Un an dans la vie du plus célèbre photographe, Henri Cartier-Bresson. En 1934, à Mexico, Candelaria, Los Patos, le quartier des brigands et des prostitués puis à Juchitan.
En 1934, quand Henri Cartier-Bresson s'embarque vers le Mexique, c'est pour participer à une mission chargée de reconnaître le tracé de la route panaméricaine tout en menant un travail d'ethnographie. À peine arrivé, l'expédition se défait, faute d'argent, et Cartier-Bresson vit pendant plus d'un an une série d'aventures, d'abord à Mexico, à la Candelaria de Los Patos, le quartier le plus dangereux, celui des brigands et des prostituées, puis à Juchitan, petite ville à l'entrée du Chiapas, de temps à autre assiégée par des bandes de guérilleros. Ce sont ces lieux misérables et magnifiques, ces enfants, ces boutiques, ces pierres, ces cimetières, ces femmes qui sont le sujet de ces photographies. Elles ont été prises par un jeune homme de vingt-sept ans - avec son Leica acheté à Marseille deux ans auparavant - mais tout ce qui fera plus tard sa gloire est déjà là. On a dit que ces photographies appartiennent à sa période surréaliste. « En fait, la photographie surréaliste, je ne sais pas ce que c'est : pour moi le surréalisme, c'est avant tout la littérature. Mais pour la conception de l'existence, si le surréalisme c'est l'amour, la liberté, l'imagination, le pouvoir de l'inconscient, la révolte permanente, alors je n'ai jamais cessé d'être surréaliste. » Le Mexique tout entier est une immense blessure, un mur tatoué de mitraille, un nopal lardé de coups de couteau, un autel ruisselant de larmes dorées. Carlos Fuentes. Préface de Carlos Fuentes.
Henri Cartier-Bresson was a French photographer considered to be the father of modern photojournalism, an early adopter of 35 mm format, and the master of candid photography. He helped develop the "street photography" or "real life reportage" style that has influenced generations of photographers that followed.
When I think about the great artists, I always imagine their work as beyond my comprehension, let alone beyond my ability. These pictures were beautiful and they were ordinary and I was comforted by that.
Simply unbelievable photos and a poetic and moving foreword by Fuentes. A life-giving book that should be on the shelves of anyone with even a passing interest in either photography or Mexico.