Ce dictionnaire prsente les prdcesseurs des ministres des Finances d'aujourd'hui sous forme de notices biographiques, chacune illustre par un portrait et un document autographe, quand cela a t possible. De Jacques de Beaune, baron de Semblanay qui se voit confier par une commission du 27 janvier 1518, " charge, connaissance et intendance du fait et maniement de toutes les finances, tant ordinaires qu'extraordinaires ", Claude-Guillaume Lambert, contrleur gnral des finances de 1790, guillotin a Paris le 23 juin 1794, en passant par Sully, Colbert et Necker, tous, surintendant ou contrleur gnral, sont prsents dans l'ordre chronologique de leur accession au ministre. Ainsi, voit-on se succder de 1518 1790 cinquante-six personnalits aux destins divers. On dcouvre tour tour leurs origines familiales, leur formation, leur carrire, leur action ministrielle. Mais au-del de ces parcours individuels, on voit aussi se dessiner comme l'explique Franoise Bavard dans son introduction un " portrait robot " du ministre des Finances sous l'Ancien Rgime : " Issus de familles importantes du pays aux ordres de la monarchie depuis au moins deux gnrations ou en cours d'ascension sociale, duqus ds l'enfance, maris avec les partis les plus puissants et les plus riches possibles, ils s'engagent dans des voles diverses et saisissent les opportunits que leur offrent leur entourage, les circonstances et leurs qualits personnelles. Leur passage aux finances peut n'tre qu'une tape vers d'autres destines ou qu'une activit parmi d'autres. Il constitue, le plus souvent, le couronnement d'une carrire dj bien remplie au service du roi. Il n'en forme pas moins un temps essentiel dans la vie de la famille : les titres, les biens, la surface sociale et les alliances s'y accroissent de manire acclre, d'autant plus frntique, peut-tre, que l'on sait la fragilit d'une fonction essentiellement politique "