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Ougarit

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Ougarit Jérusalem, urbanologue de renom, est appelé à Dubaï pour insuffler une âme urbaine à cette cité du désert perçue comme une juxtaposition de tours ultramodernes et d’autoroutes tentaculaires.

Originaire d’Alep, ville plusieurs fois millénaire, aujourd’hui ravagée par la guerre, il est convaincu de trouver en Dubaï une ville facile à lire et dans ce projet un moyen de découvrir un aleph. Cet objet mythique décrit par Borges et qui permettrait de voir simultanément tous les points d’une ville taraude Ougarit depuis qui il a fui la Syrie pour échapper à son enrôlement dans l’armée.

À Dubaï, il croise un vieil ami, ancien libraire, capitaine au long cours, coincé avec son navire chargé de tours Eiffel miniatures contrefaites, une étrange galeriste iranienne avec qui il noue une amitié amoureuse, un investisseur immobilier russe reconverti en collectionneur d’art, un jeune Émirati qui ne lit pas de romans, un vieil Émirati qui pourrait en être un…

Sur fond de quête mystique de l’aleph, Ougarit devient l’enjeu d’une lutte de pouvoir entre deux visions opposées de la ville… donc du monde. Se noue alors une intrigue impliquant les pouvoirs politiques locaux, les mafias indienne et chinoise et l’ensemble des personnages croisés au cours de ce roman, tour à tour roman d’aventures, roman politique, roman urbain.

352 pages

First published August 21, 2019

5 people are currently reading
247 people want to read

About the author

Camille Ammoun

5 books99 followers
Born in Beirut, Camille studied Political Science and Business in Paris, and International Economics in Bologna. He worked for ten years in Dubai as a Policy Analyst in sustainable urban development. A member of the International Writers’ House in Beirut since 2013, he explores ways to address urban issues through literature. Ougarit is his first novel.

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3 (7%)
1 star
2 (5%)
Displaying 1 - 15 of 15 reviews
Profile Image for Sara Lit.
11 reviews44 followers
September 3, 2019
Des villes et des hommes, Ougarit fait réfléchir ! Tous les personnages de ce livre touffu sont passionnants. Mais Oriol, sorte de Corto Maltese au destin tragique, est mon préféré. Il mériterait un roman à lui tout seul !
Profile Image for P.E..
967 reviews761 followers
November 7, 2019

- Église Saint-Joseph, Le Havre


Bande-son : The Beginner's Guide Soundtrack - Vertibrae

1. L'HISTOIRE :

Ougarit Jérusalem est invité à Dubaï pour observer la ville, lui découvrir quelque chose d'impérissable, une âme, un aleph. Urbanologue chevronné, il part confiant : la perle tapageuse des Émirats Arabes Unis devrait se laisser lire facilement, ce n'est quand même pas Alexandrie ou Alep ! C'est sans compter sur un sombre trafic de tours Eiffel qui l'implique, lui et son ami catalan l'exubérant Oriol. Ni sur les manœuvres en coulisses de puissantes factions qui voient dans l'aleph l'instrument privilégié du pouvoir suprême sur l'émirat.


2. UNE LANGUE CHOISIE, LE SOIN PARTICULIER APPORTÉ AUX MOTS DANS LE FLUX IMPÉTUEUX DE L'ÉCRITURE

Dans Ougarit se trouvent de belles périodes, quelque chose qui rappelle le classique Jules Verne, mais aussi une voix originale, qui s'exprime en phrases agiles et joueuses. En tous cas, une voix, une phrase qui donne bien envie de partager une bonne conversation avec l'homme qui l'écrit.

L'humour n'est jamais bien loin non plus, j'en veux pour preuve un petit clin d'œil pétillant d'humour lorsque le haut responsable de la sécurité de Dubaï donne à écrire une fiche de lecture très précise et restreinte à son homme de main qui ne lit jamais. Son sujet : il lui faut résumer la nouvelle l'Aleph en une demi-page. 'Ne lis pas la totalité du livre, c'est inutile' ajoute le commanditaire... Pari épineux quand on se frotte à un recueil de nouvelles de la main de Jorge Luis Borges, ce démiurge créateur d'hologrammes et de labyrinthes fractals par excellence, dans lesquels le tout est résumé dans la partie et la partie se confond avec le tout.

L'intrigue est grisante, mais dans ces digressions qui n'en sont pas forcément, le narrateur se fait interlocuteur et alors sa conversation est des plus agréables et des plus souhaitables. Ici l'écrivain est d'autant plus captivant qu'il se laisse écrire, sans obéir raidement aux impératifs tous relatifs d'une intrigue efficace et sans détours. Je crois que Camille Ammoun a encore quantité d'autres choses à offrir au lecteur dans cette histoire haletante, portée par un texte fébrile : digressions et chemins de traverses dans l'urbanologie, l'histoire des révolutions au Proche-Orient, le panarabisme et les courants contraires qu'il porte, l'étonnement.

Ougarit me décille le regard sur les villes, leurs petits riens qu'on finit par ne plus voir ou leurs immensités sur lesquelles on prétend ne plus avoir de questions à se poser. À l'image de son personnage Ali Al Jumeiri, Camille Ammoun, qui partage quelque chose de son émerveillement, fait œuvre de passeur.


3. DES CONCEPTS FASCINANTS :

Je tiens ici une petite liste des idées sur la ville exposées par Ougarit :

L'activité urbaine hybride :
'Combien de fois par jour faites-vous quelque chose dans votre ville qui pourrait être défini autrement que par le but de l'action elle-même ? Vous avez, un peu plus tôt, quitté votre bureau pour venir me retrouver ici dans les tours Emirates. Pouvez-vous définir ce déplacement autrement que par son but initial qui était de vous déplacer d'un point A de la ville à un point B ? Était-ce aussi une promenade, bucolique, culturelle ou autre ? Un moyen d'avoir une activité physique ? L'occasion de rencontrer quelqu'un ? De tisser un lien avec d'autres habitants de la ville, un lien qui n'existait pas auparavant et que ce déplacement aurait permis de créer ? C'est ça une activité urbaine hybride. Plus une cité en génère, grâce à sa forme physique, sa culture ou la structure de son économie, plus elle sera propice à l'émergence d'une âme urbaine. Voilà un tout petit exemple des choses que nous allons essayer de trouver et de comprendre à Dubaï.'...
(p.26)

La quête d'anomalies urbaines, porteuses de sens :
'Ougarit Jérusalem aborde les structures complexes que sont les villes comme des objets vivants, stratifiés, séculaires, en perpétuelle métamorphose. Il commence par les sentir, les ressentir, avant d'en arpenter les rues, les ruelles et, surtout, ces anomalies urbaines que sont les impasses. (...) Il s'arrête ici ou là au gré d'un détail qui n'aurait jamais attiré l'attention d'un oeil profane : une brique dont la couleur révèle une utilisation ancienne, les néons d'une rame de métro qui clignotent quelques secondes, toujours au même endroit entre les deux mêmes stations, un comportement anodin qu'adoptent systématiquement les piétons à un certain endroit du trottoir, un livre dans une bibliothèque municipale que personne n'a jamais emprunté, un réverbère imperceptiblement penché, une rue trop étroite, un pavé inégal... Il effectue toujours ces observations avec le secret et lancinant espoir d'avoir un jour le privilège suprême de découvrir un aleph.'

(p.57)

Le capital de sérendipité d'une ville, ou dans quelle mesure la ville devient le théâtre d'aperçus inattendus, le cadre propice à la naissance d'idées inouïes ?

La capacité de résilience des villes et leur aptitude à intégrer l'entropie et leur propre mort. D'où un intérêt marqué pour les vides, les zones franches, les ruines en mutation (comme Al Quoz ou le Quai des Boutres)

Texte de la reconversion et du changement. Incarnés tous deux par Oriol, le libraire catalan passé dans la marine marchande (tramping) et Alexeï Arseniev, magnat de l'immobilier russe qui se refait dans le marché de l'art contemporain
Texte de l'impermanence et des mutations.


4. UNE HISTOIRE BIEN RENSEIGNÉE :

Ce texte bien renseigné sait se faire œuvre de vulgarisation sans cesser d'être d'une lecture très agréable. Mis à part certains épisodes propres à l'histoire du Proche et du Moyen-Orient, j'ai aussi appris l'existence :

- Du Bimaristan Argoun à Alep
- De la villa Aghion d'Alexandrie
- Du projet Joyce


5. UN TEXTE FOISONNANT, RICHE D'ÉCHOS À PROFUSION :

Ougarit rend tout du long un bel hommage à Jorge Luis Borges, jusqu'au quiproquo humoristique sur le sens et la valeur de l'aleph, ce sésame insaisissable, mais ce que j'ai remarqué, ce sont d'abord ces références à des morceaux tout à fait dans l'esprit de cette aventure improbable : morceaux obsédants comme le Caravan de Duke Ellington, les foisonnantes suites pour violoncelle seul de J.S. Bach et des morceaux minimalistes comme le Concerto pour piano de Philip Glass qui a aussi écrit la musique de l'hypnotique Koyaanisqatsi, un film sans acteurs, presque sans texte, qui porte sur la ville humaine et ses évolutions.

Cette histoire porte en elle une influence SF assumée, avec deux belles références directes à Philip K. Dick, cet homme qui s'étonnait des avions qui survolaient Los Angeles toutes les 10 minutes, et de tant d'autres réalités et simulacres californiens alors qu'il vivait à Berkeley, dans le nombril des mouvements de contre-culture et de la mondialisation naissante.
Mais aussi une expérience esthétique et donc spirituelle proche de celle décrite dans Le Maître du Haut Château.

Par le plus grand des hasards, Ougarit est une lecture que j'entrends dans le même temps que d'autres textes qui renseignent, informent une ville en même temps que la ville les informe :
Berlin Alexanderplatz d'Alfred Döblin et Cien años de soledad de Gabriel García Márquez qui chacun cherche à sa façon à capter l'âme d'une ville, que ce soit la Berlin disparue des années 20 ou la mythique Macondo (née chez García Márquez de la fascination de ce nom mystérieux, lu enfant à bord d'un train sur une pancarte près de la gare d'Aracataca).

- D'autres textes de cette nature unique, nés de l'étonnement face à la ville :
Neuromancien de William Gibson, FUTU.RE de Dimitri Glukhovsky, Nouvelles de Petersbourg de Nicolaï Gogol.

- D'autres textes en quête de ce qui fait l'humain :
Les Animaux dénaturés, dont le café plein de reliques de marins me rappelle par certains côtés le fantasque Oriol, l'ami catalan d'Ougarit.

- Le Tao Te King, avec son sens inné de l'équilibre et de la mesure, que l'on sent constant derrière les interrogations de Ali Al Jumeiri, l'errance malheureuse d'Oriol et d'Ougarit, les montages de Mohammad Rawas (qui lui existe bien hors du roman).


6. UN PETIT MOT SUR LES EXPÉRIENCES DU LECTEUR

Certaines lectures peuvent informer, modeler la ville qui les a informées. Des visites passées m'en ont apporté la preuve : pour moi, Fougères, avant d'être un lieu, c'était un point de vue, une perspective sur le temps, un regard vous regardant : Balzac a peuplé la vieille forteresse bretonne de ses Chouans. Le même phénomène vaut pour Valognes, écrite par Barbey d'Aurevilly (et pourtant si différente aujourd'hui), Giverny par Michel Bussi, Amsterdam par Camus, Paris par Hemingway, Kerouac et tant d'autres, Londres par Joseph Conrad, Le Havre par Sartre et Queneau, Las Vegas par Hunter S. Thompson, Saint-Pétersbourg par Dostoïevski.

Promeneur pas repenti, pisteur de traces de la vie passée des villes, photographe de lézardes, chercheur d'objets architecturaux non identifiés, en mutation ou non, arpenteur de friches, ces lieux où le temps passe plus lentement qu'ailleurs, lieux privilégiés d'une flânerie, d'une lecture sans cesse reprise dans un texte en cours d'écriture, en perpétuel changement, ce beau texte trouve en toi un lecteur attentif et captivé. La quête urbaine d'Ougarit Jérusalem est un fil narratif qui me parle beaucoup. Ougarit est une histoire de l'étonnement, un texte de l'impermanence, qui renvoie sa propre image au lecteur qui se voue à construire, à reconstruire une réalité rêvée, imaginée, écrite, dans le faisceau de sa lecture momentanée.


- Lu à Nantes, ville mutante, le 29/08/2019


- Le Lieu Unique, Ancienne tour de l'usine LU, Nantes



LECTURES VOISINES :

Urbex Europe de Timothy Hannem
La forme d'une ville d'un nantais d'élection, Julien Gracq
Ulysses de Joyce, mais seulement pour l'esprit de surprise qui y préside.
1 review
September 24, 2019
Un premier roman très réussi qui fait voyager le lecteur dans les paradoxes du Moyen-Orient. On en apprend beaucoup sur l'histoire, la culture et les enjeux de la région tout en suivant une intrigue bien construite et très divertissante!
Profile Image for Claude Chikhani.
4 reviews2 followers
February 16, 2020
Voyages urbains avec Ougarit Jérusalem à Dubai, Barcelone, Paris, Alep, Beyrouth. Personnages hauts en couleur. Intrigue et quête palpitantes. 5 étoiles bien méritées pour ce roman foisonnant.
Profile Image for Zeina.
41 reviews
December 19, 2020
Tres bonne lecture ! Si Borges était vivant, il aurait certainement aimé cette idée... qu’il y a un aleph à chaque ville... et que son âme y est cachée! J’ai adoré
Profile Image for Evelyne Fallows.
Author 18 books9 followers
January 19, 2021
Ougarit (merci Sara Lit pour la recommandation) n'est pas un roman qu'on lit à la légère, à la va vite. Non, c'est un roman dont les pages se tournent lentement, tant elles font réfléchir, voire méditer. Un roman qui vous fait voyager de Dubai à Beirut avec une mention spéciale pour Alep. Une lecture profonde, un livre que je relirai.
1 review1 follower
September 12, 2019
Roman riche et captivant! L'histoire est intéressante et originale, les personnages fascinants, parfois attachants. Le roman est plein de références historiques, d'informations, de réflexions, d'images, de souvenirs, de clins d’oeils, aussi profonds que divers. La lecture est très agréable car on apprend beaucoup tout en s'amusant des réflexions et des situations, et en voyageant, à la fois dans le temps et dans l'espace...
1 review
December 14, 2019
Un livre surprenant - Il promène l'esprit sur les hauts et les bas de la ville de Dubaï... Sur des scènes toutes aussi excitantes qu'invraisemblables (?)... Ougarit attache, Ougarit nous entraine dans un monde où la réalité se confond avec l'imaginaire. Un roman qui mêle la ville aux dérives de l'homme du XXIe siècle.
Profile Image for Karine Poteau.
21 reviews2 followers
December 25, 2019
Roman érudit qui nous porte de la réalité dure et sans âme de la ville de Dubaï vers une Alep (un Aleph !? )rêvé voyageant entre mythes et réalités magnifiant le rôle des livres. Une Odyssée qui nous laisse des regrets et des envies d'Orient d'avant.
Profile Image for Marie-Christine Michels.
85 reviews2 followers
September 13, 2020
Un livre très dense qui fait réfléchir au passé présent et futur de la ville .En l’occurence Dubaï par comparaison à Alep Beyrouth et Paris qui sont des villes avec une âme un aleph. La mission d’Ougarit est de trouver l’aleph de Dubaï ! Qu’est-ce qu’un aleph où le trouver ? Beaucoup de questions philosophiques artistiques et urbanologiques sur la ville . Ce livre mériterait d’être lu plusieurs fois car on y découvrira un trésor caché à chaque nouvelle lecture. Ce qui ne gâche rien ,l’écriture est également très belle .
23 reviews1 follower
March 28, 2020
Thématique atypique. J’ai aimé être plongé dans Dubai et ses travers. Suspens et mystère avec l’aleph. J’ai vu dans ma ville des choses qui me paraissent évidentes et pourtant ....intéressant comme réflexion et questionnement.
Profile Image for Esther.
Author 3 books50 followers
February 11, 2023
L’idée de cette histoire est nouvelle et intéressante. Je n’ai jamais lu d’un urbanologue et je n’ai jamais réfléchit à ces questions et perspectives de voir le monde – ou plutôt les villes.

L’urbanologue, dont cette histoire parle, s’appelle Ougarit Jérusalem. Il est né en Syrie mais a quitté son pays, a fait des études en Espagne et vit à Paris. Sa profession l’amène à Dubaï et sa mission est de trouver l’âme de cette ville hyperprésente. En route, on apprend aussi un peu de cet homme et de ses conflits avec sa famille et leur idéologie, avec sa façon de vivre et ses difficultés relationnelles. J’avais un peu tendance à me demander quelle partie reflète des éléments autobiographiques de l’auteur.

Surtout, évidemment, on apprend beaucoup sur Dubaï et son histoire, mais aussi en comparaison avec d’autres villes comme Venice: “Venise, la Sérénissime, cite marchande par excellence, a aujourd’hui perdu son âme. Vidée de ses habitants historiques, transformée en carnaval touristique permanent, la ville marchande est devenue une ville musée ...”. C’était un peu plus “théorique” que de la fiction purement divertissante, et parfois j’ai trouvé un peu long. Mais il y a aussi toute cette histoire comment la mission d’Ougarit se déroule, il y a de l’amour, des crimes, les histoires des personnes qui habitent à Dubaï, des éléments imprévisibles, secrets et cachés – donc tous les éléments qui font une belle histoire ont été utilisés.
La fin que Camille Ammoun a construit pour cette histoire n’est pas surprenante, mais la façon comment il y arrive et le contexte qu’il met m’ont beaucoup plu.
Le plus étonnant pour moi était la question de l’aleph – une idée de Jorge Luis Borges dont j’avais juste appris l’existence dans un livre avant celui-ci (The Book of Form and Emptiness). Parfois la littérature me joue de jolis coïncidences.

“La tragédie, c’est que les Arabes du Levant mettent aujourd’hui autant d’archarnement à démolir leurs villes que les Arabes du Golfe à bâtir les leurs.”
Profile Image for Pep Bonet.
921 reviews31 followers
March 11, 2020
Je pense avoir dit autrefois que j'ai une certaine incapacité à apprécier la littérature française, je veux dire francophone, sans doute. Je dis ceci parce que j'ai eu des difficultés à accepter la proposition d'Ougarit. Le livre a toutes les caractéristiques habituelles des romans écrits en français, une tendance à convertir un roman en l'épreuve de philo du bac, une tendance à montrer qu'on est plus intellectuel que l'écrivain d'à côté. Et Ougarit suit le modèle à la lettre. Il y a une intellectualisation forcée autour du mythe de l'aleph qui est difficile à suivre, car le livre n'est pas "magique", mais inclue des éléments magiques. L'histoire peine à démarrer et, lorsqu'elle le fait, on perd, on laisse derrière, les éléments de conte du livre.

Mais, alors qu'on s'approche de la fin, le livre gagne en valeur, devient beaucoup plus intéressant. Une fois je l'ai fini, je me rends compte que je n'ai pas entamé un autre bouquin avant d'avoir fini Ougarit, ce qui, pour moi, signifie que le livre m'a conquis. On apprend ce qu'est Dubaï, avec toutes les contradictions d'une ville créée du néant à partir d'un port perlier. Je finis et je me dis qu'il a valu la peine quand-même.
Profile Image for MAPS - Booktube.
1,202 reviews403 followers
February 2, 2020
Dans ce roman, nous allons suivre le personnage d'Ougarit Jérusalem dans sa mission à Dubaï en lien avec sa profession d'urbanologue.
Au départ et à la fin, le roman est écrit à la 2e personne du singulier (TU) et entre ces deux parties, il est écrit à la troisième personne du singulier (IL).

Pour moi, ce roman a représenté plusieurs défis.
Tout d'abord, la profession d'urbanologue m'était complètement inconnue. Étant une personne ayant peu de curiosité pour la géographie et l'histoire, je me suis retrouvée en position inconfortable.
Deuxièmement, particulièrement dans la première moitié du livre, le vocabulaire est très élaboré, quasiment réservé aux élites littéraires. Cela affectait énormément ma compréhension du roman. Je ne crois pas m'avoir "habituée" à la recherche des mots, je crois que la quantité et la qualité a diminué un peu à partir de la moitié du livre.
Troisièmement, étant à Dubaï, la réalité culturelle et le jargon (vêtements, objets, nourriture...) m'était inconnu. Je ne sais pas si c'est parce que je l'ai lu en version électronique, mais je n'ai croisé nullement la mention que quelques concepts sont définis dans un lexique à la toute fin du livre. Cela pourrait vous être utile.

Finalement, c'est la plume de l'auteur qui m'a permis de terminer l'ouvrage malgré les nombreux défis personnels de ma lecture. J'ai été, tout au long du livre, pris dans une montagne russe (intéressée vs désintéressée)

Profile Image for Martin .
237 reviews
November 3, 2019
Les personnages sont attachants, bien que l'histoire soit un peu décousue. Parfois on se demande où l'auteur veut en venir. Mais J'ai tout de même apprécié ce livre.
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