Il y a, pour parler des grandes oeuvres du passé, une liberté d'allure inimitable chez quelqu'un qui ne les a pas connues par l'école. Giono, qui a quitté le lycée avant l'âge des dissertations, ne parle jamais d'une de ces oeuvres sans que son commentaire soit en même temps un témoignage sur lui-même et sur le moment où il le rédige.On découvrira ici une première série de textes, préfaces, articles, hommages, essais de traduction, dispersés jusqu'à présent dans les volumes ou les publications pour lesquels ils avaient été écrits. Regroupés selon l'ordre chronologique des oeuvres commentées, ils font apparaître la diversité des goûts et des intérêts littéraires de Giono, y compris pour les littératures de l'Extrême-Orient, et sont l'occasion de prendre une vue nouvelle sur son itinéraire propre, dont Homère d'une part, et plus encore Virgile, Machiavel d'autre part, sont des repères privilégiés.
Jean Giono, the only son of a cobbler and a laundress, was one of France's greatest writers. His prodigious literary output included stories, essays, poetry, plays, film scripts, translations and over thirty novels, many of which have been translated into English.
Giono was a pacifist, and was twice imprisoned in France at the outset and conclusion of World War II.
He remained tied to Provence and Manosque, the little city where he was born in 1895 and, in 1970, died.
Giono was awarded the Prix Bretano, the Prix de Monaco (for the most outstanding collected work by a French writer), the Légion d'Honneur, and he was a member of the Académie Goncourt.