On ne peut jamais vraiment prévoir l'avenir ni savoir ce qui nous attend. On peut échafauder des projets, entretenir des espoirs. Mais la symphonie du hasard égrène toujours ses notes, et ses variations incessantes nous rappellent que tout ce que la vie a d'intéressant, de bon, de merveilleux, sera éternellement contrebalancé par le mauvais, le tragique, l'effroyable. C'est le prix à payer pour ce cadeau extraordinaire qui nous est fait : l'absence de certitudes... Sinon celle, absolue, que la présence de chacun de nous dans cet espace grand ouvert touchera un jour à sa fin. Mais pour ceux d'entre nous qui sont toujours là, sur le chemin, que dire de ce qui nous attend ? Quels mots suffiraient à résumer ce qui s'étend devant nous ?
Douglas Kennedy was born in Manhattan in 1955. He studied at Bowdoin College, Maine and Trinity College, Dublin, returning to Dublin in 1977 with just a trenchcoat, backpack and $300. He co-founded a theatre company and sold his first play, Shakespeare on Five Dollars a Day, to Radio 4 in 1980. In 1988 he moved to London and published a travel book, Beyond the Pyramids. His debut novel The Dead Heart was published in 1994.
Un excellent roman qui clôt en beauté la trilogie de la Symphonie du hasard , de D.Kennedy . L'auteur réussit en seulement quelques centaines de pages à résumer en profondeur le paysage politique, économique et social des années 1970 . À travers l'histoire personnelle du protagoniste : Alice Burns , Douglas Kennedy parvient donc à explorer avec acuité une époque aujourd'hui gravée dans l'histoire des États-Unis . Cette fresque unissant petite et grande histoire permet ainsi au lecteur de se divertir par la lecture tout en apprenant des choses sur l'histoire de la société, comme le voulaient les grands auteurs du XVIIÈME siècle avec la célèbre devise PLACERE DOCERE.
Ce mélange entre fiction et non-fiction qui ressemble autant à un roman qu'à un essai , deviendra peut-être un véritable classique . En effet , il n'y a que peu de livres qui pousse un lecteur à ne plus pouvoir s'arrêter dans sa lecture et à ressentir des émotions à travers une page . C'est justement ce qui se passe dans ce tome 3 de la Symphonie du hasard. Le livre , bien écrit et bien construit, peut aussi faire l'office d'un traité philosophique poussant le lecteur à méditer sur les grandes thématiques de son existence . Les thèmes principaux de ce roman ont une sonorité universelle qui pousse chacun à se sentir concerné , que ce soit à propos de la famille (et de la complexité paradoxale de cette union qui , dans l'histoire , est pleine de "trahisons , de mensonges et de culpabilité") , de la politique américaine (théâtre de la confrontation entre plusieurs visions du monde) , du désespoir et de l'amour .
Pour résumer , ce livre , couteau-suisse aux multiples fonctions, est un écrit touchant , philosophique , passionnant et initiatique qui est à lire et à relire.
Tome 3 et retour aux Etats-Unis pour notre Alice, dans un triste état (même si les trois tomes peuvent se lire séparément, c'est quand même mieux de les lire chronologiquement..et vous comprendrez pourquoi elle rentre aux États Unis..) Elle doit se reconstruire, donner un sens à sa vie, en s'appuyant sur des amitiés fidèles et en se protégeant de sa mère avec laquelle les relations sont toujours aussi difficiles ! Parallèlement, rien ne va plus entre les deux frères, et ça ne s'arrange pas non plus entre les parents ..famille, je vous hais !
Cette fois encore l'histoire personnelle des Burns se confond avec la grande Histoire. Nous sommes dans les années Reagan, les années de l'argent roi et des Golden boys, l'obsession de la réussite, le culte de la personnalité, le règne du paraître et des starlettes de télévision. On y voit même passer un certain Donald Trump. Mais ce sont aussi les années sida, qui sont plutôt bien évoquées à travers les amis d'Alice.
Je pense que c'est le tome que j'ai préféré, tant dans l'évolution du personnage principal que dans la peinture de l'époque. (3,5 étoiles !) En résumé, une trilogie qui reste agréable à lire , pas prise de tête, une détente entre deux ouvrages plus exigeants.
This trilogy did not captivate me as much as the previous novels of D Kennedy yet I enjoyed following the main character Alice meandering thru life and family secrets. DK has proven times again he can write very successfully as a woman and his fans will recognize his themes of predilections:Happenstance, Family, Free will, forging our own future and moving ahead to survive... With the political and societal shifts of our world ( America especially) between the 60's and the 80,s as a background this novel has a taste of nostalgia throughout...the author is no doubt revisiting his younger years, does the dizziness of what he calls "The great open space (the future)" destabilizing as we age? "But what else do we have, except the future?"As one of his character says in the end..."To be continued"says the author. D Kennedy tells us we are all searching for the same things, questioning our time on earth. He does does not provide us with any answers but validates our search and makes us feels achingly human the time of a novel. To be continued indeed..
il est très bien vraiment j'ai beaucoup aimé comment ça se termine etc. mais juste le fait que ça se finit j'ai pas aimé mdrrr je me remettrais jamais de ce livre, de cette histoire, de ces personnages
la symphonie du hasard c'est le livre qui m'a fais aimé encore plus la lecture et l'écriture, qui m'a donné confiance en moi, qui m' fait découvrir mes groupes préféré je l'ai lu pour la première ya tellement d'année et je suis obligé de le lire tous les ans voir parfois deux fois par an tellement il me fait du bien (surtout quand je suis en panne de lecture ou en crise existentielle) c'est aussi le livre que je recommande à TOUTES LES PERSONNES que je rencontre, une trilogie de fou, ceux qui n'aiment pas je vous hais merci douglas.
Ce dernier tome a eu plus de mal à me captiver que les deux précédents. Peut-être parce que les années Reagan sont moins enthousiasmantes que les sixties et seventies, peut-être parce que la vie d'Alice et de ses frères est devenue plus rangée, relativement plan-plan... et que le retour à la scène d'ouverture du tome 1 m'a paru pas mal décevante.
Néanmoins j'ai lu ce dernier volume sans déplaisir et je suis ravie d'avoir découvert cette trilogie dont les deux premiers tomes m'ont vraiment emballée.
« On ne peut jamais vraiment prévoir l’avenir ni savoir ce qui nous attend. On peut échafauder des projets, entretenir des espoirs. Mais la symphonie du hasard égrène toujours ses notes, et ses variations incessantes nous rappellent que tout ce que la vie a d’intéressant, de bon, de merveilleux, sera toujours contrebalancé par le mauvais, le tragique, l’effroyable. C’est le prix à payer pour ce cadeau extraordinaire, ce cadeau fou qui nous est fait : l’absence de certitude... Sinon celle, absolue, que notre présence dans cet espace grand ouvert touchera un jour à sa fin. »
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J'ai beaucoup aimé cette saga familiale, qui tente de s'ancrer dans l'histoire américaine et les mœurs de l'époque. Chaque livre m'a fasciné d'une manière différente et particulière. Le style est plaisant même si il glisse quelques fois dans la facilité et les clichés. J'ai adoré le personnage d'Alice profondément blessé, en reconstruction. Sorte de récit initiaque qui nous plonge dans ce livre dans l'univers de l'édition, ce que j'ai adoré, et l'ambiance new-yorkaise des années 70-80. Il se lit très vite et est accessible à tout le monde. J'ai passé un très bon moment.
Alors j’ai mis 5 étoiles au troisième volet car je me suis vraiment attachée au personnage phare du roman. Et après avoir boudé un peu DK, je retrouve la verve du “les charmes discrets de la vie conjugale” qui m’avait tellement enchanté. Cet espèce de plongeon dans les familles dysfonctionnelles avec ses personnages un peu ravagés par les affres de la vie est presque addictif. Et ce côté “américain “ où tout est possible, le bon comme le mauvais nous fait toujours un peu rêver. Bref! J’ai eu du mal à lâcher mon livre!
"Tout le monde dissimule quelque chose. tout le monde ment, a sa manière. Tout le monde a des secrets. La transparence est un mythe, un conte de fées. Surtout dans un couple, et à plus forte raison encore dans une famille. Personne ne dit jamais l'entière vérité, parce que personne ne le peut, et qu'il ne faut pas le faire. L'immense majorité d'entre nous en est encore à résoudre l'infini mystère de sa propre personnalité."
Ce dernier tome clos la série d'une manière grandiose. La boucle est bouclée et le titre prend tout son sens. Sans avoir vécu ce que vit Alice, nous ne pouvons pas, en refermant cette trilogie, ne pas penser aux choix ou au hasard qui nous ont amenés où nous sommes aujourd'hui. Je ne suis pas loin du coup de cœur !