À travers les péripéties de l'enlèvement de Sébastien Cabot, animateur vedette de Radio-V, la chaîne «qui dit la vérité au vrai monde», Pelletier propose une analyse brillante des dérives des radio-poubelles, de la manipulation des foules et du discours populiste qui a envahi les réseaux sociaux.
Il a enseigné la philosophie plusieurs années au cégep Lévis-Lauzon. Il siège également sur plusieurs comités de retraite et de placement.
Écrivain aux horizons multiples, le thriller est pour lui un moyen d'intégrer de façon créative l'étonnante diversité de ses centres d'intérêt : mondialisation des mafias et de l'économie, histoire de l'art, gestion financière, zen, guerres informatiques, chamanisme, évolution des médias, progrès scientifiques, troubles de la personnalité, stratégies géopolitiques...
Depuis L'homme trafiqué jusqu'au Bien des autres, c'est un véritable univers qui se met en place. Dans l'ensemble de ses romans, sous le couvert d'intrigues complexes et troublantes, on retrouve un même regard ironique, une même interrogation sur les enjeux fondamentaux qui agitent notre société.
Un excellent roman, que j'ai adoré, peut-être parce que la problématique des radios-poubelles est un sujet qui m'interpelle beaucoup. La structure est dense, le rythme est soutenué. Dans ce thriller, l'exploration des divers intervenants impliqués directement ou indirectement par le ravissement de l'animateur de radio est plus intéressant encore que l'histoire de «loi du talion» qu'on y trouve. Les exemples de discours attribués aux radios-poubelles sont pour la plupart plausibles, et le modus operandi du criminel, spécialement ingénieux. Un thriller qu'on lit d'un traite!
J’ai beaucoup aimé la lecture. Je dois l’admettre, j’ai un petit penchant pour les inspecteurs de police bourru qui ont le sarcasme facile. J’ai eu un gros coup de coeur aussi pour Frédérique Roussel, « le gars » de l’informatique. Peu prise au sérieux au départ parce que c’est une femme, elle saura bien vite remettre les machos à leur place. Comme vous le savez peut-être maintenant, j’aime beaucoup les romans qui me font réfléchir, et celui-ci ne fait pas exception: qui est donc ce « vrai » monde, représenté par les animateurs de « trash-radio »? Est-il si différent de celui qui est considéré comme « faux » par cette même clique? Qui a droit au respect? Est-ce que tout est bon à dire? Seul petit bémol de ma lecture, j’ai trouvé la fin un peu convenue, mais ça n’a pas nuit à mon plaisir de lire cette superbe histoire.
Jean-Jacques Pelletier est peut-être le plus méconnu des auteurs de polars du Québec. Dommage car son imaginaire est foisonnant. Dans cette longue adaptation de l'une de ses anciennes nouvelles, le grumpy Inspecteur Théberge tente de retrouver un animateur de radio-poubelle qui s'est fait kidnapper. Pas aussi prenant que la saga des Gestionnaires de l'apocalypse, le roman vous tiendra quand même en haleine de la première à la dernière page. Difficile de ne pas faire de rapprochements avec certaines radios de Québec. 7,5 ❤️ sur 10
La prémisse est très, très intéressante, mais je suis incapable de passer outre le parler complètement loufoque de Théberge. Personne ne parle comme ça dans la vraie, sans avoir l'air d'un vrai péteux-de-broue. Non mais, qui dit "Je ne te savais pas adepte de coprophilie hertzienne" pour parler d'être "fan de marde radiophonique"? Je suis déçue, mais je suis juste vraiment incapable de supporter ce personnage, donc j'ai abandonné la lecture à la page 50. Désolée :(