Vous savez quand, parfois, on se retrouve devant un film de guerre et on se dit « Ouin, y’a un genre de limite là, c’est pas réaliste leur affaire. Il fait ben trop de bons coups, il se relève tout le temps. Ça se peut pas un moment donné. » Bon, apparemment… ça se peut! Toute une vie, cet homme! Et un sapré caractère. La preuve que tu peux avoir une enfance difficile, avoir un certain mépris pour l’autorité (surtout si tu la juges incompétente), décider de faire à ta tête… mais qu’avec un bon cœur, tu vas toujours te servir de ton opposition pour faire de grandes choses, pas plus de mal.
Certaines descriptions de scènes sont difficiles, ça reste la guerre. Les gens meurent et sont blessés. La façon dont on parle des populations étrangères, surtout pendant la guerre de Corée, c’est… bon disons que c’est très daté. Mais c’était il y a plus de 70 ans, complètement une autre époque, une autre culture. Et je suppose que c’est probablement pas la première chose que t’as le goût de faire, humaniser outre mesure « l’ennemi », dans une situation pareille. Ce n’est pas non plus le type d’ouvrage que j’ai l’habitude de lire, ça ne gagnera pas de grands prix pour la finesse de l’écriture, mais c’est très bien documenté.
Fait intéressant que j’ai appris : la femme de Léo Major était militante et impliquée auprès du PQ et son beau-père, le père de son épouse, donc, s’était présenté au fédéral pour le parti communiste du Canada (reformé sous un autre nom après son interdiction au pays durant la deuxième guerre mondiale).
Deux dernières choses : cochonnerie de stress post-traumatique. Et j’aurais pas survécu plus de 6 minutes dans les tranchées. À supposer que j’arrive même à me rendre.