« Avec mes ami·es, ce cri de ralliement : nous sommes l’huile. L’huile et l’eau ne se mélangent pas. Nous flottons sur le top des choses. Toujours mis·es à l’écart. Nous avons appris à aimer cette position. Nous sommes et serons toujours les weirdos dans nos familles, nos régions natales, nos amitiés d’enfance. Nous vivons parfois en bordure du monde. Nous ne sommes certainement pas des bad boys, mais nous sommes en marge et sans compromis. » – Maude VEILLEUX
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Voici rassemblés douze textes qui explorent et déconstruisent ensemble l’idée du « bad boy ». Ce livre-performance, où la fiction se mêle à la réalité, donne à lire des voix fortes, subversives, troublantes, mais surtout, authentiques et vraies.
Maude Veilleux was born in 1985. She has published a number of fanzines and two poetry collections. Prague is her second novel; her first, also published in French with Hamac, was longlisted for the Prix des libraires du Québec, the Quebec booksellers’ award. She lives and works in Montreal.
J'ignore pourquoi, mais je m'attendais à davantage de ce recueil de nouvelles: Le respect de la thématique du mauvais garçon ne semble pas avoir la même valeur pour tous les auteurs. Certains recyclent leur vieux stock, d'autres passent complètement à côté.
Du lot, seul le texte de Claire Legendre fait la job. Son HONEY MOON se veut intime, frais et honnête. Dommage que le reste ne dépasse pas l'ordinaire.
HONEY MOON: "Moi, après des années à chercher le fantôme d'un amour mort, un autre artiste à aimer qui donnerait du sens à ma vie, je ne cherche plus rien. Du sexe pour le fun et l'ego. De la compagnie pour ne pas mourir d'ennui. Pas plus d'une fois par semaine. Chez moi de préférence. Pour la tendresse j'ai un chat. Enfin, une chatte..."
Je n’ai pas grand chose à dire sur ce petit recueil, autre que je n’ai pas eu beaucoup de plaisir à le parcourir. Je crois que je m’attendais à lire des nouvelles sur le thème du bad boy dans sa figure plus littérale, un thème qui m’a toujours interpellé, et sauf le texte de Claire Legendre, les autres m’ont laissé sur ma faim. Pas un livre mémorable, malheureusement.
J’ai lu en diagonale plusieurs nouvelles du recueil. Les seules m’ayant réellement accrochée sont celles de Claire Legendre (Honey moon) et de Jean-Guy Forget (Mauvais garçon) alors que plusieurs autres m’ont perdue un peu beaucoup. Chose certaine, je suis intriguée à me familiariser davantage avec la plume de Forget et à en lire plus.
« J’ai toujours peur que les hommes soient violents. Quand je les quitte, j’ai peur qu’ils me tuent. » (Legendre, p.16)
« S’affirmer queer, ça se plug mal dans une conversation, ça complique trop l’appréhension du monde. Je ne veux pas qu’on discute ma sexualité entre chums sur le bord d’une piscine parce qu’on n’a rien d’autre à se dire. Je ne veux pas que celleux qui passent dans mon lit servent à remplir les silences. Je n’ai pas à justifier ce que je n’ai jamais eu besoin de m’expliquer. C’est peut-être trop facile de se dire queer et de clore la discussion. […] Peut-être que ça ne semble pas assez complexe d’être soi-même, au mieux, dans tout ce qu’on fait. Peut-être que ça ne se fait pas de justifier son orientation sexuelle en disant seulement qu’on s’en calisse. » (Forget, p.60)
J’ai eu une nette impression de fausse représentation en lisant ce collectif. Sans doute parce que je m’attendais à parcourir des histoires de bad boys, alors que j’ai trouvé que les auteurs travaillaient à déconstruire cette figure. Ça donne des récits dépareillés que j’ai lus sans trop de plaisir.
Pas mauvais mais vraiment décousu. J’avais beaucoup d’espoir en ce recueil, j’adore Marie Darsigny et j’avais hâte de la lire. Sa nouvelle était bonne, comme d’habitude, mais le reste semble un peu tomber à plat.
La plume de chacun·e est superbe, mais j'avais de grandes attentes envers ce collectif, et j'aurais personnellement préféré que le thème des bad boys soit abordé de front, comme il nous est vendu. Finalement, ce livre est très éclectique!