Une très bonne analyse basée sur un pari audacieux : utiliser uniquement les sources archéologiques anciennes et les textes antiques pour reconstituer la religion gauloise (et donc non gallo-romaine).
On y apprend beaucoup de choses, c'est bien expliqué malgré quelques redondances. Quelques biais étranges comme de considérer l'inhumation avec objets de vie comme forcément indicatrice d'une pensée plus archaïque et primitive de la vie après la mort que l'incinération (l’Égypte Antique ayant une vision extrêmement primitive de l'au-delà, par exemple...), ou que la pratique magique est forcément "dégénérée" par rapport à la pratique druidique ; mais rien qui ne gâche la lecture ou ne perturbe l'interprétation.
Attention cependant : l'auteur parle beaucoup des pratiques liées à la guerre et aux sacrifices, des sites cultuels et des trophées (et c'est passionnant), mais très peu des pratiques divinatoires et/ou oraculaires, des pratiques religieuses en elles-mêmes ou des dieux.
Esus est ainsi présenté et nommé dans une illustration, mais jamais mentionné dans le texte. C'est logique étant donné l'orientation choisie, mais un paragraphe pour accompagner cette illustration n'aurait pas été de trop !
De la même façon, on ne parle de la circumambulation que dans la partie avec Vercingétorix, soit pour expliquer sa façon de diviniser César, ce qui est très bien, mais aurait mérité d'être détaillé dans son contexte religieux auparavant.
Au final, une très bonne source d'information sur les religions gauloises.