2078. Le monde tel que nous le connaissions n’existe plus, ravagé par la Catastrophe.
Les plages de Californie : rayées de la carte.
La statue de la liberté : écroulée.
Les continents : engloutis.
Tout ce qu'il reste du monde, ce sont cinq petites îles parfaitement régies, contrôlées et définies, constituant une seule et même nation : New-Islands.
Emerson Kindell, fille du Roi, se voit promise contre son gré lors d’une compétition sordide et pleine de failles.
River Hadley, habitant de l’île la plus pauvre, est aussi contraint de participer. Mais il s'est fait une promesse : jamais il ne gagnera ce jeu.
Il ne veut pas d’Emerson, elle refuse le sort qu’on lui réserve. Pourtant, une alliance va naître dans le chaos. Ils vont devoir jouer. Mais avec leurs propres règles.
Voilà un livre qui m’aura fait passer par pas mal d’émotions bien contradictoires… Je vais être honnête dans mon avis : j’ai été à deux doigts d’abandonner, mais Nanou m’a conseillé de lire encore quelques chapitres et je crois que j’ai bien fait de l’écouter, car j’ai passé un bon petit moment de lecture au final, même si ce n’est pas le meilleur des premiers tomes de dystopie que j’ai pu lire jusqu’ici (désolée…)
Qu’est-ce qui m’a fait tiquer au début ? Pas mal de petits points. Déjà, l’impression de lire un remake de la série La Séléction de Kiera Cass. River se voit obligé de prendre part à une compétition dans laquelle il doit affronter d’autres concurrents pour gagner et remporter le prix ultime : le trône et devenir ainsi le futur roi. Il y avait aussi les tête-à-tête entre la princesse Emerson et les candidats… Des petites choses du genre qui m’ont fait penser à d’autres séries dystopiques.
J’ai trouvé aussi que le début était très long et certains passages n’étaient pas approfondis. J’aurais aimé en savoir plus sur l’instauration de la royauté et l'histoire de New-Islands. En fait, le prologue se passe à notre époque (2018 pour être plus précise) et dans les chapitres suivants, nous apprenons qu’une Catastrophe a eu lieu (nous avons peu de détails à ce sujet, juste que tout a été englouti par les eaux), qu’ils ne restent que cinq grosses îles, mais comment est-on passé du monde que nous connaissons à celui proposé par l’auteure ? Les îles et leur fonctionnement ont bien été décrits, mais il m’a manqué plusieurs développements et dans un tel pavé (le livre fait plus de 400 pages), je m’attendais à avoir plus d’explications sur le monde construit par l’auteure.
Je crois que je vais m’arrêter là pour les points qui m’ont déçue et passer aux choses qui m’ont plu.
Comme je l’ai dit, le début est très long, mais après avoir atteint les 200 pages (environ), j’ai vraiment été entraînée dans l’histoire, et ce grâce aux personnages et aux petits secrets que nous réserve cette intrigue.
Nous rencontrons vraiment tous les protagonistes lors de cette compétition (et d’autres après) et je dois avouer que c’est à ce moment-là que j’ai vraiment appris à connaître les personnages. Et ça n'a pas été toujours été facile de les juger. Les prétendants d’Emerson sont plus mystérieux les uns que les autres et il est difficile de comprendre quelles sont les motivations de chacun, sauf pour l’un d’eux.
J’ai un avis qui diffère pour les deux personnages principaux. J’ai eu un peu de mal avec le personnage d’Emerson. Le plus étrange, c’est que je n’arrive pas à savoir vraiment pourquoi, peut-être à cause de petites incohérences dans ce qu’elle veut réellement, mais ça n’a pas collé avec moi), néanmoins, après quelques chapitres, j’ai vraiment fini par l’apprécier et avoir de la peine pour elle. Par contre, j’aurais aimé avoir plus de détails sur certaines choses la concernant comme la relation avec sa famille (pas assez approfondie à mon goût.)
En revanche, j’ai apprécié River dès le début. C’est le personnage qui ne veut pas être le héros de l’histoire, mais qui le sera automatiquement et qui fera tout pour aider les gens qu’il aime. C’est un jeune homme qui arbore souvent une carapace, cependant il a un côté touchant que nous voyons lors de certains passages (comme avec sa mère) et qui cache également quelques secrets.
Pour moi, l’histoire a été vraiment prenante lors de la deuxième partie du livre, où l’intrigue a vraiment fait son entrée et où elle m’a réservé quelques surprises. Le côté dystopique n’a rien de révolutionnaire, mais elle est sympathique. Comme dans tous les livres de ce genre, la fin nous tient en haleine et nous donne envie de connaître la suite.
Alors oui, j’ai eu un peu de mal dans ma lecture, mais l’intrigue finit par devenir réellement intéressante et on retrouve tous les bons ingrédients d’une dystopie.
J’ai hâte de lire le tome 2 pour connaître la fin des aventures de River et Emerson et voir ce que l’auteur va nous réserver avec certains éléments qui restent encore obscurs.
"En résumé, voilà un premier tome novateur et très bien écrit. Si le début fait un peu trop penser à "la sélection" et "phobos", l'auteure sort ses épingles du jeu pour nous faire découvrir son univers foisonnant d'idées et de nouveauté. Vivement le tome 2 !"
J'ai beaucoup aimé ce premier tome. Au début j'avais l'impression qu'on partait sur un remake de la Sélection mais inversée (à la recherche d'un prince au lieu d'une princesse) mais pas du tout. Par contre j'ai confondu River et Emerson tout le long du livre. Emerson est un nom d'homme pour moi et pas un nom de fille, et j'ai déjà lu des livres où River était une femme et non un homme
Dès que j’ai découvert le résumé d’Alcyon, j’ai tout de suite été conquise. Celui-ci, très accrocheur, promettait une histoire typique du genre Dystopique et puis, il faut l’avouer, la légère similarité avec la saga « La Sélection» de Kiera Cass n’a fait que me charmer davantage. J’ai rapidement été captivée par le contexte et la façon dont ce dernier est élaboré. Bien que le schéma ne soit pas si différent de ce que l’on peut avoir l’habitude de voir dans les dystopies, l’histoire possède tout de même le mérite d’être prenante et intéressante.
Après avoir essuyé une énorme catastrophe climatique sans précédent, le monde tel que nous le connaissons a totalement été rayé de la carte. Tout ce qu’il reste du monde, ce sont cinq petites îles gouvernées avec force et autorité (L’Île Blanche, l’Île Dorée, l’Île Bleue, l’Île Verte et l’Île Rouge). L’ensemble de ces îles forme l’Hélice et constitue un seul et même territoire : New-Islands. Chaque île effectue une fonction bien précise et la population y est classée de façon bien spécifique. La famille royale est regroupée sur l’Île Blanche, les habitants excessivement riches sont regroupés sur l’Île Dorée, ceux qui sont moins aisés mais non négligeables sont regroupés sur l’Île Bleue et pour finir, les habitants les plus pauvres sont regroupés sur l’Île Verte. La dernière île, l’Île Rouge, est celle où l’on envoie les personnes qui se sont opposées au règlement. Elles y sont emprisonnées, voire même exécutées.
Afin de maintenir l’équilibre et d’assurer l’avenir de la nation, une compétition se prépare sur l’Île Blanche et c’est Emerson Kindell, fille du roi, qui voit sa vie bouleversée par cette sordide compétition. En effet, en tant que future reine, il est de son devoir de trouver rapidement un mari qui deviendra par la même occasion le futur roi. Et quoi de mieux qu’une compétition pour trouver l’heureux élu ? C’est ainsi que River Hadley, habitant de l’île la plus pauvre, se retrouve malgré lui embringué dans cette course au trône et au pouvoir. Dès le début, River est très clair sur ses intentions et fera tout ce qui est nécessaire pour se faire éjecter de la compétition, mais le jeune homme prend rapidement conscience qu’Emerson n’est pas plus emballée que lui par cette situation. Un accord aussi inattendu que dangereux va alors lier Emerson et River pour le meilleur et pour le pire…
Une fois l’histoire commencée, j’ai eu beaucoup de mal à m’arrêter. Le prologue a immédiatement permis de donner le ton et de m’inciter à poursuivre ma lecture. Je me suis dès le départ posée énormément de questions au sujet de l’origine de cette fin du monde que nous dépeint l’auteure dans les premières pages et des conséquences que celle-ci a engendrées. Néanmoins, ces questions devront attendre car pour l’instant l’intrigue principale ne tourne pas spécialement autour. L’action est surtout centrée sur la compétition, les manigances, les secrets, les complots et le mystère qui entoure l’Île Rouge.
La plume de Laurie Becker est simple, sans fioritures, fluide et très agréable à lire. Elle maîtrise parfaitement son sujet et nous offre un récit relativement bien construit. L’action est au rendez-vous et de nombreux rebondissements et révélations sont insufflés au récit permettant ainsi de tenir le lecteur en haleine jusqu’à la fin. En apparence, l’histoire pourrait paraître assez simpliste et donner une impression de "déjà-vu", pourtant l’auteure a su la rendre originale grâce aux personnages et aux décors.
Concernant les personnages, Emerson est une véritable bouffée d’air frais. C’est agréable de découvrir une héroïne qui ne se laisse pas marcher sur les pieds et qui est capable de réfléchir par elle-même. La jeune fille ne se laisse pas facilement influencer par ses parents et malgré l’environnement fastueux dans lequel elle a grandi, Emerson reste une personne simple et authentique. J’ai quelquefois trouvé qu’elle manquait un peu de maturité et elle peut sembler parfois légèrement naïve, mais Emerson reste malgré tout une jeune fille très attachante.
River, quant à lui, est sans aucun doute LE personnage le plus intéressant et le plus mystérieux de ce récit. Si dans un premier temps, il essaye de véhiculer une image de «bad boy», on découvre très vite un garçon courageux, sincère et totalement dévoué à sa mère. Bien qu’il donne l’impression d’être une personne imperturbable, River est, au contraire, un personnage d’une grande sensibilité. Il n’hésite pas à se mettre à nu et c’est ce qui l’a rendu beaucoup plus réel à mes yeux. Autre point positif qui fait incontestablement son charme : son humour. C’est l’un des plus gros points forts de sa personnalité et cela nous offre des situations hilarantes entre lui et Emerson.
Pour finir, une romance est également présente et j’ai vraiment beaucoup apprécié celle-ci. Elle ne s’installe pas immédiatement et elle n’occulte pas l’intrigue principale. La romance entre Emerson et River s’installe progressivement et bien qu’il y ait quelques rapprochements et passages romantiques entre les deux jeunes, le contexte romantique leur relation demeure à la fin du livre assez flou. Cependant, ce n’est pas quelque chose qui m’a dérangée, car je trouve que cela rend leur relation beaucoup plus sincère et vraie.
En conclusion, j’ai passé un très bon moment de lecture et je suis ravie d’avoir pu découvrir la plume de Laurie Becker grâce à ce premier tome. Il me tarde de découvrir la suite des aventures d’Emerson et de River, car une chose est sûre, New-Islands n’a pas encore révélé tous ses secrets. Je vous recommande sincèrement cette duologie qui saura certainement plaire aux amateurs du genre dystopique ainsi qu’aux admirateurs de la saga « La Sélection».
Plumes du Web est une maison d’édition que j’ai découvert il y a quelques mois et qui m’a permis de plonger dans des ouvrages variés, originaux qui m’ont apporté quelques coups de cœur au fil du temps. C’est donc avec envie que j’ai débuté Alcyon de Laurie Becker et j’en ressors absolument conquise par cette histoire.
Je me suis immédiatement laissée emporter par le contexte dans lequel on évolue et particulièrement par cette première partie à la fois terrifiante et fascinante qui fait rapidement écho à ce qu’il pourrait arriver si nous continuons sur notre lancée. Impossible pour moi de détacher mon regard de ces pages tant je me suis sentie impuissante face à cette force destructrice. Puis l’autrice m’a surprise en enchaînant par un saut dans le temps d’une soixantaine d’années et m’a offert un livre différent que j’ai dégusté d’un bout à l’autre.
Pourtant, je vais être sincère avec vous, au commencement, je me suis posé pas mal de questions. Le fond est très bon et j’ai adoré découvrir le fonctionnement de ce nouveau monde avec sa hiérarchie et ses mystères. Toutefois, lorsque le jeu s’est mis en place, il m’a rappelé une émission bien connue et j’ai eu un instant de doute sur les intentions de Laurie Becker. Où souhaitait-elle m’emmener en me proposant cette situation glauque ? Comment ses personnages allaient-ils pouvoir se sortir de cette compétition malsaine aux enjeux plus complexes qu’il n’y paraît ? Arrivera-t-elle vraiment à me garder alerte jusqu’au bout ? Pas mal d’inquiétudes qui se sont littéralement évaporées une fois le mécanisme de ce roman mis en route.
En effet, si l’on se laisse si bien prendre par le profil des participants et les esprits qui s’échauffent au fil des chapitres, ce sont finalement la manipulation, la jalousie et les mensonges qui sont au cœur de ce récit et qui profitent de l’illusion apportée par cette course au trône. J’ai été captivée par la manière dont l’autrice éclate cette façade et dévoile les véritables intentions des dirigeants de l’hélice, qui ne sont finalement pas sans rappeler, une fois encore, les préoccupations de nos politiciens actuels.
Mais rien n’aurait été pareil sans l’intervention de River et la détermination d’Emerson. Le duo qu’ils forment est touchant, émouvant, et même drôle au milieu de toute cette tension. Ils ont du caractère et subissent le protocole malgré leurs existences bien différentes. Peu à peu, rencontre après rencontre, ils comprennent que leurs destins ne sont plus entre leurs mains et se confient alors leurs espoirs, leurs attentes et leurs désirs secrets. C’est alors, ce rapprochement qui va leur donner l’impulsion nécessaire, celle de renverser les choses et de ne plus simplement être des pions sur un échiquier. Les suivre a été un pur bonheur et je me suis indubitablement attachée à ce duo que tout oppose.
Premier tome de la saga, Alcyon est un livre que j’ai pris un immense plaisir à lire. Non seulement l’histoire qu’il m’a racontée m’a tenu en haleine jusqu’au bout, mais les émotions qu’il m’a procurées m’ont tout simplement bluffée. Il me tarde de savoir ce que réserve la suite des événements à Emerson et River, car tout le monde a le droit de vivre sa vie comme il l’entend.
Une dystopie YA entraînante et qui a su me surprendre. Je craignais un développement semblable à celui de La Sélection mais il n'en est rien. L'univers est intéressant et bien exploité. J'ai beaucoup aimé les personnages, ils sont bien construits sans être cliché surtout Emerson. J'attend du tome 2 qu'il lève le voile sur certains points bien mystérieux.