Ils sont six : Épaulard, l'expert vieillissant ; D'Arcy, l'alcoolique violent ; Buenaventura Diaz, le caméléon aux identités multiples ; Treuffais, le prof de philo désabusé ; le jeune Meyer, dont la femme folle finira bien par le tuer un de ces quatre ; et Cash, la putain auto-proclamée à l'intelligence troublante. Des profils aussi disparates que leurs passés respectifs. Pourtant, ensemble, ces paumés d'extrême gauche formeront le groupe « Nada ». Leur premier coup d'éclat : enlever l'ambassadeur américain, en visite discrète dans une maison close parisienne. Une opération aussi risquée exige audace et maîtrise. Mais si le gang de marginaux l'exécute sans coup férir, la suite ne sera pas si simple. Chargé de l'affaire, le rusé commissaire Goémond va mener une sanglante traque aux "anarchistes"... Entre morts inutiles, dégâts collatéraux et pressions politiques, les membres du groupe « Nada » s'apprêtent à passer les plus longues heures de leur existence... Avant quelle fin ?
Contraste entre la beauté de la couverture et des planches un peu "brouillon"/crayonné du récit. La couverture est sublime, une vraie oeuvre d'art sombre, minimaliste, coloré à la fois et terriblement puissante. Les dessins de l'histoire sont eux uniformes, dans les mêmes tons et comme je le précisais dans un style très crayonné. Ça plaît ou pas, moi je préfère les dessins qui se rapprochent de la couverture de l'album.
L'histoire est sanglante, je ne m'attendais pas du tout à ça. J'ai été un peu désarçonnée par la façon du narrateur de s'exprimer : dans un style assez plat, il énumère, explique les faits que l'on voit, façon sous-titres.
Une lecture déconcertante car j'ai l'impression d'être passée à côté de quelque chose. J'ai d'ailleurs mis du temps à la lire, je pense la relire un peu plus tard pour me redonner une chance.