Éliane Gagnon a fumé son premier joint à onze ans. Insouciante, elle s'est laissé prendre dans le cercle vicieux de la vie de party. Pendant longtemps, elle a essayé d'arrêter de boire, de consommer, convaincue chaque fois que c'était pour de bon… Ç'a été un combat difficile. Mais elle touche enfin à la liberté ; elle est sobre depuis le 27 février 2016. C'est ce qu'elle raconte dans ce récit extrêmement personnel, où elle fait état de ses nombreuses fuites et de son cheminement vers la sobriété.
Je ne peux noter se livre à cause que je n’adhère aux mêmes visions et valeurs qu’Eliane Gagnon. En tant qu’intervenante en toxicomanie avec une approche visant la réduction des méfaits j’ai toujours trouvé que l’approche des AA déresponsabilise la personne ayant des problèmes de consommation. Mais je reconnais les bienfaits et le pouvoir de la communauté des AA. J’ai aussi souvent trouvé le discours un brin moralisateur et n’ayant pas réellement exploré d’autre avenue. Tout n’est pas noir ou blanc dans le monde de la conso. Par contre je ne peux qu’être heureuse pour l’actrice d’avoir trouvé son équilibre dans l’abstinence et le contrôle de sa vie.
PS. Je tiens à dire que j’avais adoré ses articles urbania
Parce que j'ai été une grande fan de Ramdam, que je connaissais le background d'Éliane Gagnon et que je trouve la première de couverture magnifique (carrément), j'ai décidé de lire ce livre.
En dépit de son vécu qui est sincèrement très malheureux, je juge que ce livre est un énorme échec littéraire qui aurait eu un énorme potentiel. Premièrement, le principe de se dissocier de sa personne par l'entremise de deux alter-ego (et l'utilisation du Lili-Love et Lili-Destroy au lieu d'utiliser le JE), je saisis le principe, mais j'ai eu l'impression qu'elle n'assume pas totalement ses bons et ses mauvais côtés, ni son propre vécu. (Je comprends maintenant la couverture du livre ceci dit). L'intégration des articles d'Urbania, de ses carnets de fuites et de (je sais pas quoi le troisième), j'ai trouvé ça totalement décousu en terme de chronologie et aucunement clair. Ça manquait de fluidité. J'aurais mis les articles d'Urbania qu'elle a rédigé à la toute fin du livre personnellement, ça aurait déjà fait beaucoup plus de sens.
Je trouve que ce livre n'apporte rien de nouveau à la littérature sur le sujet autobiographique de l'alcoolisme. Je n'enlève rien au talent d'actrice d'Éliane Gagnon, mais c'était clairement pas le meilleur livre autobiographique que j'ai lu. Beaucoup de mots pour ne rien dire de pertinent... mouais.
C'était une belle lecture. Cependant, on aurait que je lisais la version longue et détaillée de ce qui a déjà été rapporté dans les médias et sur Urbania.