Dans le bar, c'est la frénésie et elle te pousse à monter sur une table. Les bouteilles de bière s'entrechoquent et tombent par terre. Ton coeur bat la chamade, te rappelle la caisse claire du crescendo le plus repris au monde, celui du Boléro de Ravel. Debout sur cette table ronde, tu es Ida Rubinstein, tu es Maïa Plissetskaïa, tu es Sylvie Guillem, tu es toutes ces étoiles qui l'ont dansé. Pour Prunelle, c'était écrit dans le ciel : après ses études à l'École de ballet, elle serait embauchée par une grande compagnie de danse. Jamais elle n'avait envisagé un futur où elle troquerait les rigoureuses séances d'entraînement contre une jobine dans le fin fond d'Hochelaga-Maisonneuve, la musique classique contre le punk et le ska, et les souris de Casse-Noisette contre l'authentique vermine urbaine. Elle devra plus que jamais s'accrocher aux paroles de la danseuse Marie-Agnès Gillot : « C'est dans la chute que je prends mon élan. »
Jolène Ruest travaille dans le milieu de la musique, écrit des zines, de la poésie et des romans. Diplômée de l’École nationale de l’humour, elle a animé pendant six ans Critique de crowd sur les ondes de CISM et a documenté son processus créatif dans la baladodiffusion Jus d’cerveau sua dactylo.
ce roman, je l’avais dans ma bibliothèque depuis trop longtemps. je le laissais là en pensant que j’allais lire une histoire banale sur le ballet, mais non, j’ai été si surprise que ce ne soit pas le cas. Prunelle, on s’y attache rapidement et toutes ces personnes qui finissent par l’entourer sont tout le contraire d’elle, mais ont pourtant tant à lui apporter.
j’ai tout aimé et et aimé avoir eu l’impression de me promener dans les rues d’Hochelaga le temps de 283 pages. à découvrir!
4,5⭐️ Quel roman spécial. C’est l’histoire d’une ballerine dévouée à son art qui découvre le déséquilibre de son parcours et qui se retrouve dans la misère à Montréal. Au début j’étais déstabilisée par le sujet du roman, par la narration à la deuxième personne, et par la protagoniste qui est perdue dans son imaginaire, obsédée par les danseurs étoiles qui ont marqué l’histoire du ballet. Malgré tout, j’étais accrochée dès les premières pages, sans trop savoir pourquoi. Jusqu’à la moitié du roman, je ne pouvais pas expliquer ce qui faisait que j’aimais ma lecture. Puis j’ai réalisé: c’est l’évolution du personnage. « C’est l’éloge des chemin croches », c’est le contraste intelligent entre le rêve et la réalité. C’est la richesse des rencontres. J’ai presque versé une larme quand Prunelle trouve enfin sa place dans l’Univers. À lire jusqu’à la dernière page pour apprécier pleinement!
Quelle découverte immersive! L’univers de la danse classique m’est absolument inconnu, mais ce livre a tout de même su me garder intéresser page après page. En plus de devoir apprendre à connaître l’adulte qu’elle devient, Prunelle doit apprendre à connaître l’athlète qu’elle devient (ou ne deviendra pas).
Le livre me fait me demander, combien y a-t-il de Prunelle, de Javel, de Steven cachés dans Hochelaga ? Des personnalités, des histoires fort intéressantes qui mériteraient sûrement plus de temps et d’écoute.
Ahhh et, le livre est une très belle histoire d’amour à Hochelaga!
Ce ne fut pas un coup de coeur. J’ai trouvé qu’il y avait des longueurs. J’ai par contre beaucoup aimé certains personnages dont celui de Javel. J’ai aussi aimé voir l’évolution du personnage de Prunelle. À lire si vous avez un intérêt pour la danse classique.
Les danseurs de ballet et les spectacles organisés par les Grands ballets canadiens m'ont toujours fascinés. Ce livre, c'est l'envers du décor, le laid derrière le beau, mais aussi la beauté caché derrière le laid. Parce que devenir une étoile est parfois synonyme d'abandon et nécessite d'accepter que, pour briller de nouveau, il faut s'éteindre un peu. Une belle histoire remplie d'espoir 💖
S’il y avait une suite au livre Bon chien de Sarah Desrosiers, ce sera ce livre-là.
La thématique du ballet est omniprésente. Si vous connaissez cet univers je pense que ça peut rajouter un peu à l’expérience lecture. Ne connaissant pas du tout le ballet je ne pouvais pas tant suivre les liens fait tout au long du livre.
Je n’étais pas certaine au départ que l’histoire allait fonctionner avec moi. On ne voit pas tant où ça s’en va mais on s’attache à la protagoniste. On comprend qu’elle est dans une passe difficile, un entre-deux, et on accepte de partir avec elle à la recherche de ce que sera la suite.
Au final j’avais envie de tourner les pages et de savoir où est-ce que ça s’en allait. J’ai bien aimé la fin, la morale de tout ça.
Ce n'est pas du tout l'histoire que je pensais que j'allais lire. Je pensais s'immiscer dans l'univers d'une danseuse, de son quotidien et de son travail de danseuse. C'est plutôt la quête d'une identité au-delà de la danse, d'accepter que les rêves ne fonctionnent pas toujours comme prévu. D'accepter de prendre une pause de ses rêves et de se laisser vivre de nouvelles expériences, de rencontrer de nouvelles personnes. Les personnages dans ce livre sont spéciaux! À lire si tu es un ou une jeune adulte (ou moins jeune aussi!) en quête de soi-même et en processus de redéfinition de ses rêves
3-3.5. Roman qui aborde la quête identitaire de Prunelle qui a dédié toute sa vie, ses études à la danse classique. Jai trouvé que le personnage de Prunelle était assez ennuyant. Jai plus su apprécié ma lecture à partir de la moitié du livre où dautres personnages plus colorés on fait leur entrée. Aussi, être intéressé par le monde de la danse classique et du ballet est un must je crois pour savoir bien apprécié ce livre.
Ça se confirme, cette autrice a vraiment une voix bien elle, une façon d’accrocher le lecteur à son récit dès les premières lignes. L’existence de Prunelle Gagnon semble avoir déraillé de sa destinée tant souhaitée de danseuse professionnelle. On la suit dans une période incertaine de son parcours. L’histoire est très bien documentée. On en apprend beaucoup sur les danseuses et danseurs marquants notamment de l’histoire du ballet de la danse moderne, et ce, à travers le monde. On se plonge aussi dans la routine d’entraînement d’une danseuse toute dévouée à son art. Tout ça, sans que ça semble forcé, plaqué. J’ai déjà hâte de lire son prochain.
J’irais avec un 3.5. C’est vraiment un roman qui a «grow on me», particulièrement les personnages de Javel, Steven et Stacy que j’ai trouvés ben attachants. Je dois avouer qu’au départ, je ne savais pas trop où le roman s’en allait, et, d’ailleurs, certains «dossiers» ouverts au départ ne se sont jamais clos (par exemple la relation de Prunelle avec sa mère). Prunelle m’a un peu fait penser au protagoniste de «ce qu’on respire sur Tatouine» et j’ai trouvé sa déchéance divertissante(!), puis ai bien apprécié son évolution de par ses relations avec les personnages susmentionnés. En gros, divertissant, mais, manquait un petit OUMPH et du closure sur certains aspects.
Prunelle, le personnage principal de ce livre, apprend à la dure une grande leçon: la vie n’est pas, et ne peut pas être tracée d’avance. De sinueux détours s’imposent et nous forgent, nous préparent pour ce qui est à venir. Pour moi, c’est de ça dont traite ce roman: cette découverte du monde qui arrive lorsque les plans tracés d’avance sont contrecarrés par les aléas de la vie. J’ai bien aimé cette lecture ! Un hommage aux danseurs étoiles tous les styles confondus, à Hochelag’ et à la crème glacée!
Une écriture au TU, un récit souvent décousu. malgré ces problèmes un dernier tiers plus vivant et intéressant. Les personnages secondaires sont pour moi, plus attachants que l'héroïne principale. Une bonne critique de la gentrification du quartier montréalaise HOchelaga
J'ai adoré! Sans être léger dans le contenu, j'ai trouvé ma lecture légère et les personnages attachants. Et que dire de cette ode à Hochelag! À lire, vraiment!
Ce livre m’a replongé dans l’univers de la danse - voir à quel point la danse est partout, surtout dans la vie de Prunelle ! J’ai beaucoup aimé la façon dont il était écrit.