Le pénis qui ne bande plus, le micropénis, le pénis qui fend, le pénis dans l'art, le pénis du fils. Celui de la première fois, celui de trop, celui qui fait rêver, celui qui viole... Quinze femmes racontent avec amour, humour et douleur, parfois, des histoires de pénis. Elles ont puisé dans leur vécu pour nommer des tabous, défaire des clichés et, surtout, parler à leur tour du corps des hommes afin de lui donner un sens plus large, plus proche de ce qu'elles vivent. CAROLINE ALLARD ; NANCY B.-PILON ; FANIE DEMEULE ; MARIE-JULIE GAGNON ; MARIE-NOELLE GAGNON ; SILVIA GALIPEAU ; MARIELLE GIGUÈRE ; KARINE GLORIEUX ; CORINNE LAROCHELLE ; GENEVIÈVE LEFEBVRE ; EVE LEMIEUX ; VÉRONIQUE MARCOTTE ; JOLÈNE MORIN ; SUZANNE MYRE ; CHLOÉ VARIN
Caroline Allard est née en 1971. Elle a passé son enfance et son adolescence à Saint-Roch-de-l'Achigan, dans Lanaudière. Ses premières oeuvres de fiction ont été écrites dans l'autobus pour faire rire ses amis du secondaire. Au cégep, elle a d'abord voulu étudier en comptabilité, puis en marketing, ce qui a encore une fois provoqué l'hilarité autour d'elle. Elle a finalement fait un (presque) doctorat en philosophie à l'Université de Montréal. Elle est une boursière de la Fondation Trudeau et elle a aussi publié des articles universitaires (lire: sérieux) dans des revues spécialisées portant sur la responsabilité des multinationales pharmaceutiques dans l'accès aux médicaments, ainsi que sur la responsabilité des dirigeants de l'armée en cas de crimes de guerre. Pendant plusieurs années, elle a aussi fait du travail de consultation en éthique professionnelle, notamment dans les secteurs de l'assurance et des relations publiques. Elle fait maintenant de la consultation en communications politiques pour la firme Exvisu, auprès de clients classés ultrasecrets.
Elle a renoué avec l'écriture de fiction peu après avoir découvert la maternité. En 2000, elle publiait des nouvelles en anglais sur le web dans des webzines tels que Planet Relish, Dragonlaugh, Shadowkeep et The Murder Hole. Sa première carrière sur le web lui a rapporté environ 15 $US. Elle a sans doute porté malchance à ses magazines, puisqu'ils sont tous disparus de la circulation depuis (elle espère que son éditeur actuel s'en tirera à meilleur compte). Au printemps 2003, elle a remporté le deuxième prix du concours de nouvelles de la revue Solaris pour son texte Lueurs d'éternité.
Pendant son deuxième congé de maternité, en mars 2006, rongeant son frein à la maison et cherchant désespérément à se défouler, elle a commencé l'écriture d'un blogue. Le public a vite été au rendez-vous, et à son grand étonnement, l'éditeur a suivi. Ses Chroniques d'une mère indigne ont été publiées sous forme d'ouvrage aux éditions du Septentrion. Elle blogue toujours, et le tome 2 de ses chroniques sera en vente en librairie le 10 mars 2009. Mère de deux filles, elle pense avoir assez de matériel pour rédiger quelque 15 volumes supplémentaires de Mère indigne, avant de passer aux Chroniques d'une mamie diabolique.
Dans ce recueil de nouvelles, quinze femmes nous raconte des histoires de pénis. On passe des anecdotes aux tabous et des premières fois aux souvenirs. Tout est bien dosé pour ne pas faire place à la vulgarité. Je ne dirai pas que j’ai aimé tous les textes, mais plusieurs m’ont fait sourire et d’autres m’ont amené à réfléchir. Une belle découverte.
Moi j’ai un penis, Marielle Giguère Très bon premier texte. Idéal pour donner le ton au recueil. La rencontre du penis et l’évolution de sa signification et de son importance au cours de sa vie.
Médiéval dick, Fanie Demeule Elle s’en va faire un GN! J’ai déjà lu ça mon non?
J’ai l’impression de l’avoir déjà lu. Dans quoi??
Phallucinogène, Marie-Julie Gagnon L’importance et les traditions du penis autour du monde. Intéressant!
Les histoires secondaires, Ève Lemieux Meh…typiques histoires du secondaire justement et hommes décevants
Rompre, Nancy B Pilon Très jolie plume! Histoire qui peut sembler banale mais on embarque au boutte! Rebondissement sur rebondissement. J’ai beaucoup aimé.
Mobig dick et autres monstres aquatiques, Chloé Varin Super texte! Les parallèles avec les créatures aquatiques, fascinant et divertissant!
Le p’tit bout qui dépasse, Marie-Noëlle Gagnon Un texte sur une femme qui attend un enfant et qui croit que ce sera une fille Réflexions sur les raisons de la préférence. Réflexions sur les privilèges des hommes
James, bande s’il te plaît , Suzanne myre problème érectile
Penis public, Corinne Larochelle Abandon / sans intérêt: fragments avec toutes les lettres de l’alphabet sans lien apparent j’étais rendu à K
Le tour des petits penis, Caroline Allard Rien d’ultra original mais intéressant et bien écrit sur le fait que la grosseur ne fait pas le bonheur
Ta bestiole à toi, Véronique Marcotte Trigger warning : Historique de ces rencontres avec les penis et histoire bouleversante
Penis d’un troisième type, sylvia galipeau Discussion avec une femme trans
Bander mou seule, jolene Morin Exposition de penis en coussin
Dix30 Karine glorieux Vasectomie
Mille et un penis (un conte de Noël) Geneviève Lefebvre J’ai oublié de prendre des notes directement après ma lecture et 24h plus tard j’ai peu de souvenirs 😬
Abordant les penis de leur vie, les autrices nous rapportent des textes qui sont parfois touchants, parfois drôles. Allant du premier aperçu du membre masculin à la première relation avec celui-ci, les textes apportent chacun une touche originale au recueil. J’ai aimée, ça m’a fait passé un bon moment. Ça m’a fait sourire, ça m’a rendu pensive. Bref, le recueil m’a fait passer par autant d’émotions qu’il y a de membres différents!
Je me suis encore fait avoir comme une débutante. Je devrais bien savoir, depuis le temps, que ces recueils supposément irrévérencieux qui font glousser les chroniqueuses culturelles de la radio sont toujours beaucoup moins bons que les promesses qu'on en fait. C'est le texte de Geneviève Lefebvre qui a fait monter ma note à 2 plutôt que 1. Si la curiosité vous taraude trop, mon conseil serait qu'il vaudrait mieux attendre de mettre la main sur une copie à la bibliothèque.
Lecture divertissante, touchante par moments mais surtout amusante et légère. Ça m'a fait du bien de lire un recueil d'autrices qui ne soit pas anti-hommes!
Excellent recueil de nouvelles où les autrices s’inspirent des pénis pour raconter des histoires originales, parfois touchantes, parfois éprouvantes. On y réfléchit la place de la verge dans notre société, mais également son tabou. C’est rafraîchissant et ça donne envie de découvrir certaines de ces autrices.
Ce que j’aime avec les nouvelles, c’est qu’il y en a toujours une parmi celles du recueil pour te jeter à terre. Te déstabiliser complètement, te mettre un sourire dans la face et te faire pétiller de bonheur.
J’ai ressenti tout ça en lisant Rompre, de Nancy B.-Pilon (disons qu’avec ce titre, j’avais peu d’attentes).
Un coup de cœur pour le texte de Silvia Galipeau, que j’aime beaucoup lire dans La Presse: son texte était nécessaire dans ce recueil.
Un recueil qui traite des pénis (vous l'aurez deviné) sous toutes ses facettes.
Je ne connaîtrai jamais la fin de deux des histoires de ce recueil, les ayant abandonnées après une page ou deux. Quelques autres étaient intéressantes, mais sans plus. Et quelques autres m'ont arraché des sourires et le goût de les lire au plus vite. On y retrouve de tout. Ça part dans tous les sens.
La majorité des histoires de ce recueil ne me rejoignaient pas. Il était donc difficile pour moi de m'y plonger entièrement, surtout lorsque cela vient d'une anecdote ou de la vie personnelle de l'autrice.
Je n’ai pas aimé tous les récits au même niveau, mais il y en a au moins 3 qui m’ont fait réfléchir, qui ont fait évoluer mes perceptions. J’ai apprécié la vulnérabilité des autrices, le partage du moins glorieux aussi. Au final, j’ai trouvé que c’était une lecture rassurante d’une certaine manière.
Je ne suis pas fan de recueil de nouvelles. Mais ayant beaucoup d'ami(e)s auteur(e)s, je me laisse parfois tentée. Celui-ci est vraiment parfait!!! Les nouvelles sont d'égale qualité, des récits bien écrits, drôles ou touchants, fabuleux! Quel recueil !! Bravo mesdames c'est réussi
Collectif d’autrices qui abordent l’organe masculin dans de nombreux angles et sur de multiples tons, du drame à l’humour. J’ai trouvé que l’intérêt et la qualité des textes étaient un peu inégaux, mais ce recueil renferme bel et bien des réflexions enrichissantes. Il s’est avéré fort divertissant.
Et un autre collectif au thème aguichant! Une fois de plus, le sujet est traité dans toute sa largeur, sans redondance. La diversité dans les âges des autrices ouvre une fenêtre sur plusieurs expériences propres à différentes étapes de la vie, ce qui permet d’élargir la vision du pénis qu’une seule personne peut avoir. Quand on parle du pénis, souvent c’est pour dénoncer la violence. Ici, c’est tout autre. On jase de vulnérabilité, surtout. « Beaucoup d’hommes tombent dans un piège de la masculinité qui finit par leur ressembler à force, mais qui n’est pas lié à la réalité, déplore Karine Glorieux. Pourquoi, quand tu es un gars, tu es tellement préoccupé par la taille de ton pénis ? Alors que, comme on le met de l’avant dans un des textes, ce n’est pas ce qui est le plus important dans une relation sexuelle. D’où ça vient ? Pourquoi c’est comme ça ? Il y a beaucoup de questions qui se posent de ce livre-là. » Karine Glorieux, pendant son entrevue pour La Presse.