François, professore di filosofia parigino, viene assegnato a una città nel Nord della Francia. Deluso da questa nuova destinazione e nostalgico della sua vita nella capitale, il primo periodo è per lui una dura prova. Ma poi conosce Jennifer, giovane parrucchiera divorziata e madre di un bambino, che diventa la sua amante. Sono diversi in tutto: appartenenza sociale e ambizioni, linguaggio e gusti… Può il loro amore superare questi ostacoli o è soltanto un’illusione?
Philippe Vilain è finito sotto la mia attenzione per la sua querelle scandalosa e pettegola a bordate di romanzi e interviste che lo ha opposto ad Annie Ernaux. Assaggiarlo, per così dire, m’è parso inevitabile. E questo titolo è l’unico reperito nelle biblioteche comunali della capitale. Che mi ha permesso di astenermi dall’incorrere in uno di quei titoli incriminati (Cattivo allievo, da parte di lui; L’occupazione, e Il ragazzo, da parte di lei).
Da quanto comprendo spulciando un po’ in rete, la narrativa di Vilain è focalizzata a indagare i rapporti amorosi, la coppia, i sentimenti e le “intermittenze del cuore”: gelosia, senso di colpa, incapacità di ricambiare, adulterio, timidezza, paternità, o come in questo – che è il suo settimo - la differenza culturale e sociale tra lui e lei.
Lui è parigino, viene dalla grande metropoli. Lei invece è cresciuta e vive in provincia. Lui è laureato, insegna filosofia al liceo, si considera un filosofo. Lei è una parrucchiera, ha interrotto gli studi e cominciato a lavorare presto. Lui veste con sobrietà, lei è sempre vistosa. Lui trova che le donne si equivalgano, non sa scegliere l’anima gemella, non vuole farlo, non vuole impegnarsi “per sempre”, si blocca sulla soglia del sentimento. Lei ha un divorzio alle spalle, un figlio di cinque anni, cerca e aspetta ancora il Principe Azzurro, è pronta a consacrarsi a lui “per sempre”.
La scrittura per fortuna non è per nulla cinematografica: ma trama, tema e svolgimento lo sono in modo squisito. Con il giusto finale, aperto e chiuso. Almeno così è presso i nostri cosiddetti cugini d’oltralpe. Il film, di Lucas Belvaux uscito nel 2014 adotta un punto di vista per così dire neutro, a metà tra i due personaggi: mentre nel romanzo di Vilain è l’uomo che racconta, tutto è visto attraverso il suo sguardo.
Hmmm, ceci est l'histoire d'un enseignant en province qui a du mal à se caser et a des difficultés pour choisir sa compagne. Dans ce court roman, il se lie d'affection pour une coiffeuse alors qu'ils sont d'un monde totalement opposé socialement et professionnellement. Il analyse durant tout le récit son histoire, ses indécisions, ses sentiments contradictoires, son incapacité à savoir ce qu'il veut, sa lâcheté, son snobisme et son hypocrisie.
Etant moi-même un petit enseignant de province ayant du mal à me caser et à savoir ce que je veux, j'ai trouvé ce livre très pertinent par rapport à ma situation personnelle. Le problème final n'est toujours pas résolu. Doit-on choisir quelqu'un dans son milieu ou non ? Est-ce lâche de ne pas vouloir se mettre avec quelqu'un pour des critères sociaux ? Une telle liaison peut-elle durer sur le long terme ? Autant de questions qui restent sans réponse.
PS : oui, il y a pleins de clichés mais également de très belles phrases et j'ai mis une telle note par rapport à la justesse de la situation et des sentiments. C'est vraiment très crédible.
Un livre-film et ça se ressent dans l'écriture. Pas super intéressant, personnage principal pas attachant pour un sou, pédant, déteste les femmes. Tout est trop caricatural, sayééé la coiffeuse qui s'appelle Jennifer et qui a des mèches. On est capables d'écrire mieux que ça non? J'avais vraiment envie que ça se termine. Une étoile parce qu'elle s'est tirée à la fin. 1/5
Après avoir adoré l'adaptation cinématographique de Lucas Belvaux il y a quelques jours, j'ai eu envie de lire le roman.
La perspective y est un peu différente puisque le livre est écrit à la première personne, ce qui nous donne accès aux pensées les plus profondes de François Clément... de ce fait, son personnage apparait (encore) plus méprisant et condescendant envers Jennifer qu'il ne cesse d'appeler "la petite coiffeuse", ce que j'ai trouvé affreusement irritant (très certainement voulu par l'auteur et bien, c'est réussi).
Le style est plutôt très agréable (hormis quelques phrases vraiment trop longues, n'est pas Proust qui veut, mais ça doit coller au côté "prof de philo" du narrateur), et le tout se lit facilement et très rapidement (à peine 150 pages).
Malgré tout, une fois n'est pas coutume, j'ai préféré le film que je recommande chaleureusement, principalement mais pas seulement pour la lumineuse prestation d'Emilie Dequenne.
Ce livre m'a vraiment émue, parce qu'il a énormément fait écho à une part de ma vie. J'avais vu le film avant de le lire, et les deux n'ont pas grand chose à voir. L'histoire est très fidèle, là n'est pas la question, mais le livre est centré sur le personnage masculin (et narrateur), ce qui n'est pas le cas du film, qui donne au contraire une part plus importante à Jennifer. Je pense que c'est aussi pour cela que la lecture m'a tant bouleversée : on est réellement dans la tête de François, on sait tout ce qu'il pense, ressent par rapport à Jennifer. Et c'est ça qui fait mal.
Ce texte prend le point de vue d'un narrateur intello parisien qui rend compte de sa relation amoureuse avec une coiffeuse de province. Sa prose sert à distancier le narrateur de l'objet de son amour (ou de son émoi), à justifier son indécision, son incapacité à s'engager avec "Jennifer". Le texte doit se lire, à mon sens, comme Lolita de Nabokov: c'est la voix de Jennifer, la "victime", qui apparaît comme poignante en filigranes des infinies contorsions du narrateur, qui s'avère particulièrement irritant et renvoie une image peu reluisante de l'amour bourgeois et intello, finalement tout aussi prisonnier des conventions que celui de Jennifer et son univers peuplé de télé-réalité et de livres de Marc Levy. C'est un texte sur l'amour par de les classes sociales mais aussi et surtout sur le rapport entre le langage et l'action. L'un parle. L'autre agit.
L'auteur se distingue par un style fort soigné. Ainsi, lorsque le narrateur, après avoir cherché Jennifer partout, se terre derrière sa porte...Il l'a trouvée tout simplement chez elle comme en témoigne la lueur qui transparaît sous la porte. "Ma jalousie me paraissait grotesque: elle dessinait dans mon souvenir une sorte d'itinéraire risible de l douleur et du plaisir qui venait s'échouer sur cette lueur". Vilain apporte également un soin particulier à rendre le langage de Jennifer fidèle à son milieu sans en faire trop. Derrière ce langage semble transparaître la vérité d'un être, bien plus qu'une coiffeuse stéréotypée.
A comparer avec l'excellent film de Lucas Belvaux, où, par choix ou en raison du medium, la voix de Jennifer est aussi présente que celle de François.
Un de ces énième roman français prétentieux et condescendant. L'auteur s'y regarde écrire pour enfiler des clichés. je passe sur le phallocratisme ambiant. La fin un peu plus réussi sauve une deuxième étoile.
Vilain non sei Radiguet, non hai esagerato i tuoi lati negativi per far risaltare lei, sei davvero così (ho arbitrariamente deciso che c'è dell'autobiografico nella storia), cioè una merda egoriferita e snob, e il fatto che . Ho preso il libro perché ho visto che è uscito il film (Sarà il mio tipo? di Lucas Belvaux) e mi sono incuriosita; mi aspettavo qualcosa di divertente, e invece. Spero cinematograficamente gli diano un taglio diverso
Malgré sa brieveté et parce que son sujet me touche tout particulièrement, j'ai beaucoup aimé. Je comprend toutefois que certains puissent trouver lassant l'introspection perpétuel de Clément. Son ressenti et ses réflexions sur ce qu'il ressent et l'entoure sont passionnants mais cela impacte forcément le rythme de la narration. Il n'y a pas non plus d'histoire, elle n'est là que pour accompagner les idées de Clément et structurer le thème principal de la nouvelle : les différences culturelles et sociales en amour. Le film qui en a été tiré est tout aussi bon, chose suffisamment rare pour être signalé.
Un petit bouquin bien réfléchi sur les racisme des sentiments et le détérminisme de l'amour. En tout cas je préfere la version du film ou les deux cotes sont un peut plus équilibré et le personnage principal est moins cruel quoique également pitoyable.