Trois femmes. Trois générations. Trois histoires d'amour. Liliane, la grand-mère Ma petite-fille m'observe avec insistance. Je ne dois rien laisser paraître. Je la connais bien, Justine. Quel bout de femme ! Quel tempérament ! Elle a de qui tenir, me direz-vous.
Catherine, la mère Je n'en peux plus de ces réunions de famille. Je dois toujours m'occuper de tout. Et Maman qui fait des caprices, en plus ! Vivement demain que je retrouve Pierre. Pierre, c'est mon collègue. Je l'aime beaucoup, mais je suis mariée...
Justine, la petite-fille Qu'est-ce qu'elle a, Mamie ? Je la trouve soucieuse. Les yeux dans le vague, elle soupire en caressant son petit chien. C'est certain, quelque chose cloche. Il faut que je lui parle !
Et si Justine perçait le secret de sa grand-mère ? Et si, dans cette histoire, chacune avait besoin de l'autre pour avancer, pardonner, et aimer ? Le portrait de trois générations de femmes aux prises avec l'amour, la culpabilité et la possibilité du bonheur.
C’est avec un immense plaisir que j’ai retrouvé la plume vive et moderne de Sonia Dagotor (j’avais tout particulièrement adoré Sortez-moi de là, Tout peut arriver ou presque et Un anniversaire au poil) ! Un roman qui, comme les autres, ne m’a pas déçue ! Une histoire truculente, toujours de l’humour mais surtout beaucoup d'émotion à l’état brut. Alors, que demander de plus ? Eh bien, des personnages très attachants, un roman qui nous parle et nous fait réfléchir, profond et puissant à la fois. Des thématiques essentielles dans notre société en crise : la famille, l’amour, les secrets, le pardon et les choix que nous devons tous, à un moment ou un autre, faire pour avancer. On comprend de mieux en mieux depuis quelques années l'importance des choses cachées dans une famille, des non-dits et des travestissements, leur impact mystérieux qui, tel un empoisonnement ignoré, peut peser sur le destin de plusieurs générations. Culpabilité, décisions erronées, anxiété incomprise, incapacité à profiter des occasions ... Nos trois protagonistes, si semblables, si différentes, si attachantes, forgées aussi par leur époque et leur éducation, parviendront-elles à eviter ces écueils, et au bout de quelles révélations ? Vous serez pressés de le découvrir ... Il est touchant aussi de constater que c'est la jeune génération, la "relève" qui ose lever le voile, par amour et parce qu'elle ignore la peur. Merci Sonia pour cette parenthèse enchantée !
Je connais Sonia Dagotor, déjà parce que je la suis sur les réseaux sociaux et parce que j'ai déjà lu quelques romans d’elle. Par contre, je ne connaissais pas celui-ci, je l'ai vu lors de sa sortie en grand format aux éditions du Cherche Midi, j'avais beaucoup aimé la couverture, un mélange de photo et de personnages dessinés. Je n'avais pas eu l’occasion de le lire, je suis donc très contente de l’avoir fait dans le cadre du Prix des lecteurs. La couverture est d'ailleurs encore très jolie et surtout elle correspond bien au contenu de l'histoire.
Ce roman est l’histoire de trois femmes, de la même famille, mais de générations différentes. Il y a Liliane la grand-mère, Catherine la mère, et Justine la fille. Ces trois femmes sont liées par leur lien du sang bien sûr, mais aussi par leurs vies personnelles même si elles ne le savent pas encore. Ce sont trois personnes avec de grandes qualités humaines, trois amoureuses de la vie.
Justine, la plus jeune, a la vingtaine, elle est en couple avec un jeune homme pour qui elle ne ressent plus rien. Elle s’inquiète surtout pour sa grand-mère qui lui semble bizarre et soucieuse. Et c’est vrai qu'elle l'est Liliane. Cela fait quelque temps qu'elle fait souvent le même rêve où elle revoit son premier amour, Charles, l'homme qu'elle a aimé éperdument avant de se marier avec le père de ses enfants. Catherine, la fille ne se rend pas du tout compte de l’état de mère, empêtrée qu'elle est dans son propre secret, elle est mariée, mais est amoureuse de son collègue de travail, Pierre. Il ne s'est jamais rien passé avec lui, c’est encore un fantasme, mais elle pense à lui sans cesse, même lors de ses moments intimes avec son mari.
On va ainsi suivre ces trois femmes dans leurs problèmes quotidiens. Ceux de Liliane et Justine sont liés. Liliane cédera à l'insistance de sa petite-fille et lui révélera son histoire d'amour secrète avec Charles, et Justine se mettra en-tête de le retrouver. Et c'est là qu’elle-même devra faire des choix dans sa vie privée. Catherine fait un peu bande à part avec ses soucis amoureux, mais on la verra se rapprocher petit à petit de sa mère.
Je me suis très vite attachée à chacune de ces femmes. Elles sont attachantes par tout ce qu'elles vivent et pour tout ce qu'elles ressentent. Liliane m'a beaucoup émue, il n'y a pas d’âge pour aimer, et comme le dit le titre, « ceux qui s'aiment finissent toujours par se retrouver », et cette phrase vaut pour les trois femmes. Elles sont émouvantes, drôles, charmantes, parfois gaies, parfois tristes. On ressent un panel d’émotions diverses en les lisant.
L'attachement est renforcé par le choix narratif de l'auteure qui est celui que je préfère dans ce genre de romans. En effet, elle a utilisé la narration à la première personne pour faite parler ses personnages. Ce « je » me permet de me mettre à la place du personnage, de rentrer dans sa tête, et de ressentir tout ce qui le traverse. Et ici, j'ai été dans la peau de trois personnages, puisque, autre point important de la construction, la parole est donnée à chaque femme. Donc je pouvais alternativement être dans la peau de Justine ou Catherine ou Liliane. Et j'ai beaucoup aimé. En plus, l'auteure a vraiment bien différencié chacune dans son comportement et surtout son langage. À aucun moment, je me suis mélangée dans les personnalités, l'auteure a bien travaillé les différences.
C’est un roman choral, la parole est donnée à chaque personnage, c’est très intéressant car cela permet d’avoir différents points de vue sur une même situation. Et ici, on a le ressenti de plusieurs générations, avec des façons différentes de penser, des éducations différentes, et c’est vraiment très intéressant. Dans un même chapitre, on change plusieurs fois de personnages, et cela donne beaucoup de rythme à la lecture. Quand on quitte un personnage, on a déjà envie de le retrouver et en même temps on veut passer à un autre pour avoir son avis sur la situation. J’ai beaucoup aimé cette construction.
Ce livre se lit aussi rapidement grâce à la fluidité du style de Sonia Dagotor. Elle sait à la fois mêler gravité et humour, j'ai très souvent souri face aux réparties des trois femmes, les situations sont parfois cocasses. Et bien sûr, il y a aussi des moments très émouvants, des instants d'une extrême douceur qui ferait presque verser une petite larme. Plein de belles valeurs sur la vie transpirent de ce roman. L'auteure parle très justement de l'amour, de toutes ses formes, l'amour d'une mère pour ses enfants, des enfants pour leurs parents, l'amour entre deux êtres, tout ce qui fait la vie en somme. Elle parle aussi de ces ratés que l'on peut avoir dans notre vie, des choses qu'on regrette, qu'on aurait aimé faire autrement. Comme le dit la phrase très célèbre, il vaut mieux vivre avec des remords qu'avec des regrets, et on le voit encore dans cette histoire. Regretter fait encore plus mal. De plus ces remords se transmettent de génération en génération, on charrie avec nous nos fautes, nos erreurs, et on les transmet à nos enfants et descendants. Ce qui n'est pas bon pour eux non plus, et il est souvent bon de régler nos histoires passées pour mieux avancer dans notre vie et surtout pour que tout soit sain dans nos relations familiales.
J'ai beaucoup aimé ce roman. Il est court, un peu plus de 200 pages, j'avais tellement envie de connaitre le secret de Liliane, ou de savoir ce qui allait se passer dans la vie de Justine et Catherine, que le rythme de lecture était assez soutenu. Mon seul regret est une fin qui pour moi, manque un peu de développement. On fait un bond dans le temps de 6 mois entre les deux derniers chapitres, et j'aurais bien aimé savoir un peu plus en détail ce qui s'est passé pendant cette période. Les événements sont pour moi un peu trop survolés, il aurait pu y avoir quelques pages supplémentaires, cela ne m'aurait pas dérangée du tout. Peut-être est-ce aussi parce que je n'avais pas envie non plus de quitter les personnages…
Une chose est sûre, je vais continuer de suivre et lire Sonia Dagotor, j'aime beaucoup ce genre de romans qui divertissent et font oublier les soucis quotidiens. Elle vient de sortir un nouveau roman, Le bonheur se cache parfois derrière les nuages, aux éditions Michel Lafon, un nouveau titre très inspirant avec à nouveau une très jolie couverture, le résumé est très tentant, j’ai donc noté ce titre dans mes achats futurs.
Si vous aimez les jolies histoires, émouvantes, avec de beaux personnages et de belles valeurs, qui font réfléchir sur nos propres vies, nos propres expériences, ce livre est fait pour vous.
Un roman tout doux, plein d’amour. On va suivre 3 femmes de la même famille. Quand Liliane décide de se confier à sa petite fille Justine elle est loin d’imaginer qu’elle va chambouler leur vie à toutes les trois. C’est une lecture qui fait du bien et qui nous embarque de À à Z. Une histoire d’amourS qui fait rêver et donne envie… Un roman qui fait clairement du bien.
J’ai bien aimé le contexte, 3 générations différentes avec chacune leur histoire d’amour propre. J’aurai aimé que la grand-mère retrouve son amour de jeunesse. La grand-mère a été mon personnage préféré, très moderne au final et très rigolote
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Une magnifique histoire de résilience sur la vie et l’amour ! Des personnages attachants et dans lesquels on se retrouve ⭐️ ce livre est un vrai rayon de soleil
Un roman feelgood qui sait dépasser les tropes du genre pour distiller une certaine sagesse avec légèreté. Au-delà des ruptures et de l’adultère, l’auteure explore différentes formes de pardon, en poussant lectrices et lecteurs dans leurs derniers retranchements.
Pardonneriez-vous à celle qui, sans pour autant gâcher votre vie, en a détourné le cours ? Cette histoire m’a laissé un soupçon d’amertume, mais c’est précisément ce qui lui donne toute sa profondeur. Comme un trait d’Angostura dans un cocktail.
Une histoire légère et mignonne qui donne le sourire. Les personnages sont très attachants. Un peu déçue cependant de la fin trop facile à mon goût (et je n’ai pas forcément adhéré au passage avec la medium..).
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J'ai aimé ce roman qui navigue entre deux époques. J'ai aimé suivre les relations entre ces femmes de trois générations et l'histoire d'après le regard de chacune. J'ai aimé la relation entre Justine et sa grand-mère.
Une histoire intergenerationnelle et pleine d'amour et d'histoires d'amour! Un livre touchant, des personnages attachants, un peu de surnaturel et le tout donne un beau livre qui me donne envie de lire d'autres livres de cette auteure!
This was a very quirky book, which I started in advance of a trip to France that was making me (as always) be rather self-flagellating for not being more diligent about building on the hard won fluency that I’d gained in school and then maintaining it (through more than haphazard one offs on vacation twice a decade, e.g. filing police reports in Marrakesh or asking if something had peanuts in Paris). It was, admittedly, picked off of a list of ‘books appropriate for B2 French speakers,’ and there wasn’t much that recommended it other than the fact that, length-wise, it seemed that I might be able to get through it in some reasonable amount of time.
Will note that a book this length in English I could have likely finished on the Eurostar. In French, mon Dieu did it take ages! For what I could explicitly tell was not a very complicated book! And one which was written and is marketed/sold for a normal French audience, which is to say our American worries about the vastly superior intellect of those Europeans might not be that substantiated. Books of all lexical difficulties are sold world over.
Ceux qui s’aiment fissisent tourjour par se retrouver, or Those whom we love always end up finding us follows the interweaving tales of three women of three generations—grand-mère, mère, and petite-fille. All three are struggling with their own secret stories of d’amour, cued to their particular station in life. Liliane, the grandmother, had a love in her young adulthood who went away and never returned and never wrote (WINK WINK) whom she has thought of intermittently ever since. Catherine is fine. She’s fine! Pierre her colleague is just a colleague! That’s all! (everyone is terribly French in this novel). Justine, the granddaughter, has decided to help her grandmother find her long lost lover and is a typical aimless millennial. Perhaps someone she encounters in her quest will be of interest?
I had to get a fluent literary-minded friend to confirm my feeling that this book is written in a rather ham-fisted way, with Elaborate Emotional Inner Monologues which do land with a bit of a thud. On the upside, I did finally learn some useful words that have popped up elsewhere! And all in all, while the story goes where you expect it to go, it’s nice to see that it ends in a more realistic manner than you might otherwise expect.