Quotidiennement, des agitateurs prennent d'assaut les tribunes pour attiser colères identitaires et passions xénophobes. Leur brutalité verbale, qui vise principalement les «migrants» et les «musulmans», rappelle la violence de ceux qui, dans la première moitié du siècle précédent, vilipendaient les «métèques» et les «juifs». De la même façon que les droites d'antan vitupéraient contre le «judéo-bolchevisme», leurs épigones fustigent l'«islamo-gauchisme», qu'ils associent à l'antisémitisme. Or ces mêmes accusateurs font parfois preuve d'une étonnante complaisance lorsqu'ils se trouvent confrontés, dans leurs alentours culturels et idéologiques, à des considérations pour le moins équivoques sur les juifs ou sur l'histoire de la Seconde Guerre mondiale. Soudain ils deviennent magnanimes et peuvent même trouver à leurs auteurs des circonstances atténuantes. Et ainsi se perpétue l'abject.
C'est un tout petit ouvrage, qui se lit très vite, et qui constitue une bonne archive de l'antisémitisme et de l'islamophobie qui règne dans le paysage médiatique depuis les années 2000.
Bon livre traitant du discours haineux. On comprend que les personnes conservatrices ont aujourd'hui tendance à se donner une image de victime, bien qu'ils soient les agresseurs.
Lecture intéressante, qui détaille la complaisance complice des médias français sur la montée de la xénophobie et de l’islamophobie en France en positionnant, de manière lisible, les harangueurs de cette diatribe délétère qu’est le soi-disant « grand remplacement ».