" Pot-bouille " : cuisine ordinaire, tambouille médiocre des familles. Tout juste arrivé à Paris, Octave Mouret emménage rue de Choiseul dans un immeuble bourgeois au cœur d'une capitale en pleine transformation haussmannienne. Derrière la façade policée, il découvre l'envers du décor : basses intrigues et adultères à tous les étages ! Chacun fait sa petite cuisine peu ragoûtante pour s'acheter une place dans la société du Second Empire. Avec l'appétit d'un jeune loup affamé, Octave s'en donne à cœur joie parmi ces hypocrites, prend une maîtresse à chaque étage et s'enivre des mesquineries de familles prêtes à tout pour marier leurs filles. Éric Stalner et Cédric Simon dressent avec virtuosité une galerie de personnages plus jubilatoires les uns que les autres et nous régalent du spectacle de la faiblesse humaine. Derrière le luxe et les tentures dorées, tout n'est que saleté, stupre et vacuité. Comme l'écrit Zola, la bourgeoisie, c'est " cochon et compagnie " !
Quel ennui... L'adaptation en format graphique n'est, selon moi, pas une réussite. Le déroulement du récit est trop rapide (évidemment), il y a trop de personnages, les enjeux sont brouillons. Je vous conseille davantage le roman d'Émile Zola. Alors évidemment, le roman graphique nous épargne les longues descriptions, mais le fait de condenser l'histoire lui en fait perdre toute substance.