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OREILLER D'HERBES OU LE VOYAGE POETIQUE

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Il faut lire ce texte d'une originalité et d'une poésie absolues, que Sôseki appelait son "roman-haïku". Au printemps, un jeune artiste décide de se retirer dans la montagne, loin des passions et de l'agitation de la cité, rencontre une jeune femme malicieuse et fantasque, rêve de peindre le tableau qui exprimerait enfin son idéal et ne réussit qu'à aligner poème sur poème! Dans ce manifeste poétique et esthétique, profond, piquant, passionné, indigné, éblouissant, Sôseki approfondit sa méditation sur la création et la place de l'artiste dans la société moderne. "Je ne crois pas qu'un tel roman ait déjà existé en Occident. Il ouvrira de nouveaux horizons à la littérature", prédisait Sôseki en l'écrivant. Les délicates peintures qui l'accompagnent sont issues d'une édition de 1926 en trois rouleaux, où figurait aussi le texte entièrement calligraphié.

271 pages, Pocket Book

Published April 5, 2018

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About the author

Natsume Sōseki

890 books3,261 followers
Natsume Sōseki (夏目 漱石), born Natsume Kinnosuke (夏目 金之助), was a Japanese novelist. He is best known for his novels Kokoro, Botchan, I Am a Cat and his unfinished work Light and Darkness. He was also a scholar of British literature and composer of haiku, kanshi, and fairy tales. From 1984 until 2004, his portrait appeared on the front of the Japanese 1000 yen note. In Japan, he is often considered the greatest writer in modern Japanese history. He has had a profound effect on almost all important Japanese writers since.

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Displaying 1 - 4 of 4 reviews
Profile Image for Aliénor Daki-Taine.
63 reviews3 followers
March 3, 2021
Il y a des livres qui semblent avoir été écrits pour vous. Celui-ci, ça faisait un moment qu'il m'attendait, que je le guettais, mais le prix de son grand format a retardé notre rencontre. C'est en flânant dans une librairie que je suis tombée par hasard sur cette très belle édition poche de Picquier qui reproduit en qualité tout à fait correct les illustrations du grand format pour la modique somme de 10€. La seule chose qui lui manque, c'est sans doute un appareil critique plus développé (l'existant se réduisant à quelques notes pour initié et une liste des illustrations). J'aurais en particulier aimé en savoir plus sur ce processus d'illustration justement, sur le choix des artistes et la manière dont ils ont collaboré (déformation professionnelle sans doute, quand on travaille sur le rapport texte/image).

De Sôseki, j'avais déjà lu il y a longtemps les Haïku, dans la même collection, qui avaient apaisé et sublimé un petit matin d'insomnie angoissée. Plus récemment, j'ai appris au hasard de mes recherches qu'il avait enseigné la littérature britannique, et qu'il était le seul auteur japonais à avoir écrit une version de la légende arthurienne ! Alors voilà, cet auteur, il me parlait.

Et c'est ce qu'il fait tout au long de ce livre, me parler. Finalement, j'y retrouve tous mes thèmes de prédilection : la poésie, la nature, le rapport au monde, le rapport à la langue (il y a un passage particulièrement fascinant dans lequel le personnage principal propose une traduction libre d'un extrait d'un roman de Meredith ! Comme je regrette de ne pas pouvoir le lire en japonais !). À la manière de Tanizaki dans Éloge de l'ombre, Sôseki rend hommage à l'art occidental (et britannique en particulier) dont il est imprégné, tout en cherchant à s'en détacher (je pense notamment à ses pages magnifiques essayant d'imaginer ce que serait une Ophélie japonaise - et au tableau qui la représente). À en croire la 4e de couverture, Sôseki parlait de ce livre comme de son "roman-haïku", et en effet, il ne s'y passe pour ainsi dire rien. C'est l'histoire d'un peintre qui se retire dans un petit village entre mer et montagne, où il rencontre une muse qui se veut telle, et où il apprend à être un artiste en ne peignant pas. C'est un apprentissage de l'être-au-monde artistique, une ode à la contemplation poétique (d'ailleurs, le narrateur compose plus de haïku que de tableaux). Comme une sorte Chef d’œuvre inconnu à l'envers, à la japonaise, le livre s'achève quand enfin le peintre trouve le sujet de son chef d’œuvre, précisément parce qu'il a renoncé à le chercher.
Profile Image for Dori-anne.
106 reviews
November 30, 2021
Je suis assez mitigée vis à vis de ce livre. La quatrième nous promet un roman d'une"poésie absolue", or c'est bien plus et bien moins que cela. Bien plus car l'auteur nous livre ici un roman-essai qui questionne l'art, la création, et ce que c'est que d'être artiste. Bien moins car nous sommes loin d'une œuvre "d'une poésie absolue". C'est un roman très contemplatif et j'admets que certaines descriptions sont en effet poétique et porte en elles l'atmosphère que l'on trouve dans des haïkus ; cependant d'autres fois l'auteur me semblait forcé sur la poésie. Ça ne semblait ni spontané ni crédible et j'ai trouvé cela dommage. Enfin j'ai quelques réserves quant à la vision que Sôseki a de l'art. Il m'a semblé qu'il était parti sur le bon chemin pour ensuite dérailler complètement. Le narrateur nous affirme d'abord que le poète ressent plus intensément que la moyenne (soit, pourquoi pas), puis il se lance dans une quête d'impassassibilité. Voilà alors qui semble tout à fait antipoétique. Si le poète doit prendre du recul sur ses émotions, d'accord ; s'il doit les regarder du point de vue d'un spectateur, d'accord, mais cela ne constitue en rien l'impassibilité qui correspond à l'annihilation des émotions. La quête d'impassassibilité peut répondre pourquoi pas à une expérimentation spirituelle, mais poétique je ne crois pas, non. On dira que je chipote sur des mots. Oui certes, mots qui mériteraient d'être définit avant d'être utilisés comme principes fondamentaux. Est-ce un problème dû à la traduction ? Peut-être. Le fait est que je me suis trouvée à la fois en accord et en désaccord avec la vision de l'art proposé, mais je suis pas parvenu à savoir si ces désaccords étaient seulement d'ordre lexical ou artistique. Cela aura au moins eu le mérite de me faire noircir les pages et les marges du livre et de mettre sur papier ma propre vision de la chose.
Ceci étant dit, la discussion artistique reste intéressante et le reste est appréciable, doux et déchirant à la fois. Les peintures qui viennent illustrer le tout m'ont tout à fait émerveillé et transporté dans cet ailleurs japonais. Une quête artistique à la manière de Claude Lantier mais sans la tragédie. Une tentative de s'échapper du monde.
Profile Image for Sophie.
30 reviews1 follower
August 14, 2023
J'ai beaucoup apprécie cette lecture. Très poétique, il ne se passe pas grand chose mais c'est relaxant, apaisant. Les auteurs japonais ne me déçoivent jamais. (ok la bandeuse du Japon)
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