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1888, Jack l'éventreur et les fantasmes victoriens

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Cette affaire sert de point de départ à une enquête sur les mentalités victoriennes. Les crimes commis par Jack l'Eventreur ont réveillé les grandes peurs des Victoriens (la maladie, la mort, le sexe et la crainte des bas-fonds de la ville) et bousculent les valeurs morales et l'ordre social.

189 pages, Mass Market Paperback

First published January 1, 2007

11 people want to read

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Roland Marx

40 books

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Displaying 1 - 6 of 6 reviews
Profile Image for Les Chroniques Aléatoires.
1,615 reviews17 followers
March 5, 2017
Jack l’Éventreur, ce tueur qui fascinait tout le monde autant qu’on le craignait, et dont on parle encore avec une certaine fascination et un certain dégout.
Meurtrier tellement célèbre que l’on peut même revivre les traces de ses meurtres, la nuit, à Londres. Jack est une attraction touristique, au même titre que Big Ben et autre grand monument.
Et pourtant, pourquoi ce meurtrier fascine tellement ? Pourquoi lui et non un autre ? Comment se fait-il que l’on n’ait jamais eu, un quelconque indice pour trouver le véritable meurtrier ?

Eh bien, ceux sont des questions dont nous n’aurons pas les réponses dans ce livre. D’ailleurs, nous n’aurons jamais une quelconque réponse sur l’identité de ce fameux Jack, et nous ne saurons même jamais pourquoi les meurtres se sont arrêtés aussi brusquement qu’ils ont commencé.
Ici l’auteur, historien de profession, s’intéresse plus particulièrement au contexte politique et social qui a entouré les meurtres. D’ailleurs, en regardant la biographie de l’auteur, cet historien était un passionné de la période victorienne. Mais revenons plutôt à ce livre.

D’abord, Roland Marx utilise Jack et ses meurtres comme point de départ pour son étude, pointant du doigt la précipitation de la police pour arrêter le meurtrier. Les corps étant découpés avec une telle précision que seul un Schohet (boucher) juif pouvait être le meurtrier.
Malheureusement cette hypothèse n’a jamais abouti. De plus, la quête de l’assassin n’est restée qu’au stade des hypothèses folles et sans aucun fondement, tout y est passé, un membre de la famille royale jusqu’au meurtrier mystique.

Marx rappelle surtout avec ce fait divers, la peur que tous ces meurtres ont créée, les critiques véritablement virulentes des journalistes au sujet de la police. Mais surtout, ce fait divers a mis le doigt sur un sujet dont tout le monde se détournait : WhiteChapel. Ce petit quartier pauvre de Londres, où la misère sociale règne. Et de ce point, Marx va dresser un portrait peu reluisant du Londres de cette époque.
Roland Marx écrit son livre en plusieurs parties qui rencontrent d’innombrables sous partis. Et l’auteur va y écrire tous les contextes politiques, sociaux et urbains du Londres de la reine Victoria.
Et je peux vous garantir qu’il ne faisait pas bon de vivre à Londres à cette époque. Si cette ville était nommée la « moderne Babylone », c’est essentiellement à cause de sa pollution constante qui créait un brouillard à longueur de temps. D’où le fait que ce fameux Jack l’Éventreur ait pu aussi facilement faire ses méfaits et semer la police.

L’auteur nous raconte également les différences de classes, le fait que les pauvres vivaient en grand nombre dans une toute petite pièce. La prostitution de l’East End, et tous les vices de la luxure ayant influencé — sans le vouloir — l’importance religieuse.
L’auteur raconte presque tout de l’époque victorienne dans ce livre, cela va de la famille royale à la politique et ses changements, la création des luttes syndicales, les classes ouvrières, la place de la femme et de l’enfant dans la société, le besoin du travail, etc….
Autant vous dire que j’en ai beaucoup appris sur cette période anglaise, et ce livre, même s’il est assez difficile à suivre, est très intéressant.
Je ne suis pas une grande passionnée de l’histoire d’Angleterre, mais j’ai beaucoup aimé ce documentaire, et malgré quelques fautes et de beaucoup trop de déviations des sujets, l’auteur arrive à nous faire connaitre une époque qui était beaucoup trop fantasmée.
1 review
March 26, 2020
J’ai arrêté de lire après quelques pages parce qu’il y avait des erreurs historiques flagrantes (propres aux meurtres et aux dates). J’ai donc perdu rapidement l’intérêt de poursuivre puisque je me suis mis à douter de la véracité du contenu de ce bouquin. J’aurais perdu quelques dollars mais au moins le livre n’était pas dispendieux. C’est peut-être en voyant le prix que j’aurais dû me méfier.
Profile Image for Raynald Provost.
327 reviews8 followers
October 16, 2017
C'est un peu de la fausse représentation: le livre parle peu de Jack l'éventreur mais plutôt de la mentalité victorienne. En cela il réussit bien. C'est aussi une réédition d'un livre publié originellement en 1987, cela fait drôle de voir cités comme nouvel ouvrage des livres que j'ai lus depuis longtemps.
Profile Image for Hannah.
96 reviews
February 16, 2019
J'ai trouvé ça très intéressant mais tu t'attends à ce que l'auteur parle beaucoup plus de Jack l'Éventreur et il y a des parties qui m'intéressaient moins (l'économie, armée).
Profile Image for Mazel.
833 reviews133 followers
August 4, 2009
" Jack l'Eventreur " : un des plus célèbres criminels de l'histoire, d'autant plus connu peut-être que le mystère de son identité n'a jamais été percé et que les hypothèses les plus folles, y compris la mise en cause de proches parents de la reine Victoria, ont été avancées à ce sujet et continuent de se nourrir de " révélations " successives.

Cette " affaire " sert de point de départ à une enquête sur les mentalités victoriennes qui, seules, peuvent expliquer l'étrange écho provoqué par cette série de meurtres sordides.

On s'aperçoit bien vite que les Victoriens vivaient en proie à quelques grandes peurs : la maladie et la mort, le sexe, l'espace urbain qui, dans la " moderne Babylone " londonienne, recelait des bas-fonds terrifiants et des menaces aussi diffuses que redoutées.

En 1888, les grandes barrières contre le mal, la famille, la propriété, la religion, apparaissent branlantes dans un royaume gouverné par une souveraine exemplaire, mais vieillissante.

Les grandes valeurs morales, l'ordre social et politique fléchissent, la " peur du rouge " se développe, on vit sur une croûte de civilisation qu'un grand cataclysme menace d'engloutir dans les laves révolutionnaires.

Les crimes de Jack réveillent ou révèlent des fantasmes inavoués ou inavouables. Dans les brumes épaisses de novembre 1888, d'aucuns ne savent plus trop s'ils vivent l'avènement de la grande perversion sexuelle ou si les ombres fantomatiques de la Révolution sociale ne revêtent pas l'apparence du meurtre sordide comme signe annonciateur de la subversion finale.


Biographie de l'auteur :

Historien français, Roland Marx est né en 1933 et décédé en 2000. Eminent spécialiste de l'histoire britannique moderne, il était professeur à la Sorbonne. Il est l'auteur de nombreux livres sur l'histoire et la société anglaises.
Profile Image for G-E.
1,102 reviews12 followers
June 25, 2017
Ce livre n’est pas un ouvrage d’enquête afin de déterminer l’identité de Jack l’Éventreur, mais plutôt de comprendre les mentalités et l’environnement social afin de comprendre pourquoi ces meurtres sont passés à la légende. J’ai aimé la première partie qui traite des gestes de Jack et les différentes thèses sur l’identité du coupable. Ensuite, l’auteur détaille la société victorienne par ses coutumes, ses moeurs, la religion et le tout n’est pas désagréable à lire. C’est la suite qui m’a déplu. La suite est très pointue et les sujets sont moins intéressants (politique, économie). J’ai commencé à sauter des pages pour finalement interrompe ma lecture.

La recherche est très bien faite, avec beaucoup de citations d’oeuvres de l’époque, mais il y a peu de liens avec Jack l’Éventreur, c’est davantage un prétexte pour vendre un livre historique sur la vie des gens de Londres au 19e siècle.
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