Le destin est parfois cruel envers ceux qui s'aiment.. . Dans les rues de Bagdad, le jeune Saad déclare sa flamme à la mystérieuse Leila. Alors que la ville en liesse fête l'intervention américaine, les bombardements grondent et menacent leur histoire... Tenu pour mort pendant la Seconde Guerre mondiale, Andras Tomá rentre chez lui après des années d'absence. Reconnaîtra-t-il parmi les siens son amour de jeunesse ? Depuis son retour du front, Josef Thiedemann n'est plus le même. Prostré, traumatisé, plus rien ne semble l'affecter. Le dévouement de sa femme suffira-t-il à le ramener à la vie ? Cinq récits de destinées brisées par la guerre qui célèbrent, au milieu des ruines, le triomphe de l'amour. L'édition : - L'engagement en question : des héros ordinaires - Parcours de lecture - Groupements de textes - Vers le brevet - Culture artistique : - histoire des arts : Sabastião Salgado, un photographe engagé - un livre, un film : à la découverte de La Grande Illusion (Jean Renoir) - Le rôle des médias dans la résistance (éducation aux médias)
Emmanuel Carrère is a French author, screenwriter, and director. He is the son of Louis Carrère d'Encausse and French historian Hélène Carrère d'Encausse.
Carrère studied at the Institut d'Études Politiques de Paris (better known as Sciences Po). Much of his writing, both fiction and nonfiction, centers around the primary themes of the interrogation of identity, the development of illusion, and the direction of reality. Several of his books have been made into films; in 2005, he personally directed the film adaptation of his novel La Moustache. He was the president of the jury of the book Inter 2003.
mitigée...... l'histoire d'andrás toma contée par emmanuel carrère est terriblement touchante (j'ai pleuré) tout comme la nouvelle d'erich maria remarque, mais éric emmanuel schmidt qui s'appelle ÉRIC EMMANUEL, qui n'a pas 1% de sang irakien et qui se permet de se créer un personnage d'irakien pro bush c'est d'une indécence monstre ???? les deux autres nouvelles sont bien écrites mais pas au niveau du carrère et du remarque, c'est pas forcément la sélection que j'aurais fait si j'avais dû éditer ce livre quoi
"Chair de ma chair, sang de mon sang, sueur des étoiles, Saad mon fils, je constate que, depuis Nabuchodonosor, notre pays a produit beaucoup de rois dominateurs, de conquérants belliqueux indifférents aux besoins des citoyens..." (Le Silence de Leila d'Eric-Emmanuel Schmitt)
"Quiconque a vu Leila glisser une cigarette entre les doigts, la renifler d'un geste preste sous ses narines frémissantes, approcher le briquet du tabac, les prunelles brillantes, la nuque tendue, le visage dévoré par l'attente, les lèvres gonflées qui semblent chuchoter "Tu vas voir, ma belle, combien tu embaumeras dès que tu brûleras", sait ce qu'est avoir rendez-vous avec le plaisir. Etincelles. Grésillements. Même le papier gémissait de joie. Ensuite Leila portait la cigarette à sa bouche, aspirait avec la rigueur d'une musicienne, fermait les paupières, renversait la nuque et l'on avait l'impression que la cigarette la pénétrait ; à cause d'une contraction, de quelques spasmes - sa poitrine se soulevait, ses épaules se livraient au canapé, ses genoux s'écartaient -, on sentait que son corps entier appelait la fumée, l'accueillait, la buvait, consentant à son envahissement. Lorsqu'elle rouvrait les yeux, les cils papillonnants, l'iris imprécis, elle évoquait une favorite qui émerge, tremblante, surprise, le pourpre aux joues, d'une nuit d'amour avec le sultan ; on aurait dit, l'espace d'une seconde, qu'elle craignait de ne pas s'être rhabillée. Puis la main qui tenait la cigarette passait devant la bouche, ses lèvres attiraient l'objet, le saisissaient, et la fumée émanait de sa gorge, de ses narines, souple, dolente, flâneuse, d'un blanc magnifique qui contrastait avec la chair sombre dont elle s'échappait." (Le Silence de Leila d'Eric-Emmanuel Schmitt)
"Un homme peut rendre plusieurs sons selon qu'il laisse parler telle ou telle voix en lui." (Le Silence de Leila d'Eric-Emmanuel Schmitt)
"Le plus difficile dans une discussion, ce n'est pas de défendre une opinion, c'est d'en avoir une. -Et une seule ! - Oui car nous avons tous plusieurs personnes en nous. Seul l'imbécile croit qu'il est l'unique occupant de sa maison. ... Oui, fils, nous souhaiterions débiter un discours simple, ferme, définitif, qui nous persuaderait de servir la vérité en tranches. Or plus l'on progresse en intelligence, plus on perd cette ambition ; on dévoile ses complexités, on assume ses tensions.-J'aimerais ne pas me contredire. - C'est pourtant à cela qu'on reconnaît un crétin, il ne se contredit jamais. Pourquoi traite-t-on de cloches les imbéciles ? Parce que la cloche ne donne qu'un son. - Eh bien, moi, je ne suis même pas une bonne cloche. Seulement une cloche fêlée. - Fils, il n'y a que lorsqu'une cloche est cassée qu'elle sonne juste : parce qu'elle donne alors plusieurs sons à la fois." (Le Silence de Leila d'Eric-Emmanuel Schmitt)
"Quoi de plus apaisant qu'un monde où il n'y a que des crimes domestiques, raffinés, artistiquement mis en scène, exécutés par fdes criminels intelligents usant de poisons sophistiqués ? Pour nous, ici, qui vivons dans un univers de brutes où la force domine, c'est délicieux, d'un exotisme enchanteur." (Le Silence de Leila d'Eric-Emmanuel Schmitt)
"Peut-être la nature a-t-elle prévu cela ? Peut-être, dans sa sagesse animale, a-t-elle glissé l'envie derrière la peur, un désir vif, érectile, décuplé par le danger, une tension irrépréssible qui assure le triophe du sexe sur la mort ? Bref, la guerre était infiniment plus érotique que la dictature." (Le Silence de Leila d'Eric-Emmanuel Schmitt)
sur les 5 nouvelles il n'y en a qu'une qui m'a vraiment plus : pierrot lunaire. sinon je n'ai pas été captivé par les autres particulièrement les deux dernières que j'ai trouvé très banales et plutôt ennuyante parce qu'on a un schéma très prévisible ( amour tragique etc etc ) bref c'était une lecture de cours donc je ne m'attendais pas à grands choses mais je suis tout de même contente d'avoir lu Pierrot Lunaire