Ce premier roman de Clémence Michallon, qui vit à New York et écrit aussi bien en français qu’en anglais, nous introduit dans l’univers de trois personnages en pleine mutation : Véronica la culturiste, qui vit au rythme des séances d’entraînement, des repas calibrés au gramme près, de la fonte des graisses et de la prise de muscles. Camélia la pâtissière très chic, mariée à une tradeuse de la bourse de New York et clouée au lit par une grossesse difficile. Nico, qui se partage entre la pâtisserie le jour et les scènes drag la nuit. C’est aussi un roman des corps tels qu’ils sont, devraient être ou seront, au gré des transformations qu’entraînent la puberté, les régimes, la grossesse, le sport intensif, l’art de la séduction.
Clémence Michallon is the author of The Quiet Tenant, a USA Today and international bestseller and nominee for the Dashiell Hammett Prize.
She’s also an award-nominated journalist whose work has appeared in The New York Times Book Review, Time Magazine, The Independent, and more. Her essays and features have covered true-crime, celebrity culture, and literature. She has interviewed artists from Michael Imperioli to Ben Platt and authors such as John Green, Rumaan Alam, and Taylor Jenkins Reid.
Clémence received a master’s in journalism from Columbia University and also studied at Sciences Po in Paris and City, University of London. Born and raised near Paris, she moved to the US in 2014. She is now a dual French and American citizen and she splits her time between New York and Rhinebeck with her husband and their dog Claudine.
She can be found on Instagram at @clemencemichallon.
je suis très émue d'écrire cette review, parce que c'est peut-être l'une des toutes premières fois, si ce n'est la première, que je lis un livre qui parle de TCA et dont je ressors en me sentant bien - mieux -, et surtout comprise. c'est très, très, très fort ce qu'arrive à faire Clémence Michallon dans ce premier roman (PREMIER !! roman !! quelle maturité !!! quel talent !!! tant pis si je sonne comme un Monsieur Loyal au cirque je suis complètement admirative de ce livre et je veux que ça se SACHE). les personnages sont brillamment esquissés, encore plus intelligemment menés dans l'intrigue, et toutes leurs interactions, révélations mutuelles, frictions et confrontations sont aussi pertinentes qu'étonnantes, vraiment honnêtement je vais juste m'arrêter là vous devez juste lire ce livre et vous m'en remercierez - avec évidemment un énorme content warning sur absolument tout ce qui touche aux troubles du comportement alimentaire et aux TCA. c'est, à mon humble avis, à ne PAS lire en pleine crise. mais pour tous les autres : lisez. ce. livre. pitié. c'est le meilleur de la création littéraire allié à une grande, grande intelligence humaine, le tout élevé par un très très chouette humour de l'autrice, et un art assez formidable de l'incitation à l'empathie y compris dans des endroits où on ne se serait pas attendu à se sentir ému. merci !!! encore !!!
« Tu vois quelqu’un de perdu, quelqu’un qui arrive à la fin, et moi je te vois toi. Enfin je te vois toi. » Lecture dévorée que j’ai aimée de bout en bout, je prendrai le temps, sûrement, d’en reparler plus longuement.
Il y a les livres qu'on lit, qu'on aime et qu'on oublie un peu, et il y a les livres qui ont le potentiel de battre au même rythme que nous pendant longtemps. « La dernière fois que j'ai cru mourir c'était il y a longtemps » fait partie de la seconde catégorie. Le titre m'interpellait, il plane sur le début du livre comme un mystère. Dans cette chronique, je vais tâcher de vous en dire juste assez pour vous donner l'eau à la bouche, mais de ne pas donner d'éléments de l'intrigue pour ne pas gâcher votre lecture.
Sachez qu'au programme il y a des personnages réalistes et loin des stéréotypes qu'on attache au genre et aux orientations sexuelles, des pensées obsessionnelles, des pâtisseries, des haltères, des calculs, de l'anxiété, de la sueur, des émotions et de la très, très belle prose.
Le thème principal du roman est le rapport qu'on a avec corps et le besoin de le contrôler, sous toutes ses formes. Clémence Michallon réussit à rendre ce sentiment parfaitement, avec une approche originale, grâce au métier de son héroïne qui est culturiste, sans jamais verser dans la psychologie excessive. Comment tombe-t-on dans un engrenage, quelles pensées traversent l'esprit de ces personnes qui veulent tout contrôler, à partir de quel moment dépasse-t-on les limites ? Le roman raconte l'histoire de Veronica et il y a un peu d'elle en moi.
Peut-être avez-vous déjà cru mourir une fois, pas parce qu'on a braqué un pistolet sur votre tempe, mais parce que l'arme était votre propre esprit. Si tel est le cas, cette lecture pourrait déclencher beaucoup d'émotions violentes chez vous. Et si ce n'est pas le cas, si vous avez assisté à tout ça de loin, peut-être que « La dernière fois que j'ai cru mourir c'était il y a longtemps » vous permettra de mieux comprendre.
« Je sais ce que c'est de ne pas se sentir chez soi, à l'intérieur de soi. Mais ce ne sera pas toujours comme ça. Tu verras. [...] Un jour, toi aussi tu sauras. Tu verras comme le corps peut être une fête. »
Ce roman a résonné en moi. Et pourtant j’ai longtemps été dans « l’opposé » de Veronica. Mais les troubles alimentaires ne sont-ils pas similaires dans leurs oppositions ? 🧐
Un livre sur les corps « 𝘵𝘦𝘭𝘴 𝘲𝘶’𝘪𝘭𝘴 𝘴𝘰𝘯𝘵, 𝘥𝘦𝘷𝘳𝘢𝘪𝘦𝘯𝘵 ê𝘵𝘳𝘦 𝘰𝘶 𝘴𝘦𝘳𝘰𝘯𝘵, 𝘢𝘶 𝘨𝘳é 𝘥𝘦𝘴 𝘵𝘳𝘢𝘯𝘴𝘧𝘰𝘳𝘮𝘢𝘵𝘪𝘰𝘯𝘴 𝘲𝘶’𝘦𝘯𝘵𝘳𝘢î𝘯𝘦𝘯𝘵 » la vie. Le corps de la femme enceinte. Le corps de la drag queen. L’obsession du corps, du sport, des calories, du planning millimétré.
Tout cela enrobé dans de la bonne pâtisserie 🥮 qui fait saliver 🤤
L’écriture est belle, fluide et travaillée. Les sujets sont nombreux et abordés avec justesse et sans fioritures. Un premier roman que J’ai vraiment adoré ♥️ 📖
J’ai reçu ce livre par les @editions_ixe, une maison d’édition féministe 💜 que je remercie énormément ❤️
N’hésitez plus, foncez découvrir ce roman et cette maison d’édition engagée ♥️
je suis super perplexe sur ce livre??? j’étais vraiment dans un état second en le lisant, je ne pouvais pas m’en détacher, et pourtant je ne suis pqs certaine d’avoir adoré?? ce n’est pas le genre de romans que j’aime d’habitude, et je n’ai pas adoré l’histoire ou l’écriture, mais la représentation des tca était assez intéressante, les personnages relativement attachants, donc c’est vraiment un mélange de sentiments je crois