Ouvrage fondateur du Tch'an, donc du Zen, le Sin-sin-ming (VIIᵉ siècle) nous plonge directement au coeur même de ce qui est, pour les bouddhistes, l'enseignement ultime. Il nous introduit à un monde intellectuel ou plutôt supra-intellectuel radicalement différent de la pensée occidentale. On peut même parler d'un dépaysement total. Et, pourtant, quarante générations de moines et de disciples ont dédié à ce texte leur existence entière. Dans ce commentaire, Arnaud Desjardins, formé en Inde dans la filiation des Upanishads, tente de montrer comment, au-delà des querelles philosophiques sur l'atmâ, le Soi, ou l'anatmâ, le non-soi, l'enseignement du Vedanta est proche de celui du Zen. L'un et l'autre nous appellent à une expérience directe, une réalisation libératrice des instances de la personnalité de chacun. L'enjeu de ce livre, c'est la possiblité pour chaque lecteur d'une vérification individuelle.
Autrefois grand voyageur, réalisateur pour la télévision, Arnaud Desjardins a fait connaître aux Occidentaux les spiritualités vivantes de l'Orient à travers les films qu'il a tournés en Inde et en Asie. Il a suivi les enseignements de son maître Swâmi Prajnânpad pendant de nombreuses années. En 1974, il fonde un ashram installé aujourd'hui à Saint-Laurent-du-Pape en Ardèche, ou il transmet l'héritage spirituel qu'il a reçu. Très engagé dans le dialogue interreligieux, il est internationalement reconnu, et ses livres sont traduits dans plusieurs pays.
C'est le premier livre que je lis du maitre Arnaud Desjardin et je le trouve vraiment super par sa simplicité. J'ai apprécié son étude comparative entre les différentes spiritualités orientales comme le taoisme ou encore le bouddhisme dans ses différentes formes, ainsi que le rapprochement que l'auteur fait entre le bouddhisme Zen -Tch'an et certaines religions théistes comme le Christianisme ou l'Islam toute en cherchant à démontrer les points de convergences entre ces différentes "croyances" qui, en fait, constituent ce qu'on appelle la Vérité Ultime.