuis longtemps !). Clin d'oeil encore parce qu'ici, sur Instagram, nous partageons en commun ce goût des belles-lettres, et même personnellement ce Lucky claironné en couverture me bouleverse (allez savoir pourquoi…). Jouer avec les mots c'est le leitmotiv de l'écrivain Gaspard qui va donner des cours à des jeunes iliens triés sur le volet et en profiter pour les étudier à la loupe. Tous se retrouvent à leur façon, unique, autour des jeux qu'il invente avec un simple paquet de cartes Lexicon. Si vous ne connaissez pas ce jeu, c'est l'un des premiers jeux de lettres (distribué dans les années 30), avec lequel on peut imaginer des combinaisons de jeux infinies. Et encore un clin d'oeil au Goncourt 2020, Hervé Le Tellier président de L'Oulipo, atelier de littérature expérimentale…
Gaspard parcourt les iles du Ponant (mais qui est ce mystérieux Gaspard ?) et se met au diapason de la personnalité de ses élèves : et c'est encore une histoire de transmission dont on déroule le fil ! Il les fait jouer avec son paquet de cartes Lexicon : commencer toutes les premières lettres des mots d'une phrase en ordre alphabétique, enlever une voyelle pour composer… C'est fou ce qu'on peut faire avec un simple paquet de lettres ! Par ce biais ludique, il leur donne évidemment le plaisir de l'écriture !
C'est passionnant ! Ça m'a donné envie de jouer moi aussi ! Je vous le conseille vivement !
Petit plus : vous pouvez télécharger les cartes et règles du jeu Lexicon sur le site Gallica !
La Section Lucky... ou six adolescents îliens participant à une expérience ludo-éducative, pédopsychologique, menée par Gaspard, un écrivain parisien venant à leur rencontre. Son but : les faire écrire. Sa manière : les jeux. Son résultat : des textes sensibles et créatifs. J'ai apprécié la lecture de ce court roman pour jeunes/adolescents et me suis régalée de cette implicite quintessence de l'OULIPO avec ses nombreuses originalités rédactionnelles. Livre avant tout pour dire la magie des lettres, l'amour des mots, la passion des phrases et l'alchimie de l'écriture, c'est un hommage à la beauté scripturale et à son infinitude. Il est certain que pour mon métier, je piocherai, picorerai, glanerai des jeux de lettres, des modèles à contraintes, des défis de composition pour mes élèves qui par ce biais du détournement divertissant, libéreront à coup sûr leur potentiel créatif et émanciperont leur imagination... Néanmoins, je considèrerai que ce livre reste inabouti ; une belle idée semée et germée, mais en pousse qui ne révèle pas toute la splendeur de ses couleurs. Peut-être que la fin, brutale et abrupte, laisse cette dernière impression... Je remercie beaucoup les éditions du Rocher pour cette audace éditoriale, qui devrait se trouver dans tous les centres de documentation et d'information scolaires, dans toutes les bibliothèques domestiques et dans toutes les (petites) mains inventives et passionnées. Merci également à NetGalley, comme à l'accoutumée, pour leur rôle d'intermédiaire et de passeur !
Ce petit roman pourrait faire penser à de la littérature jeunesse, mais je ne pense pas que ce soit le but (déjà parce que le personnage principal passe une bonne partie de l'histoire à fumer (ce qui tue). C'est plutôt un hommage à Georges Perec, car en effet ce personnage central a un peu sa dégaine. Ce pédopsychiatre, qui se fait appeler Gaspard, a pour but de mener une expérience grandeur nature, et d'en tirer un livre. Pour ce faire il rend visite à une poignée de collégiens et collégiennes habitant sur de petites îles bretonnes. Nous sommes dans les années 80. Gaspard donne « cours » à chacun·e, un·e par un·e, et il leur apprend à manier les lettres et les mots, façon OuLiPo : il leur donne des exercices personnalisés avec des consignes : ne pas utiliser telle lettre, faire des anagrammes, des palindromes, n'utiliser qu'une seule consonne, etc. Très vite les enfants l'apprécient car il semble les aider à guérir de leurs blessures grâce à l'écriture. Je ne sais pas trop où a voulu en venir l'auteur, le texte se finissant abruptement, mais en tout cas cette fin participe à donner de l'émotion supplémentaire. Ce texte recèle, à mon avis pas mal de jeux de mots au-delà de ceux demandés par Gaspard à ses élèves, des jeux pour les lecteurices. Il me semble que les titres des différentes parties sont des exemples des exercices demandés (« Batz, Sein, Port-Tudy » où les voyelles apparaissent dans l'ordre,...) Les prénoms des enfants ne sont pas choisis non plus au hasard, la 4e de couverture elle-même fait apparaître un acrostiche. Bref, il y a une seconde lecture attentive à pratiquer pour apprécier amplement ce livre.
Au milieu des années 1980 sur les îles bretonnes du Ponant, un certain Gaspard, « Grand Auteur, Sympathique Pédopsychiatre Au Rire Débile », va initier six adolescents aux jeux d’écriture et de lettres. Vous noterez les prénoms des collégiens, et l’ordre choisi, correspondant aux six voyelles de l’alphabet : Anne, Erwan, Isabelle, Olivier, Urielle et Yves. Par le biais d’exercices, chacun va se surpasser dans cette créativité contrainte, dépassant pour certains leurs angoisses cachées.
La lecture est plaisante et rappelle bien évidemment l’Oulipo, le roman pourrait devenir sans problème un support d’ateliers d’écriture, de l’anagramme au palindrome en passant par toutes sortes de contraintes stylistiques, quant au nombre de lettres ou leur choix. La fin me semble tomber un peu à plat, comme si l’on ne voyait pas comment finir autrement après tant de prouesses. Jusqu’à la table des matières et à l’ordre des chapitres travaillés dans ces mêmes contraintes. Rien n’est laissé au hasard. De la page blanche naitrait l’angoisse alors que la contrainte ouvrirait les portes de la liberté.
Pour ados passionnés d’écriture et adultes aimant les jeux de lettres. Pas si grand public que cela (mais facile à lire), bravo pour l’exercice !
Ce premier roman a été une lecture intéressante et enrichissante. Le sujet de l’écriture, des jeux de mots et de l’amour des lettres m’a beaucoup plu ! Le personnage principal, Gaspard, est un écrivain qui se rend régulièrement auprès de six adolescents du Collège des Îles du Ponant. Avec chaque élève, il va décortiquer une particularité linguistique et travailler sur l’écriture (Oulipo, anagramme, palindrome...). J’ai été touchée par la relation qui se développe entre ce professeur et ses élèves : Gaspard a une passion pour l’écriture et il prend plaisir à la transmettre à ses élèves. Mais la transmission marche dans les deux sens, car les adolescents le font également réfléchir et l’inspire pour son travail d’écrivain. J’ai beaucoup apprécié ma lecture mais j’aurais aimé que le roman soit plus long pour m’attacher aux élèves (c’est la seule chose qui m’a manqué dans cette lecture).