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Philosophie: Orientation Dans Le Monde. Eclairement de L'Existence. Métaphysique

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"Mon intention dans ce Le titre indique que cet ouvrage se trouve au centre de mon activité d'enseignant. Je me faisais de cette profession une idée différente de celle de mes collègues en ce temps, et je l'ai pratiquée autrement. En philosophie, il s'agit de la pensée qui porte la vie, qui éclaire et oriente l'action dans la vie personnelle et politique. La philosophie qui se présente comme une recherche scientifique, qui, postulant le progrès, expose ce qui serait transmissible tel quel en tant qu'acquis d'un entendement partout identique, n'a de valeur à mes yeux que si, contrairement au sens qu'elle se donne ou malgré lui, elle sert en fait cette autre philosophie, la vraie. Il ne s'agit pas, dans ce livre, d'exposer un système, même si la pensée y est systématique, ni de résoudre des problèmes, même si la pensée y procède par questions et réponses. Il ne s'agit pas davantage d'une oeuvre littéraire à vocation esthétique. Mon intention en écrivant cette "Philosophie" provient d'une idée qui s'imposa à moi un jour de mon que je ne pourrais vivre sans philosophie. ... de Postface (1955) à ma "Philosophie" (1931) #1

866 pages, Paperback

First published March 24, 1986

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About the author

Karl Jaspers

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Jaspers was born in Oldenburg in 1883 to a mother from a local farming community, and a jurist father. He showed an early interest in philosophy, but his father's experience with the legal system undoubtedly influenced his decision to study law at university. It soon became clear that Jaspers did not particularly enjoy law, and he switched to studying medicine in 1902.

Jaspers graduated from medical school in 1909 and began work at a psychiatric hospital in Heidelberg where Emil Kraepelin had worked some years earlier. Jaspers became dissatisfied with the way the medical community of the time approached the study of mental illness and set himself the task of improving the psychiatric approach. In 1913 Jaspers gained a temporary post as a psychology teacher at Heidelberg University. The post later became permanent, and Jaspers never returned to clinical practice.

At the age of 40 Jaspers turned from psychology to philosophy, expanding on themes he had developed in his psychiatric works. He became a renowned philosopher, well respected in Germany and Europe. In 1948 Jaspers moved to the University of Basel in Switzerland. He remained prominent in the philosophical community until his death in Basel in 1969.

Jaspers' dissatisfaction with the popular understanding of mental illness led him to question both the diagnostic criteria and the methods of clinical psychiatry. He published a revolutionary paper in 1910 in which he addressed the problem of whether paranoia was an aspect of personality or the result of biological changes. Whilst not broaching new ideas, this article introduced a new method of study. Jaspers studied several patients in detail, giving biographical information on the people concerned as well as providing notes on how the patients themselves felt about their symptoms. This has become known as the biographical method and now forms the mainstay of modern psychiatric practice.
Jaspers set about writing his views on mental illness in a book which he published in 1913 as General Psychopathology. The two volumes which make up this work have become a classic in the psychiatric literature and many modern diagnostic criteria stem from ideas contained within them. Of particular importance, Jaspers believed that psychiatrists should diagnose symptoms (particularly of psychosis) by their form rather than by their content. For example, in diagnosing a hallucination, the fact that a person experiences visual phenomena when no sensory stimuli account for it (form) assumes more importance than what the patient sees (content).

Jaspers felt that psychiatrists could also diagnose delusions in the same way. He argued that clinicians should not consider a belief delusional based on the content of the belief, but only based on the way in which a patient holds such a belief (see delusion for further discussion). Jaspers also distinguished between primary and secondary delusions. He defined primary delusions as autochthonous meaning arising without apparent cause, appearing incomprehensible in terms of normal mental processes. (This is a distinctly different use of the term autochthonous than its usual medical or sociological meaning of indigenous.) Secondary delusions, on the other hand, he classified as influenced by the person's background, current situation or mental state.

Jaspers considered primary delusions as ultimately 'un-understandable,' as he believed no coherent reasoning process existed behind their formation. This view has caused some controversy, and the likes of R. D. Laing and Richard Bentall have criticised it, stressing that taking this stance can lead therapists into the complacency of assuming that because they do not understand a patient, the patient is deluded and further investigation on the part of the therapist will have no effect.

Most commentators associate Jaspers with the philosophy of existentialism, in part because he draws largely upon the existentialist roots of Nietzsche and Kierk

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November 24, 2012
Jaspers est surtout connu pour son excellent manuel d’Introduction à la philosophie, qui est peut-être le meilleur ouvrage qu’on puisse trouver à cette fin, et pour ses présentations de grands philosophes à partir de son horizon philosophique. Ses réflexions sur Kant et Nietzsche sont d’ailleurs, à mon sens, toujours des incontournables pour quiconque travaille sérieusement en philosophie sur l’un de ces auteurs.
Il s’agit donc certainement d’un des philosophes les importants du vingtième siècle et pourtant, très curieusement, son chef-d’œuvre, où il présente minutieusement et exhaustivement le portrait le plus englobant de sa pensée, demeure pratiquement introuvable en français et cela au point où Robert Grivord (dans son avant-propos à une conférence de Jaspers traduite dans Nietzsche et le christianisme, Bayard, 2003), écrit que « si un certain nombre d’ouvrages de Jaspers ont été traduits en français, il s’agit plutôt d’ouvrage portant sur des questions particulières, mais les énormes ouvrages où Jaspers développe largement sa pensée philosophique, Philosophie, Von des Warheit, ne l’ont pas été »(113). Pourtant, je vous prie de me croire, quelque part, en dehors de la connaissance de M. Grivord, le livre Philosophie de Jaspers a bel et bien été traduit, par Jeanne Hersch, et a même été publié dès 1989. Je l’ai d'ailleurs acheté, lu, et annoté d’un couvert à l’autre.
Or, s’il n’y a rien d’étonnant à ce que M. Grivord ignore l’existence de cette traduction étant donné sa rareté, cette rareté, par contre, ne manque pas d’être pour moi un objet de stupéfaction. Est-ce que cette situation est due aux critiques que Jaspers a toujours faites envers la philosophie universitaire?
Il faut savoir, en effet, que, pour Jaspers, la philosophie universitaire se réduit désormais en une pseudo-science. Il a d’ailleurs du quitter ce milieu au cours de ses études pendant une dizaine d’années « pour accéder, avec le bagage qui est le [s]ien et qu[‘il] jugeait essentiel, à l’univers où l’on peut philosopher. Cet ouvrage en est le résultat. »(XIX) C’est donc contre la philosophie universitaire (devenue pseudo-science à son avis), mais sans opposition aucune envers la véritable science, que Jaspers écrit sa Philosophie. Celle-ci est offerte comme une proposition à son lecteur apte au « travail de la philosophie [qui] s’accomplit par le comportement intérieur de l’individu aux prises avec lui-même. C’est à lui que le penseur s’adresse dans sa volonté de participer et de communiquer, d’écouter et de transmettre. »(XLIV) Le philosophe universitaire est donc bien loin d'être visé par ce livre et ce dernier compte sans doute beaucoup lorsqu'un éditeur décide ou non de publier un livre de philosophie...
Bref, l’ensemble, vraiment colossal, après une introduction à la philosophie (plus brève que sa publication du même nom, mais incomparablement plus dense), se divise en trois sections ayant pour fin absolue la recherche de l’être :
« Cette recherche aura ... trois buts, qui, si indéterminés qu’ils soient, s’engendrent l’un l’autre : elle pénètre dans le monde pour s’y orienter, elle le dépasse pour en appeler à elle-même en tant qu’existence possible, et elle s’ouvre à la transcendance. Cheminant dans le monde elle saisit ce qui est connaissable, pour prendre ensuite ses distances et devenir [1] orientation dans le monde; s’arrachant à la seule réalité « du monde » elle suscite l’activité par laquelle le moi s’actualise lui-même et devient ainsi [2] éclairement de l’existence; elle conjure l’être et devient [3] métaphysique. »(22)
L’ensemble constitue sans aucun doute, à mon avis, la plus titanesque tentative jamais faite de philosopher dans la communication en visant une mise en lumière du rapport entre philosophie et science (Jaspers est aussi psychologue de formation) et en prenant comme point de départ, non pas la solitude d’une pensée isolée, mais la situation réelle d’un individu face à l’autre.
Un des plus grands bonheurs que j’ai pu trouver dans une lecture philosophique et qui pourra, je l’espère, être partagé par un plus grand nombre de lecteurs francophones au cours de prochaines années.
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