Estelle multiplie les rencontres. Qu'ils soient tendres, drôles, égoïstes ou spirituels, elle aime observer les hommes et les mettre à nu avec d'autant plus d'entrain qu’elle fuit sa propre histoire. Car l'avantage de tous ces hommes, c'est qu’ils ne sont pas lui : Ganaël, celui qu’elle a réussi à quitter dans un ultime réflexe de survie. L’amour de sa vie à qui elle avait tout donné. A Paris, elle tente désormais de tourner la page, et c'est à travers le regard des hommes qu'elle va chercher la femme en elle, celle dont elle a perdu la trace...
En préambule, je tiens à avertir que ce roman n'est pas à mettre entre toutes les mains. Malgré sa couverture attractive, je pense qu'il n'est pas fait pour un public trop jeune (en dessous de 30 ans). Pour comprendre ce roman, pour voir au delà des mots, il faut une histoire, sa propre histoire, il faut avoir vécu des choses, il faut avoir ressenti, aimé, perdu, pleuré, existé, tombé, vrillé et surtout avoir recommencé encore et encore. Ce livre est pour les personnes qui ont essayé d'aimé et essayé d'être aimé, plusieurs fois.
Sex in the city version 2019, mais sans les copines, sans les cosmos et sans rigolade. Et cela me fait m'interroger : sommes-nous, tous, Hommes et Femmes, malheureux, dans nos vies et en particulier dans nos vies sentimentales, nos vies de couple ? Nos vies programmées par téléphone portables, où chaque petit rendez-vous est enregistré, conditionnent également une programmation de notre durée d'instants de bonheur dans le couple ? Existe-t-il un questionnaire d'attachement que l'on pourrait compléter avant de rencontrer une personne ce qui nous permettrait de programmer notre téléphone en y ajoutant une alarme en disant : fin de la relation dans 2 semaines, 2 jours, 2 heures, fini. Et puis, sommes-nous désireux de choses que nous ne pourrons pas avoir, ou qui pourraient nous faire tout simplement du mal. Souffrir est-il obligatoire pour trouver notre chemin ?
A travers le personnage d'Estelle, Camille Lanvin, nous fait nous interroger sur comment faire le deuil d'une vie de couple, d'une séparation, de la perte de l'autre. S'il y a deuil, il y a forcement sentiments éprouvés, sinon on parlerait simplement de rupture ce qui est au final, beaucoup plus facile à traverser. Mais l'histoire qui nous est raconté, ne donne pas envie de tomber amoureux ou d'essayer de vivre en couple.
Estelle est malheureuse, elle aime un homme mais le quitte, et elle va quitter son propre corps en même temps, son esprit le survolera pendant longtemps, deux entités liées mais qui ne font plus qu'un. L'un ne va plus respecter l'autre et vice versa, et Estelle va sombrer de plus en plus dans les bras de Ganaël, Florian, Emilie, Rodrigues, Grégory, Brice, Philippe, Alban, … et bien d'autres. Car ce n'est pas Estelle qui manque d'amour à donner, Estelle va manquer d'amour tout court : "Plus personne pour m'aimer et veillez sur moi". Camille Lanvin met le doigt sur le mal de notre société actuelle, ce besoin de réconfort que nous éprouvons tous, ce besoin d'appartenance, de sécurité affective, la peur d'être seul avec soi-même.
Camille Lanvin, nous raconte cette histoire à fleur de peau avec finalement beaucoup de pudeur et même si j'ai apprécié les moments que j'ai passé avec moi-même en lisant ce roman, je n'ai pas adhéré à cette histoire sombre, tourmentée. Je n'émets aucun jugement, car je suis la première à penser qu'il faut sombrer pour renaitre, mais le voir défiler sous mes yeux, n'est pas une choses qui j'ai particulièrement apprécié.
Je remercie Camille Lanvin pour cette lecture. En recevant ce livre je me demandais bien le ressentis que j’allais avoir avec cette lecture. J’avais regardé divers avis dessus et ils étaient tantôt bon, tantôt négatif. Pourtant, le résumé m’attirait beaucoup de prime abord.
UNE FEMME DÉLAISSÉE Estelle est une femme mariée, folle amoureuse de son mari. Elle a tout laissé tomber pour lui et pour qu’il puisse réaliser son rêve. Les années passent et ce dernier passe son temps à faire du parachute. Il la délaisse.
Elle se sent de plus en plus seule et de moins en moins aimée. Pourtant, Ganaël reste l’homme de sa vie, elle le sait au plus profond d’elle, mais elle souffre. Elle souffre de ne pas avoir l’attention qu’elle mérite, elle souffre de passer après le parachute, elle souffre de se sentir si insignifiante aux yeux de l’homme qu’elle aime.
ILS SE DÉTRUISENT A force de ne rien dire, Estelle va faire du mal à Ganaël. Il fera de même. Ils finiront finalement par entrer dans un jeu du chat et de la souris, ou le gagnant n’existe pas.
Finalement, la séparation sera inévitable. Les jours passent et Gan reste ancré dans sa chair et son esprit. Elle rencontrera alors d’autres hommes, qu’ils soient des partenaires sexuelles ou spirituels, ils l’aideront petit à petit à trouver des réponses à ses questions, à trouver qui elle est.
UN AVIS GÉNÉRALE TRÈS MITIGÉ Je ne sais pas quoi réellement dire sur mon avis concernant ce roman. D’un côté, le style d’écriture de Camille Lanvin était captivant et me donnait envie de continuer ma lecture. J’ai aimé sa façon d’écriture qui était fluide. J’appréciais chaque ligne que je lisais, mais il y a un mais.
Le mais, c’est que je ne comprenais pas réellement le sens de l’histoire. Certes, il est question ici, d’une femme qui se sépare de son mari et qui essaye d’apprendre à revivre sans lui, à se retrouver et à chercher qui elle est. Pourtant, j’étais souvent perdue. Le sens existait-il ? Je n’ai pas réellement compris où l’auteur voulait nous amener, malgré une fin plutôt sympathique.
EN CONCLUSION La peau des hommes, est une histoire qui pour ma part m’a laissé un sentiment partagé. Le style de Camille Lanvin est vraiment appréciable et je pense que j’aimerais bien lire certain autre de ses romans à l’avenir, mais… Mais je n’ai pas compris le sens de cette histoire. J’étais un peu perdu et je ne voyais pas où l’autrice voulait en venir.
J’ai adoré suivre Estelle, une jeune fille qui a une soif de vivre, une femme très féministe. Estelle essaye de se construire et regagner la confiance de son mari Ganaël, qui fait passer son parachutisme avant elle. Pour pimenter et redonner vie à son couple, Estelle va essayer de trouver l’amour perdu dans d’autres corps et d’autres bras. Ce qui entrainera la fin de ce couple fusionnel. Elle va faire fuir son conjoint qui la punira sentimentalement. Le début du chat et de la souris ou du « je t’aime » « moi, non plus! ». Un éternel recommencement qui reviendra dans ce roman et dans leur histoire.
Une lecture qui est touchante, émouvante et pleine de sensualité. De l’érotisme, de la brutalité dans ce roman il y a, ce qui nous permet de voir et de comprendre la déchéance du mal-être de notre héroïne. Ce n’est pas uniquement les scènes érotiques qu’il faut retenir même si elles ont l’air très réalistes. Ce sont surtout les questionnements et la tristesse de notre héroïne qui se noie dans sa vie. J’ai apprécié que dans chacune de ses rencontres Estelle apprend de ses erreurs et essaye de s’en sortir. J’ai beaucoup aimé sa dernière rencontre et c’est aussi, celle qui m’a le plus émue. Une vraie sincérité s’en dégage de par les mots et les gestes des personnes concernées. Un roman dur sur la place de la femme et de son corps. Un roman touchant sur cette aptitude à se relever et à comprendre que l’amour est une situation qu’il faut perpétuellement embellir. Un roman avec une plume d’une fluidité qui arrive à faire ressortir tant d’émotions dans ce personnage de femme pas si fatale que ça. J’ai aimé découvrir cette histoire et cette pression étouffante d’Estelle pour son ex-mari. Une emprise tellement destructrice. Un roman psychologique émouvant de la destruction de l’âme à la reconstruction de l’être et de soi.
Comme je le dis et le répète à chaque fois que cela m’arrive de mettre une note si basse, mon ressenti en fin de lecture n’engage que moi, ce n’est pas parce que je n’accroche pas à un récit, que cela sera forcément votre cas. Je dois vous avouer qu’il m’a fallu attendre avant de pouvoir écrire un avis qui veuille dire quelque chose, mes idées étaient on ne peut plus chaotique, à la hauteur de ce que le récit m’a fait ressentir. Je dois également avouer que j’ai failli abandonner ma lecture après seulement quelques chapitres… malgré tout, j’ai persévéré, en me disant que cela irait mieux par la suite. La seconde partie du récit m’a donné raison, il y avait un regain d’intérêt de ma part. Malheureusement la troisième partie m’a de nouveau laissé un goût plus qu’amer en bouche. Honnêtement, je me suis demandée pourquoi je n’avais pas laissé tomber, a réponse est simple, c’est juste que je voulais absolument donné une chance à l’histoire d’Estelle de me surprendre. Au final, je trouve que le résumé qui me tentait n’a pas été suffisant, que la plume agréable de l’auteure n’a pas su me retenir réellement entre ses lignes. Je suis passée complètement à côté de ce récit et j’en suis désolée pour l’auteure. Je ne vais pas développer plus mon avis, je pense que c’est bien assez pour comprendre que personnellement ce livre n’était pas pour moi, alors que je lis de tout, celui-ci n’a pas réussi à se faire une place si ce n’est de celle que j’oublie rapidement.
Je tiens tout d’abord à remercier Harper Collins et Babelio dans le cadre d’une masse critique pour l’envoi de ce roman. J’avoue que ce n’est pas le genre de roman que j’ai l’habitude de lire mais je l’ai dévoré ! Contrairement à ce que j’ai pu lire comme critiques, j’ai beaucoup aimé suivre Estelle dans ses multiples rencontres suite à la perte de son premier amour. On peut dire qu’elle a su rebondir à multiples reprises, essayant des choses et en les appréciant plus ou moins ! Difficile d’oublier l’homme qu’on aime malgré le fait qu’il a fait tout pour en arriver à cette situation ! On va dire que chacun à ses torts même si tout a commencé par lui. Le style d’écriture est très bon, on enchaîne les pages avec l’envie de connaître les différentes aventures d’Estelle. Elle est en pleine recherche d’elle-même, elle sombre au fur et à mesure et il faudra qu’elle touche le fond pour passer à autre chose, ouvrir les yeux et tourner la page. Pour cela, elle subira des choses qu’elle ne voulait pas forcément et elle en souffrira plus que tout. Mais est-ce important finalement ? L’important est d’oublier, penser à autre chose ! Estelle a de multiples relations (peut-être trop … Est-ce que les femmes divorcées connaissent autant d’hommes avant d’en retrouver un ??? Je ne suis pas trop sure …), elle aura du mal à trouver le suivant mais après quelques longs mois le bonheur arrive à sa porte ? Personnellement, j’ai beaucoup aimé ce personnage qui peine à respirer de nouveau. Elle avance peu à peu jusqu’à finalement se reconstruire.
En résumé, la peau des hommes est un excellent roman sur la femme dans l’amour. La plume très bonne de l’auteure nous fait aimer notre lecture et on dévore les pages pour en apprendre plus sur l’histoire d’Estelle. Une bonne lecture pour ma part que je ne peux que vous conseiller !