un voyage dans une immensité désolée, glacée et glaciale, quelques traces de vie animale, quelques vestiges de vie humaine, le froid, la fatigue, la promiscuité, la solitude; la narratrice observe avec défiance ses compagnons et dévoile un peu de son passé douloureux. J'ai aimé la construction du récit en cahiers et paragraphes titrés, j'ai aimé l'écriture, les phrases courtes, le vocabulaire précis, il s'en dégage une certaine poésie détachée. Je dois dire que je me suis tenue volontairement à distance de ce récit oppressant et autocentré, de cette introspection presque pathologique, et ouf, je me suis sentie délivrée à la fin du voyage. Je retiendrai cependant le paragraphe La chambre d'utopie, où la narratrice découvre le jardin secret du capitaine, et elle le voit alors autrement, et moi aussi.