Fin des années 1930. Lorna del Rio quitte précipitamment les beaux quartiers d’Hollywood avec la petite Jessie et fonce vers le Grand Nord-Ouest du Yukon et de l’Alaska, sur les routes, par mer et jusque sur les anciennes pistes indiennes. Son périple croise les légendes de l’épopée de l’or et des trappeurs d’antan, avec pour seul guide une mystérieuse carte folle et ses munitions de première nécessité : son étole de vison, sa trousse à maquillage, son colt, une fortune volée dans le coffre d’Oswald Campbell, feu l’obèse papa de Jessie ; et surtout une sacoche pleine de vilains secrets. D’où vient-elle, que fuit-elle ? Que cherche l’intrépide pin-up, qui change de nom à tout bout de champ et ment comme elle respire ? L’histoire de cette cavale, c’est Jessie qui, quinze ans plus tard, un soir d’avril 1954, la raconte à Bud Cooper, dans la banlieue d’Anchorage. Car qui d’autre que Bud tendrait l’oreille pour comprendre ce qu’a vécu Jessie, l’année de ses six ans, protégée par Kaska, l’Indienne gwich’in, puis réfugiée dans une autre tribu, et enfin exfiltrée par l’homme que le FBI a payé pour “délivrer” la fillette ? Roman de la mémoire et des dernières frontières, des légendes et des mythes amérindiens, Le Grand Nord-Ouest invite également en filigrane entre ses pages, où plane l’ombre de Jack London, toute une galaxie de figures de fiction où l’Alice de Lewis Carroll rencontrerait le Petit Chaperon Rouge, Peau d’Âne ou Ali Baba, mais aussi le Kid de Chaplin et Citizen Kane. Avec ce magistral nouveau roman, Anne-Marie Garat convie une fois de plus le lecteur à un éblouissant voyage.
Born 1946 in Bordeaux, Gironde, she won the Prix Femina for her novel Aden in 1992 and the prix Marguerite Audoux for her novel Les mal famées. Studying literature in Bordeaux, she then obtained a DEA in cinema at the université de Paris I. She lived in Paris, where she taught cinema and photography. Jack Lang then commissioned her to teach cinema at the école. She has published several novels, psychological in nature and with major female characters. They are set in various eras of the 20th century (e.g. the 1910s for Dans la main du diable, the Second World War for Les mal famées). Following Dans la main du diable set before World War I in 1914, Anne-Marie Garat pursued in 2008, with L'enfant des ténèbres, her epic depiction of the 20th century, bringing up the period of 1930s and the rise of the totalitarian dictatorships.
Schauplätze Jessie, die Icherzählerin, folgt im Alter von 6 Jahren mit ihrer Mutter, die sich damals Lorna del Rio nennt, von Santa Monica aus mit wechselnden Autos und wechselnden Namen, um ihre Spuren zu verwischen, einer abenteuerlichen Odyssee, die Küste von British Columbia entlang, weiter mit einem Frachtschiff durch die Inside Passage (Gewässer Alaskas). Die Schiffspassage sollte nach Juneau führen; doch Lorna folgt lieber einem Trail, den sie auf einer handgzeichneten Kartenskizze hervorzaubert und der beide an den Kloo Lake nördlich des heutigen Alaska Highway (circa auf Höhe von Whitehorse) führen wird.
Inhalt Als die 6jährige Jessie ihren Vater tot am Strand von Santa Monica sieht und ihre Mutter mit ihr zu einer abenteuerlichen Flucht aufbricht, ist sie in einem Alter, in dem Kinder noch „weder Herz noch Verstand haben“, wie ihre Nachbarin stets versichert hat. Jessie ist heute erwachsen und hat ein Studium absolviert, als sie an den Kloo Lake zurückkommt, an dem Lorna und sie damals aufgenommen wurden von der Gwitch'in Kaska und von Herman, der als Kind von Weißen in ein Internat verschleppt worden war und seinen „christlichen“ Namen beibehielt. Jessie will sich vom Buschpiloten Bud zum Seeufer einfliegen lassen und der Blockhütte von damals, die so winzig war, dass Jessie in der unteren Schublade der Anrichte schlief. Hin und her gerissen, ob sie nicht besser unverrichteter Dinge wieder umkehrt, erzählt sie Bud ihre Geschichte. Bud ist Veteran des Zweiten Weltkriegs und hat auch sonst kein leichtes Schicksal zu tragen.
Die Stimme der erwachsenen Jessie wechselt unvermittelt mit der kindlichen Jessie, mit Lorna, Bud, und auch Kaska und Herman kommen zu Wort. Die Übergänge zwischen den Erzählstimmen wirken abrupt. Nicht immer kann Jessie glaubwürdig ihr Erleben als 6-Jährige von der Sicht der reifen Erwachsenen trennen. Geprägt war die abenteuerliche Reise von der Dreistigkeit Lornas, die andere Menschen so vollendet ausnutzte, dass Jessie fürchtete, sie selbst könnte zurückgelassen werden, damit Lorna ohne sie schneller vorankommen würde. Für ein „Starlet aus Santa Monica“ schlägt Lorna oder Wie-auch-immer-sie-sich-gerade-nennt sich in der Wildnis der Yukon Territories erstaunlich tatkräftig durch. Andere Menschen lernen lebenslang, dort klarzukommen, wo Schneeschuhe und ein Pferd sinnvoller sein können als ein Pkw. In einer Region, wo Goldsucher, Fallensteller, Pelzhändler und Bordellwirtinnen aufeinandertreffen, wirkt Lorna jedoch nicht ungewöhnlich. Warum Lorna flieht und wie sie sich durchschlägt, sorgt für Spannung - und die Landschaftsbeschreibungen sind atmosphärisch einfach stark. Wenn z. B. die Totempfähle der Haida auf der Landseite der Passage aus dem Nebel auftauchen …
Die zahlreichen Erzählstimmen und Buds Rolle als Therapeut und Hüter von Jessies Erinnerungen erfordern beim Lesen einige Geduld und Ausdauer. Bud sät für mein Empfinden Zweifel daran, ob er ein zuverlässiger Hüter der Geschichte sein oder sie so verändern wird, wie er sie sich – ichbezogen - als Touristenführer dieser Gegend vorstellt.
Anne-Marie Garat vermittelt in der Begegnung von Mutter und Tochter mit Angehörigen der First Nation der Gwitch'in den Charakter einer Landschaft, die eben nicht „der Nordwesten“ oder "Nordamerika" ist, wie der Rückentext des Romans angibt, sondern eine Grenzregion, in der Staaten, Nationen, deren Mythen und Sitten aufeinandertreffen. Lorna und Jessie überqueren die Staatsgrenze nach Kanada, die Grenze zwischen erschlossenen und unzugänglichen Gebieten, die Sprachgrenze zwischen den Gwitch'in und den Tinglit weiter südlich und die Grenze zwischen Ureinwohnern, die bisher ihren Lebensraum geschützt haben, und einem Staat, der sie systematisch um ihre Lebensgrundlage betrügt.
Fazit Ein spannender, atmosphärischer Roman, der Einblick gibt in die Kultur einer der zahlreichen First Nations auf dem Boden Kanadas und Alaskas. Den Klappentext finde ich allerdings zu unpräzise, um die Zielgruppe des Buches anzusprechen. Mir wäre der Roman beinahe entgangen, weil "Starlet, Santa Monica und Hollywood" nicht zu meinem Beuteschema gehören. Eine Kartenskizze auf dem hinteren Deckel oder "Kanada, Juneau, First Nations" als Schlagworte würden dem Buch eher gerecht. Lesern von Nature Writing und Plots in entlegenen Gegenden empfehle ich „Der große Nordwesten“ gern.
Fin des années 30 sur la côte ouest des État-Unis : la fête bat son plein sur une plage de Santa Monica pour l’anniversaire de Jessie, six ans, la fille d’Oswald Campbell, nabab hollywoodien, et de Lorna de Rio, génie du business à la plastique de rêve.
Hélas, au petit matin, on trouve le corps d’Oswald échoué sur la plage comme une baleine morte. Ni une, ni deux, Lorna embarque sa fille endormie dans la Cadillac, passe chercher quelques affaires dans leur propriété de Brentwood et file, armée et munie d’un plan mystérieux vers le Grand Nord-Ouest, empruntant les routes de l’Oregon et de l’Alaska, les pistes, les ferries, troquant sa Cadillac contre un pick-up, changeant d’identité plus souvent que de chemise, manipulant tout le monde et surtout les hommes qui ne résistent pas longtemps à son abattage et à ses ambitions.
En chemin, en pleine forêt canadienne, alors qu’il leur reste peu d’essence, Lorna et Jessie délivre une indienne, Kaska, d’un piège à loup qui l’a blessée à la jambe. Kaska les guide jusqu’à la cabane d’Herman, un trappeur mi-indien avec lequel elle vit au fin fond du Yukon, près du grand lac Kluane et des monts Saint Elias. Là, pendant quelques semaines, Jessie, devenue Nez de renard, va apprendre les gestes de la vie quotidienne des indiens et des trappeurs pour survivre dans l’environnement glacial et isolé, découvrir une nature sauvage et pleine de ressources. Jusqu’à ce que l’arrivée de deux hommes sur les traces de Lorna les obligent tous à fuir de nouveau à travers la forêt et la montagne.
C’est cette épopée et davantage encore que Jessie raconte quinze ans plus tard à Bud Cooper et qu’il partage avec nous, pauvre lecteur ébahi devant tant d’aventures qui se succèdent à un train d’enfer, dans une langue imagée et truculente. Une langue riche et colorée qui retrace l’histoire de ces contrées lointaines, l’emprise des colons sur les populations amérindiennes, poussées toujours plus loin, tentant de conserver leurs traditions, leur savoir-faire que l’auteur nous détaille avec soin.
Les trois personnages féminins sont magnifiques : Lorna, la mère, dont on apprend au fur et à mesure les expériences multiples, une femme forte et ambitieuse, prête à tout pour mener à bien son projet, une femme qui n’a peur de rien et qui n’hésite pas à berner ceux qu’elle séduit par sa beauté. Jessie, encore toute petite lorsque commence l’histoire, mais déjà curieuse des autres, observatrice, admirative de sa mère mais pas complètement naïve, voyant très bien ses manipulations. Et puis Kaska, l’indienne gwich’in, qui accueille Lorna et Jessie qui l’ont sauvée d’une mort probable et qui voue à l’enfant une grande tendresse, lui enseignant ce qu’elle sait comme si c’était sa propre fille. C’est grâce à ses qualités d’écoute, à ses dons de chamane peut-être, qu’elle fait parler Lorna sur le secret de l’origine de Jessie, permettant à la fillette de comprendre d’où lui vient sa peau blanche et sa chevelure couleur de feu.
Herman le trappeur est conforme à ce qu’on imagine d’un chasseur des bois. Habitué à la solitude, il ne manifeste pourtant pas d’hostilité lorsqu’il découvre les deux visiteuses à son retour à la cabane. Et lorsqu’il pressent le danger, il n’hésite pas sur la conduite à tenir, même s’il doit pour cela abandonner son abri en plein hiver et braver le blizzard et la neige pour mener leur groupe vers un endroit plus sûr.
Je n’avais jamais rien lu d’Anne-Marie Garat. C’est une rencontre organisée il y a quelques semaines par ma librairie qui m’a donnée l’occasion de la découvrir et qui m’a incitée à me plonger dans ce roman. Grâce à ce Grand Nord-Ouest et à la puissance d’évocation d’Anne-Marie Garat, j’ai effectué un beau voyage aux confins de l’Alaska et du Yukon dans une nature sauvage et riche de tous ceux qui y ont vécu et dont les âmes sensibles perçoivent encore les traces. Dommage que l’objet de la quête de Lorna ne soit pas à la mesure des efforts de l’expédition, c’est la petite déception que j’ai ressentie en refermant ce livre épique et plein de souffle.
Verworrene Geschichte, in interessantem Setting, in schwer lesbarem Stil geschrieben
„Der große Nordwesten“ von Anne-Marie Garat war eins der wenigen Bücher, durch welches ich mich regelrecht durch kämpfen musste und mehr als einmal in der Versuchung war das Buch abzubrechen. Einen derart Leser:innen unfreundlichen Schreibstil habe ich wirklich selten erlebt. Zum einen schreibt die Autorin durchgehend, über 400 Seiten lang, ohne jegliche Kapiteleinteilung. Darüber hinaus springt sie aber auch noch wild zwischen drei Perspektiven und unterschiedlichen Zeiten hin und her, ohne kenntlich zu machen, um wessen Gedanken es sich nun gerade handelt. Mit der Zeit lernt man dann zwar die einzelnen Charaktere voneinander zu unterscheiden, das Lesetempo wird aber dennoch kontinuierlich davon ausgebremst. Obwohl der Text durchaus literarischen Anspruch aufweist, lohnt sich die Lektüre in meinen Augen nicht. Das Setting, kulturelle Besonderheiten und auch die Naturbeschreibungen gefielen mir zwar richtig gut. Die eigentliche Geschichte wird aber so verworrenen dargestellt, das man über Vieles nur spekulieren kann und Einiges am Ende sogar ganz offen bleibt. Reduziert man die Handlung auf das Wenige was tatsächlich passiert, ist diese längst nicht so spektakulär, als das es sich lohnen würde sich durch seitenweise umständliche Formulierungen und verwirrende Beschreibungen zu kämpfen. Auch wenn das Buch sicher seine Liebhaber:innen finden wird, bekommt es von mir leider nur 2 Sterne.
It did not catch me at all... I like these types of travel historical stories about North America, but this one did not work for me. We follow the point of view of a child (something I really do not appreciate). Also, the two main characters, the child and her mother, does not show the type of closeness or relationship I expected at all. They barely talk. The little girl is somewhere between rebellion and admiration for her mother, who is a strong and determinate woman, who knows exactly what she wants, to the point of being very strict for her daughter. They do not really interact. Also, the woman is a kind of pin-up, sexualised at every two pages. She is more than that, but her body gets more interest apparently. One low point of this book is the writing style. If you can read sentences that make half a page, go for it. I am not patient enough.
Moi qui ai beaucoup aimé sa trilogie aussi bien écrite que passionnante, j’ai peu apprécié le style de ce livre-ci : les phrases alambiquées et mal construites rendent le livre pénible à lire. L’histoire est un moment de bravoure dans le Grand Nord Canadien ce qui lui vaut ses deux étoiles finalement.
I didn't finish it. The style is quite difficult and I noticed that others also put this book away before finishing it. It's another one of those books with almost no dialogues, set in the 1930s and in northern Canada: the cold and shamanism and that stuff. Not really a new subject these days, and the style is too difficult to get through.
Une histoire échevelée qui nous amène auprès des peuples du grand Nord. Un style riche, peut-être trop foisonnant , qui nous perd parfois, mais quelques beaux instants et des images qui restent en tête, une fois le livre refermé.
Der große Nordwesten beginnt im schönen Kalifornien, Ende der 1930 Jahre, an einem Strand. Dort wird nach einem ausgelassenen Fest ein Mann aus dem Wasser gezogen. Ein Anblick, der sich der kleinen Jessie einprägt. Sie ist die Sechsjährige Tochter dieses Mannes. Doch lange kann das Mädchen nicht zusehen, wie „der Wal“ aus den Fluten geborgen wird. Ihre Mutter packt kurzerhand nur Kleinigkeiten zusammen und flüchtet mit dem Kind. Sie tauschen ihr teures Auto gegen ein Schlechteres. Die Beider schlafen in kleinen Pensionen und ziehen immer weiter Richtung Kanada. Lorna und Jessie sind auf der Flucht. Die Reise geht über das eisige Wasser an der Küste Alaskas entlang, bis sie wieder auf dem Festland weiter in die Wildnis hinein fahren.
Seite 50: Wie durch Zauberhand erstreckte sich das ruhige Meer unter einem wolkenlosen Himmel: Azurblau, Kobaltblau, Silberblau, Türkisblau, Opalblau – die gesamte Blaupalette des Universums war vertreten, unendlich nuancenreich, und von der strahlenden Sonne mit glitzernden Goldpailletten versehe…
Der große Nordwesten ist wunderschön und gefährlich. Aber das hält die hübsche Lorna nicht auf. Sie besorgt sich einen Pickup und fährt mit dem Mädchen über einen Trampelpfad, der in späteren Jahren einmal zu einer Landstraße ausgebaut würde, durch die Berge. Lorna hat eine Winchester, eine gezeichnete Karte dabei und genügend Mut sich allen Widrigkeiten zu stellen. Mutter und Tochter treffen mitten in der Wildnis auf Kaska einer Gwich’in, die sie retten und die ihnen eine Unterkunft und Versteck bietet.
Der große Nordwesten ist eines der Bücher, in die man sich erst hinein lesen muss. Es braucht seine Zeit, bis man sich in dem Roman wohl fühlt. Aber dann ist man gefangen, wenn die kleine Jessie die Flucht mit ihrer Mutter dem Mann erzählt, der die Geschichte aus seiner eigenen Erinnerung aufschreibt. Es ist ein Roadmovie, eine Gangstergeschichte oder auch eine Eroberung. Es ist eine Reise durch das ungestüme, noch ungezähmte Kanada, voller Geister und wilden Tieren. Der große Nordwesten in seiner vollen Schönheit.
Jessie, die von den Gwich’in Fuchsnase genannt wird, beschreibt ihre Flucht mit dem Wissen einer Sechsjährigen und dem Unwissen eines Kindes. Fantasie und Wirklichkeit vermischen sich. Heraus kommt eine unglaubliche Geschichte, in der sich die Wirklichkeit sacht heraus schält und den Leser immer wieder mit neuen, erstaunlichen Eindrücken überrascht. Auf die poetischen Sätze muss man sich einlassen. Dann findet man sich in einer entsetzlich, zauberhaften Welt einer intelligenten Sechsjährigen wieder, erzählt von einer Erwachsenen.
Seite 261: Meine kurze Vergangenheit als unwissendes Kind war angefüllt von eingebildeten und gewinnbringenden Erlebnissen.