Petites Choses formidables est sans doute l'un des recueils d'essais les plus célèbres de Gilbert Keith Chesterton (1874-1936). L'auteur se promène avec légèreté parmi les villes de France et d'Allemagne ou les collines d'Angleterre, et s'ingénue à tirer de petites anecdotes du quotidien des leçons pleines d'humour, de profondeur ou d'horreur. Le contenu de ses poches, les délices d'une grasse-matinée ou une terrifiante conversation avec un nihiliste sont autant d'occasions de dévoiler la beauté insoupçonnée du Paradis caché où vivent les hommes. « Le monde ne manquera jamais de merveilles ni d'aventures, c'est seulement d'émerveillement qu'il pourrait manquer. »Au fil de trente-neuf historiettes, Chesterton révèle l'extraordinaire dissimulé sous les aspects de l'ordinaire, et la grande morale que peuvent représenter des tickets de tram, un canif, des touristes à la plage ou une gare ferroviaire. D'un rien, il lui est possible de discourir, avec la fraîcheur dont il a le secret, sur la famille, la guerre, la démocratie et le christianisme. Ces essais, inédits en français pendant plus d'un siècle, sont un concentré de la pensée loufoque et lucide du Prince du Paradoxe, et peuvent être considérés comme son testament philosophique.Traduction de Hubert Darbon.
Gilbert Keith Chesterton was an English writer, philosopher, lay theologian, and literary and art critic.
He was educated at St. Paul’s, and went to art school at University College London. In 1900, he was asked to contribute a few magazine articles on art criticism, and went on to become one of the most prolific writers of all time. He wrote a hundred books, contributions to 200 more, hundreds of poems, including the epic Ballad of the White Horse, five plays, five novels, and some two hundred short stories, including a popular series featuring the priest-detective, Father Brown. In spite of his literary accomplishments, he considered himself primarily a journalist. He wrote over 4000 newspaper essays, including 30 years worth of weekly columns for the Illustrated London News, and 13 years of weekly columns for the Daily News. He also edited his own newspaper, G.K.’s Weekly.
Chesterton was equally at ease with literary and social criticism, history, politics, economics, philosophy, and theology.