Peu importe quelle langue on utilise, le résultat est le même : je n’ai pas réussi ma cinquième secondaire. En septembre, je vais devoir recommencer à zéro, tandis que ma jumelle ira au cégep.
On a beau être identiques, ma sœur et moi, un monde nous sépare. Avec ses longs cheveux châtains tressés à la Katniss Everdeen, son cerveau digne de celui d’Einstein et une bonté qui surpasse celle de mère Teresa, Cassiopée Coulombe est la perfection incarnée.
Et la préférée de nos parents.
C’est simple, elle excelle sur tous les plans, alors que je fais toujours tout foirer. À l’école, à la maison, dans la vie en général… je ne suis qu’une déception sur deux pattes. Éléonore-la-bonne-à-rien. Celle qu’on tolère par dépit, faute d’options.
Ouais, ça, je l’ai compris il y a très longtemps. Grâce à ma chère maman.
L’enfant préféré est un fait réel, plus courant qu’on ne veut le croire. Et, bien qu’il soit humain de s’accorder davantage avec certaines natures et certains types de personnalité ou de caractère, le favoritisme et l’iniquité perçus par les enfants lésés peuvent entraîner de la jalousie, de l’insécurité, une faible estime de soi ainsi qu’un cruel manque de confiance. Des blessures qui, malheureusement, persisteront.
Depuis son plus jeune âge, Joannie invente des histoires de toutes sortes. Ce n’est pourtant qu’à 25 ans (suite à sa découverte inespérée (maladive ?) de la littérature jeune adulte) qu’elle décide (enfin !) de transposer ses idées à l'ordinateur.
Après Rien de trop beau pour mes 18 ans!, son premier roman, et Victime collatérale, publié dans la populaire collection Tabou, l’auteure nous offre une nouvelle romance comptemporaine YA intitulée Jusqu'à lui (août 2019).
Une sujet difficile, qui va au dela du favoritisme entre deux enfants. Il y a de la violence psychologique des parents envers un enfant.
On ressent bien toute la douleur et la peine d’Eleonore. On comprend parfaitement pourquoi elle agit de la manière qu’elle le fait et l’effet d’auto sabotage qui semble émaner d’elle alors que c’est plutôt un épuisement d’être toujours en train d’essayer mais de ne jamais réussir à plaire à quiconque.
Mon hic c’est la conclusion de tout ça. Le tuteur joue vraiment au sauveur et malgré toutes ses bonnes intentions, ça me semblait être très forcé et fortement déplacé. De plus, tomber en amour de son sauveur, ça ne me semble pas égalitaire et sain comme début de relation. Je n’ai jamais été dans cette situation. Je n’ai pas eu cette vie avec des parents qui me dénigrent et tout. Peut-être que j’analyse le tout de la mauvaise manière…
C'est excellent et tellement représentatif de la réalité de jeunes ados. J'avais parfois ce sentiment, à l'adolescence, d'être à ma place nul part. C'est un baume sur la réalité vécue par les ados, de belles critiques envers soi-même et le regard que l'on doit changer sur nos propres perspectives individuelles. À un certain égard, la relation adulte/mineur me posait soucis, jusqu'à consulter les dernières pages du récit, j'ai constaté que la réflexion avait été songée par l'autrice et la maison d'édition. Belle histoire très sincèrement, je l'ai dévorée!
Étant une famille de 4 enfants et ayant une sœur jumelle (non-identique), je comprend tellement ce que vie Eléonore même si nous n’avons pas eu la même expérience.
Être comparées a fait parti intégrante de notre vie. Par des membres de notre famille, nos amis, les profs…
Ce roman démontre tellement bien à quel point ça peut être difficile vivre avec des parents peu présents et des parents qui ne souhaitent pas d’enfants qui en ont quand même.
C’est dur, mais beau en même temps! Ce roman nous fait réfléchir et il m’a énormément touché!
C’est rempli d’espoir malgré toutes les difficultés.
« Je dois avouer que je n’aurai jamais cru que ce roman puisse venir me chercher à ce point. Le nombre de fois que j’ai ressentis de la peine pour Élé, que j’ai ressentis de la colère, que j’ai pleuré, sont énormes. Je ne m’attendais pas à faire face à certains flashbacks avec ce roman, à réaliser des choses comme je l’ai fait. Mais surtout, je ne m’étais pas attendue à ressentir autant d’amour pour cette jeune fille perdue et blessée. »
« L'avis des autres importe peu. Ce qui compte, c'est de forger ton bonheur à toi. De le voir à travers tes yeux. De le ressentir dans ton cœur. Le tien et celui de personne d'autre. »
Coup de cœur pour ce tabou ❤️
Même si au début je n’étais pas certaine, l’histoire d’éléonore est venue me chercher. J’ai vécu les sentiments et son mal être tout au long de l’histoire.
Ce que j’aime le plus de la collection Tabou, c’est qu’on voit qu’il peut toujours voir du positif, et celui-ci ne fait pas exception.
Une thématique très intéressante dans cette collection que j’adore, car elle présente des sujets forts concernant les adolescents. C’est encore le cas. J’ai été très touchée par Élé et sa détresse, j’ai été révoltée par le comportement de sa mère, j’ai espéré qu’elle se raccroche à tout ce qui se présentait à elle. J’ai surtout beaucoup aimé que tout ne soit pas tout blanc ou tout noir, Elé découvre aussi beaucoup de choses autour d’elle qu’elle ne voyait pas.
je donne à ce livre une note de 4 sur 5. tous les livres de la collection tabou font partie de mes lectures préférées, l'histoire est vraie et elle est agréable à lire. "Celle de trop" de Joannie Touchette est vraiment l'un des meilleurs de la collection tabou et ce livre vaut la peine d'être lu et ce livre vaut vraiment votre temps. j'ai dû lire ce livre pour une présentation de français et je ne regrette pas mon choix 🫶🏼
Celle de trop est un roman percutant qui aborde des sujets lourds avec réalisme et émotion. J’ai trouvé l’histoire touchante et parfois difficile à lire, tellement elle semble vraie. Le personnage principal m’a émue, surtout dans les moments où elle réalise qu’elle doit reprendre le contrôle de sa vie. Par contre, certains passages m’ont paru un peu répétitifs. Malgré ça, c’est une lecture importante, qui fait réfléchir sur les relations toxiques et la force de se reconstruire.
Ce roman aborde plusieurs thèmes sensibles comme le rejet d’un parent, le manque de confiance, l’échec, le deuil etc. En passant par plusieurs gammes d’émotions, Joannie réussit à merveille à nous les exposer. Je me suis beaucoup attachée au personnage principal, elle nous parle avec son cœur et nous livre tous ses états d’âme. J’ai aussi beaucoup aimé le personnage de Quentin, il a su comprendre et guider Éléonore dans ses réflexions et ses questionnements. J’ai eu plusieurs pincements au cœur lors des échanges entre Éléonore et sa mère. Je ne peux pas croire que les enfants préférés existent vraiment. Un sujet peu abordé, mais à quel point important ! Une lecture qui en vaut plus que la peine!
Pauvre Éléonore, jumelle de Cassiopée, toujours comparée à sa soeur, la préférée de ses parents et à qui tout semble lui réussir : l'école, les amitiés, les amours et la beauté. À côté d'elle, Éléonore se dévalorise et perd toute confiance en elle. Elle se referme sur elle-même, vivant des échecs continuels.
Je dois avouer que j'ai commencé ma lecture sur une note plutôt négative, causée par le thème plus sombre du livre soit, la détresse d'une adolescente face au rejet parental et la solitude causée par la dévalorisation, ainsi que tous ces effets néfastes sur le côté psychologique de celle-ci. Puis, au fil des pages, nous découvrons une grande force de caractère et un courage immense à Éléonore, cette jeune fille de 17 ans, qui se bat seule contre tous.
Finalement pour ce roman, j'ai plutôt opté pour la théorie du verre à moitié plein plutôt qu'à moitié vide. Mon pessimiste du tout début s'est rapidement transformé en optimiste puisque j'ai plutôt choisi de voir tous les traits positifs de cette histoire : la force et le courage de cette fonceuse et sa résilience dans l'adversité.
Ce livre est donc l'histoire d'une jeune fille qui choisit de se battre malgré tout et qui ose affronter ses différences. J'ai bien aimé cette histoire touchante et pour preuve, mon appréciation a été de à 4 sur 5.