L’émergence des nouvelles technologies de l’information a permis de souligner le rôle que joue l’opinion publique internationale dans les conflits, ce dont les révolutions du printemps arabe sont un bon exemple. Les États majors de nombreux pays en ont tiré des leçons et développent désormais des stratégies dites hybrides, qui mêlent aux actions militaires traditionnelles des activités coercitives et subversives pour combler les lacunes des méthodes conventionnelles (diplomatiques, militaires, économiques), susceptibles d’être utilisées de façon coordonnée par des acteurs (étatiques ou non) en vue d’atteindre certains objectifs, sans que le seuil d’une guerre déclarée officiellement ne soit dépassé. C'est ainsi que des campagnes de désinformation massive faisant appel aux médias sociaux sont lancées pour tenter de contrôler le discours politique ou de radicaliser, recruter et diriger des acteurs agissant par procuration.
L’analyse des techniques de cyberguerre utilisées dans cette crise qui a débuté en 2017 permet de mieux comprendre le conflit opposant actuellement le Qatar à d’autres pays du Proche-Orient, dont l’Arabie saoudite et les Émirats arabes unis. François Chauvancy, ancien général formé aux réflexions stratégiques de l’État major de l’OTAN, analyse ici ces guerres de l'information d'un genre nouveau et quels modes de réactions il est possible de leur opposer.
A brilliant overview of the many complex factors contributing to the ongoing state of crisis in the Middle East today. Don't be fooled by the title: this book covers not only every country's role and involvement in the Middle East, but all the other major conflicts over the last several decades, not just the recent Qatar embargo. Syria, Yemen, Iran, Libya, Egypt, Iraq, Afghanistan, Lebanon, the whole area, and all the foreign players as well: Russia, Turkey, China, the U.S., Europe, sub-Saharan Africa, etc. While the book is a bit repetitive in places, that's not necessarily a negative as it's useful in memorising some of the information. The fact that the author is French removes some of the bias that might have be present if it were written by an American, or conversely, by a Middle Easterner. France's position does seem to be slightly whitewashed in a couple of places, particularly given its colonist past, but nothing that affects the general reading. Overall, highly recommend if the entire Middle East seems like a web of confusion and you're looking to understand how we ended up here from the Ottoman Empire.