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Tombéza: roman
French
270 pages, Paperback
First published January 1, 1991
About the author
Rachid Mimouni
31 books27 followersFrom Wikipedia: Rachid Mimouni (In Arabic:رشيد ميموني) was an Algerian writer, teacher and human rights activist.
Mimouni studied science at the University of Algiers before becoming a teacher at the École supérieure du commerce (business school) in Algiers. He was president of the Kateb Yacine foundation and he also held the position of vice-president at Amnesty International. He fled Algeria for France in 1993 to escape the civil war and the assassinations of intellectuals. He died in Paris in 1995 of hepatitis.
Mimouni wrote novels describing Algerian society in a realist style.
Mimouni studied science at the University of Algiers before becoming a teacher at the École supérieure du commerce (business school) in Algiers. He was president of the Kateb Yacine foundation and he also held the position of vice-president at Amnesty International. He fled Algeria for France in 1993 to escape the civil war and the assassinations of intellectuals. He died in Paris in 1995 of hepatitis.
Mimouni wrote novels describing Algerian society in a realist style.
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Community Reviews
Displaying 1 - 2 of 2 reviews
September 25, 2025
C’était ma première lecture de Rachid Mimouni, et franchement, jusqu’à environ 90 % du livre, jamais je n’aurais cru lui mettre un 5 étoiles. Je m’explique : après les deux premiers tiers, j’ai confié à mon mari que je n’avançais pas assez vite, que c’était trop dense, mais que j’étais déjà trop loin pour abandonner.
Le style m’a un peu rappelé Kateb Yacine : l’auteur tisse une multitude d’histoires à l’intérieur de l’histoire, au point qu’on peine parfois à suivre le fil et à discerner le récit principal. Certaines intrigues captivent au point de tourner les pages sans s’en rendre compte, d’autres paraissent interminables et saturées de métaphores qui vous désorientent.
Mon mari m'a répondu avec une remarque très intéressante : ce mode de narration, fait de récits entremêlés, c’est un art qu’on retrouve souvent chez les anciens en Algérie, ces conteurs sages qui, au bout du compte, ramènent toujours à une conclusion unique qui donne sens à tout. Il m’a dit qu’il fallait lire avec le cœur, et j’ai essayé…
Je ne sais pas si c’est cette perspective qui m’a aidée à accueillir la suite avec plus d’ouverture ou si, tout simplement, c’est un livre qui ne se révèle pleinement qu’une fois terminé. Mais une chose est sûre : il vous marque et vous hante. On y repense longtemps, et je sais que je vais le citer pour décrire une certaine catégorie de personnes : celles qui vivent dans la marginalité et l’abandon le plus extrême et qui, par un incroyable concours de circonstances qu’elles provoquent presque elles-mêmes, connaîtront une ascension fulgurante, et finissent narcissiques, hypocrites et opportunistes, ne s'arrête plus jusqu'à ce qu'un autre opportuniste, plus malin vienne les couper dans leur élan.
Le style m’a un peu rappelé Kateb Yacine : l’auteur tisse une multitude d’histoires à l’intérieur de l’histoire, au point qu’on peine parfois à suivre le fil et à discerner le récit principal. Certaines intrigues captivent au point de tourner les pages sans s’en rendre compte, d’autres paraissent interminables et saturées de métaphores qui vous désorientent.
Mon mari m'a répondu avec une remarque très intéressante : ce mode de narration, fait de récits entremêlés, c’est un art qu’on retrouve souvent chez les anciens en Algérie, ces conteurs sages qui, au bout du compte, ramènent toujours à une conclusion unique qui donne sens à tout. Il m’a dit qu’il fallait lire avec le cœur, et j’ai essayé…
Je ne sais pas si c’est cette perspective qui m’a aidée à accueillir la suite avec plus d’ouverture ou si, tout simplement, c’est un livre qui ne se révèle pleinement qu’une fois terminé. Mais une chose est sûre : il vous marque et vous hante. On y repense longtemps, et je sais que je vais le citer pour décrire une certaine catégorie de personnes : celles qui vivent dans la marginalité et l’abandon le plus extrême et qui, par un incroyable concours de circonstances qu’elles provoquent presque elles-mêmes, connaîtront une ascension fulgurante, et finissent narcissiques, hypocrites et opportunistes, ne s'arrête plus jusqu'à ce qu'un autre opportuniste, plus malin vienne les couper dans leur élan.
This entire review has been hidden because of spoilers.
August 24, 2026
Je viens de refermer Tombéza, le deuxième livre que je lis de Rachid Mimouni, et encore une fois : quelle plume.
Depuis son lit d’hôpital, Tombéza raconte sa vie, avec son lot de misère, de violence et d’humiliations. Né d’un viol et rejeté dès sa naissance, il découvre très tôt l’hypocrisie et la cruauté d’une société qui ne lui fera quasiment aucun cadeau.
Livré à lui-même, il apprend à survivre dans une Algérie d’abord marquée par la colonisation, puis bouleversée par l’indépendance. À travers son parcours, Mimouni dresse surtout le portrait d’une société gangrenée par les apparences, la corruption, les abus de pouvoir et une morale souvent impitoyable.
Et ce que j’ai trouvé particulièrement réussi, c’est Tombéza lui-même. C’est un personnage profondément détestable, parfois cruel, parfois révoltant, et pourtant, au fil des pages, il devient de plus en plus difficile de le condamner sans réserve.
Mimouni ne cherche jamais vraiment à l’excuser. Il nous montre simplement tout ce qui a participé à le fabriquer.
Et c’est probablement ce qui m’a le plus marquée dans ce roman : derrière la monstruosité d’un homme se dessine peu à peu celle d’une société tout entière.
Depuis son lit d’hôpital, Tombéza raconte sa vie, avec son lot de misère, de violence et d’humiliations. Né d’un viol et rejeté dès sa naissance, il découvre très tôt l’hypocrisie et la cruauté d’une société qui ne lui fera quasiment aucun cadeau.
Livré à lui-même, il apprend à survivre dans une Algérie d’abord marquée par la colonisation, puis bouleversée par l’indépendance. À travers son parcours, Mimouni dresse surtout le portrait d’une société gangrenée par les apparences, la corruption, les abus de pouvoir et une morale souvent impitoyable.
Et ce que j’ai trouvé particulièrement réussi, c’est Tombéza lui-même. C’est un personnage profondément détestable, parfois cruel, parfois révoltant, et pourtant, au fil des pages, il devient de plus en plus difficile de le condamner sans réserve.
Mimouni ne cherche jamais vraiment à l’excuser. Il nous montre simplement tout ce qui a participé à le fabriquer.
Et c’est probablement ce qui m’a le plus marquée dans ce roman : derrière la monstruosité d’un homme se dessine peu à peu celle d’une société tout entière.
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