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Les Derniers Jours de Marlon Brando

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Quand le narrateur rencontre en 2003 Marlon Brando, star déchue sur les hauteurs de Hollywood, il découvre un ogre paranoïaque qui regarde en boucle ses anciens films. Épuisé et ruiné par les pensions de ses divorces, Roi Lear qui aura trop enfanté, dont un fils meurtrier, il n’est plus l’acteur bestial d’Un tramway nommé Désir, le révolté du Bounty qui acheta un atoll à Tahiti, le dictateur paternaliste du Parrain, le crâne monstrueux d’Apocalypse Now, mais un survivant qui attend la mort et cherche la force de l’apprivoiser. À travers un fascinant et joueur face-à-face, le narrateur sera son guide, puis son exécuteur.

256 pages, Paperback

Published August 21, 2019

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Samuel L. Blumenfeld

37 books26 followers

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Displaying 1 - 2 of 2 reviews
Profile Image for Gabrielle Blin ( book reviewer).
497 reviews26 followers
October 21, 2019
Je remercie les éditions STOCK, Net galley, l'auteur pour l'obtention de ce service presse.

J'étais très curieuse de découvrir ce livre, je ne suis guère une experte de Marlon Brando au contraire de l'auteur, ni fan juste curieuse d'en savoir plus sur la personne derrière le monstre sacré.

L'acteur fait partie des mythes du cinéma.Le parrain, un tramway nommé désir ou encore Apocalypse now pour n'en citer que quelques uns.

Un bel homme aussi qui aurait eu pour conquête Marilyn Monroe, Ava Gardner...

C'est la fin du règne de cette légende qui est brillamment mise en valeur dans ce livre.Malade, mal dans sa tête et son corps, usé... Il est bien loin d'être ce qu'il fut un sex symbole, dieu vivant, une personnalité complexe, un homme aussi détestable qu'adulé.

On découvre ce qui se passe vraiment dans l'intimité de Marlin Brando sans faux-semblants mais avec pudeur.

Je n'aurai probablement pas été spontanément vers ce livre en librairie, j'aurai été gênée, j'aurai craint le voyeurisme qu'entraîne parfois ce genre d'ouvrage pourtant ce ne m'a pas du tout semblé être le cas, c'est digne et élégant.

Un livre pour les fans de cinéma qui se délecteront de ce pan de vie d'un homme pas comme les autres.
Profile Image for Laurent Kiefer.
Author 6 books7 followers
October 9, 2019
Un journaliste entreprend un acteur sacré. A moins que le monstre sacré de l’actorat ne réduise en miettes un pitoyable journaleux rock’n’roll en mal de scoop.
« Les derniers jours de Marlon Brando » commence comme a fini la biographie de Brando commise par l’une de ses épouses, Anna Kashfi, lorsqu’elle s’exténua à glorifier l’acteur à force de vouloir l’avilir.
Blumenfeld se soumet longuement, en apparence, à la tentation de dynamiter le piédestal pour abattre l’idole. Mais il ne peut, lui non plus, s’empêcher de magnifier la statue, à savoir la trace laissée par Brando, si exceptionnelle, dans l’art cinématographique.
Il passe alors à un autre exercice : la confrontation entre deux personnages, qui seraient deux entités. L’acteur-ogre d’un côté du ring, Marlon Brando, qui symboliserait la création ; et de l’autre Samuel Blumenfeld himself, journaliste rampant sous la masse écrasante de son sujet d’étude, pour tenter de survivre à la fascination, et produire un témoignage critique.
Mais trucider Brando, quinze ans après sa mort, est une entreprise finalement très vaine, et Blumenfeld s’engouffre bientôt dans cette voie, multipliant les scènes absurdes, cocasses jusqu’au malaise, jusqu’à ce que le lecteur se demande, dubitatif, qui de la star ou du journaliste est le personnage le plus timbré – qui, de l’acteur boulimique échappé au réel depuis des décennies, ou du journaliste, garant d’une vision supposée impartiale et tenu de rapporter la vérité, est le plus à plaindre.
La suite du roman est plus douteuse ; en faisant de son alter-ego romanesque une sorte d’exécuteur (testamentaire ?) du poussah narcissique, Samuel Blumenfeld semble nous murmurer que sur le ring de la postérité, la critique a toujours le dernier mot – pas si sûr…
On le voit, difficile de défendre ce roman. Entre deux coups bas dans l’embonpoint de Marlon Brando, Blumenfeld sacrifie sur deux bons tiers des pages à l’exercice biographique attendu, hélas rabâché en d’autres opus. S’il s’agit d’un simple témoignage, ce qu’il prétend dans un premier temps constituer, il n’a pas plus d’intérêt que toutes les charges contre l’acteur, de toutes les entreprises de désacralisation du monstre Brando – et elles ne manquèrent pas. S’il s’agit d’un roman parodiant de telles entreprises, l’ironie en est-elle assez lisible ? Le pire est peut-être, en tant que lecteur, de voir passer sous ses yeux nombre de pistes narratives totalement fictionnelles, romanesques en diable, qui auraient sans doute donné lieu à un ouvrage d’une toute autre tenue.
Heureusement, par un habile coup d’écrivain, quelques pages avant l’achèvement du roman, dans les ultimes moments, quelque chose se tient, dans ce tissage de splendeurs et misères d’un courtisan hollywoodien, lorsque l’enfance et la nostalgie s’invitent au banquet de cette grande bouffe un peu longuette.
#LesDerniersJoursDeMarlonBrando #NetGalleyFrance
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