Alors que la petite station balnéaire de Cape Cove se remet doucement des événements survenus au printemps précédent, que Flynn et Monroe pansent leurs plaies et rattrapent le temps perdu tout en menant de front leurs carrières respectives, leur ami John Charowski se débat avec ses doutes dans l'ignorance générale. Rongé par l'amertume, il boit plus que de raison et dissimule ses pulsions secrètes dans les bars gay qu'il fréquente la nuit. L'arrivée d'une ancienne connaissance de Monroe pourrait bien tout bouleverser et le faire sortir de sa spirale infernale.
Deuxième tome de cette trilogie, j’ai retrouvé avec beaucoup de plaisir Monroe, Flynn et leurs amis. Si l’on suit de plus loin l’évolution de leur relation, on va s’intéresser plus spécifiquement à l’un de leurs proches : John « Char » Charowski.
Derrière la haine qu’il a développée envers Flynn depuis son retour, ainsi que ses propos plus que déplacés, John cache une douleur intense liée à son père. Il est difficile de s’extirper de ce que l’on vous a rabâché toute votre vie, à coups de ceinture ou autres violences. Mais lorsqu’il voit débarquer sur son bateau un ancien détenu, ami de Monroe, ses démons se manifestent de plus belle et il s’enfonce toujours davantage dans sa noirceur.
Pendant ce temps-là, la vie suit son cours à Cape Cove, qui se remet de ses émotions sous l’œil du nouveau shérif. Au Davies, Charlie se débat, elle aussi, avec des sentiments de plus en plus confus vis-à-vis de Neil, qui a décidé de rester et qui a embarqué son frère dans l’aventure, au grand plaisir de Bee, dont les hormones adolescentes sont en ébullition.
Dans ce tome, on suit tous ces personnages avec grand plaisir, les histoires des uns s'entremêlant dans celles des autres. Ce que j’ai particulièrement aimé, c’est l’aspect rugueux de cette histoire. Les personnages sonnenr vrai, avec souvent plus de défauts que de qualités. Ce réalisme, déjà présent dans le tome précédent, est encore plus marqué ici. Ça sent l'océan, le poisson mort, la crasse. Les héros sont moches, alcooliques ou ont fait de la taule. Rien n’est édulcoré, et c’est cela qui les rend terriblement attachants.
Cette lecture m’a complètement immergée et je ne suis pas ressortie indemne de cette histoire car, même si cela finit bien, le voyage est profondément marquant.
Et puis, il y a le plot twist dont on ignorait l'existence. Le retournement de situation que, personnellement, je n’avais pas vu venir ! Sully Holt sait décidément comment maintenir ses lecteurices en haleine !
Tempête sur Cape Cove est donc une lecture que j’ai beaucoup appréciée, encore plus que le tome précédent. Je viens d’apprendre qu’il s’agissait d’une trilogie, avec un tome inédit : autant vous dire que je suis impatiente de découvrir la suite !
Un bonheur de retrouver Cape Cove. Sully Holt montre encore une fois avec ce nouveau volume que les choses ne sont jamais simples et que ce qui peut être insignifiant pour certains est très lourd à porter pour la personne concernée. John m'avait déjà beaucoup intrigué dans le premier tome et c'est avec bonheur que j'ai dévoré son histoire, même si parfois l'envie de lui remettre les idée en place d'un bon coup sur le crâne m'a titillé ! Sa manière de se débattre avec sa vie est décrite avec justesse, à des lieux des mélos qui fleurissent beaucoup dans les romans en ce moment. J'ai adoré pouvoir côtoyer pendant quelques heures les deux grands idiots du premier tome mais ma préférence restera sans aucun doute pour John. Mon unique regret ? Ne pas avoir pu lire ce tome au bord de l'eau, pour sentir encore plus les bienfaits de Cape Cove.
J'ai enfin lu la suite de Cape Cove qui dormait dans ma PaL depuis des mois et je me demande pourquoi je ne me suis pas lancée plus tôt ? Probablement parce que le résumé m'a fait tiqué avec un John gay ? Quinto, un peu stéréotype du vilain pas beau ? Quelle erreur.. Quelle idiote, j'ai été... J'avais oublié que c'était Sully Holt derrière les mots, rien que cela aurait du me rassurer. On retrouve ici le village quelques mois après les événements du premier tome. Les fantômes hantent encore les souvenirs, mais la vie a repris lentement ses droits. Monroe, heureux en couple avec Flynn et devenu patron pêcheur offre une place sur l'un de ses bateaux à Quinto Sanchez, un de ses anciens compagnons de cellule qui cherche à se poser après avoir connu quelques soucis à Portland dus à ses activités pas très légales. Ce dernier veut assurer la sécurité de son neveu, Eugenio le temps d'une saison. Sur le bateau, Quinto va faire équipe avec John bourru, taiseux, noyant son mal-être dans l'alcool. John qui lutte contre son attirance pour ce nouvel arrivant, ce métis au visage ravagé. John lutte surtout contre le poids du passé et l'image d'un père qui n'a jamais eu la moindre affection pour son fils. On suit la lente et douloureuse rédemption de John, aidé par ses amis et surtout Quinto. Mais on suit aussi la vie des gens de Cape Cove, l'amour naissant entre Charlie et Neil, la lente descente dans l'oubli de Gab, Flynn qui tente de retrouver goût à son ancien métier (j'ai eu des envies de paire de baffe avec lui, d'ailleurs ), Lucky, Blake, Alma, Bev' et tous les autres. On suit aussi Quinto à Portland, les affaires dans lesquelles il s'est embourbée et dont il veut se défaire. J'ai adoré ma lecture, comme toujours avec cette auteur qui sait manier les mots, les sentiments et la nature qui leur sert de toile de fond, de tissu comme personne. C'est avec regret que je leur dis tous au revoir.
Z'avez remarqué le résumé sans question finale dont on connait déjà la réponse ? Ça fait du bien hein ?
Le moins qu'on puisse dire c'est que Sully Holt a le sens du scénario et des enchaînements : comme dans son premier opus, tout coule de source et reste surprenant en même temps, les événements se suivant sans jamais perdre en puissance. La narration est toujours aussi bien servie par cet art de la description, certes un peu moins prépondérant. L’auteure enchaîne les moments calmes à ceux plus trépidants conférant à son récit un rythme très équilibré et une parfaite osmose avec la vie à Cape Cove. Quand, dans Retour à Cape Cove, elle nous distillait (j'ai pas dit qu'elle picolait, je l'ai pas dit) une aura entièrement consacrée à la nature, ici, c'est une ode au mystère des uns et des autres qu'elle délivre avec tout autant de justesse. Ce petit coté sombre que chacun possède et ces questions que tous se posent sur eux-même, sur l'autre ou le dernier arrivé au village. Une introspection lancinante sur Cape Cove et ses habitants, sur les passés de certains et sur les possibilités des autres.
Le tout est constellé de petites touches d'humour franches et courtes mais très efficaces, des petites reparties qui vous ferment le clapet direct et vous font sourire avec ravissement. La jeune Neil en est l'exemple parfait, avec sa verve délicieuse et ce petit côté agaçant qu'a la jeunesse de mettre le doigt là où ça blesse ou sur les questions qui posent problème. Neil, la petite épine dans le pied de Charlie, qui la titille et lui vrille le cerveau comme ce petit verre de trop qui vous grise tout en sachant que ce n'est pas raisonnable. La scène de la perquisition chez Monroe par le nouveau shérif m'a juste explosée le cervelet et parsemée au milieu d'un récit plus souvent dramatique que drôle, c'est un vrai régal. On sent un story board parfait, une de ces histoires sans failles ni incohérences qui font que même si on était amené à ne pas aimer la romance on ne pourrait cependant qu'aimer la trame secondaire .
Le nouveau couple de cette histoire c'est donc Quinto l’amérindien défiguré (mais pas que) et John le pécheur alcoolo (mais pas que non plus) : un couple corrosif depuis le départ qui n'avait échangé qu'une œillade jusqu'à l'arrivée de Quinto au village. Au premier rapprochement entre les deux hommes, c'est une vraie explosion de sentiments longtemps enfouis et pourtant bien loin de l'amuuuuur, du sexe et des petites étoiles dans les yeux. Ce sont surtout les confidences dispensées au compte goutte entre deux brutes aux cœurs écorchés qui dégagent réellement une atmosphère lourde, électrique qui se charge comme une dynamo.
John a grandi sous le joug d'un père violent, intolérant à toute forme de différence et n'a eu de cesse de quémander la moindre minute d’intérêt de sa part même si cela passait par les coups. Un John, qui après l'abandon de sa mère, pousse comme une herbe folle cernée d'orties, et tente tant bien que mal de devenir un homme selon les conceptions qu'on lui a durement plantées dans le crane. Il se bat contre des souvenirs familiaux bancals, contre un passé d'homme marié qui a échoué, contre une vie rude qui l'apaise tout autant qu'elle lui pèse et surtout contre lui même. Se contenter d’être un gros con est tellement plus simple, plus facile, plus acceptable à son sens pour affronter le regard des autres que cela lui laisse tout le temps nécessaire pour plonger dans la noirceur de ses états d’âme. Regarder les autres se reconstruire en restant soigneusement à l’écart des confidences et assez prêt du goulot d'une bouteille lui suffisent à colmater le vide qui le ronge. Jusqu’à Quinto. Quinto, le gros balaise, homme de main que la violence a façonné de bien des façons dans un parcours très chaotique. Un homme blessé qui a cependant trouvé la force de s'assumer tel qu'il est, aussi bien physiquement que psychologiquement. Un ancien compagnon de prison de Monroe ayant, comme lui, sa propre morale et ses propres codes qui, au bout du compte, ne sont pas moins respectables que les visions parfois étriquées de Flynn. Quinto, qui se doit de changer les choses pour son neveu, puis pour lui et pour peut être envisager une histoire avec John, envisage tout simplement un autre mode de vie. Un personnage sombre qui est sensé représenter le mauvais côté de la barrière et qui pourtant par son côté magnanime semble souvent être le plus dans le vrai. Une force de la nature sur laquelle John pourrait enfin se reposer.
Une galerie de personnages secondaires identique au premier volet, toujours aussi pertinente mais cela m’amène à mon premier bémol. Pourquoi tant d'histoires d'amour au sein d'un si petit monde ? Charlie et Neil, sa fille et le jeune frère de Neil, Quinto et John, j'avoue que ça fait un peu beaucoup, que ce soit d'un point de vue hétéro ou homo, et que dans un seul roman ça m'a laisse un goût de "regroupage" qui n’était pas indispensable. J'aurais préféré que cela reste peut être plus concentré sur l'histoire du nouveau couple et sur celle,toujours présente, de Flynn et Monroe, qui semble encore difficile à mettre en place et toujours encombrée des écueils de leur passé respectif. Flynn est encore ce mec à qui on donnerait tout mais totalement figé sur sa vision black and white de la vie quand Monroe, lui, vit toujours selon les règles du respect et de la fidélité envers ceux qui l'ont aidé. On découvre un Flynn moins attachant et à la personnalité moins définie que dans le premier Cape Cove et cela m'a beaucoup troublée.
J'ai beaucoup d'affection pour ce couple de départ et j’espérais, je pense que c'est mon deuxième bémol, une vraie suite à leur histoire surtout qu'il y a vraiment matière. J’ai eu, en contre coup, beaucoup de mal à m'attacher au couple Quinto/John, qui a pourtant tout pour fonctionner, tellement j’étais en demande de plus de Monroe/Flynn. C’était juste pas possible de me jeter à la face quelques scènes éparses sur eux et de créer une telle frustration, de celle qui donne naissance aux fans hargneux et vengeurs(#menaceimplicite) Tempête sur cave Cove est, encore une fois, un excellent roman, il n'y a pas à revenir dessus et vous ne serez certainement pas déçu. Mais le manque qu'il me laisse fera que je lui préférerai sans doute longtemps son grand frère. Mais si elle veut, l'auteure, elle peut toujours se fendre d'un oneshot, un standalone ou un tientoutseul, elle appelle ça comme elle veut, mais elle me pond vite une suite sur Monroe et Flynn qui paraissent toujours en pleine évolution. Moi je veux l’entrée, le plat principal, le fromage ET le dessert, je veux le total Cape Cove!
Etats Unis, Maine, petite station balnéaire de Cape Cove.
Quelques semaines après les évènements du premier tome, Cape Cove tente de reprendre sa routine. Monroe a investi dans l'affaire de Lucky et John, leur permettant ainsi de continuer leur activité de pêche au homard malgré la mort de leur ancien associé.
Charlie tente de se convaincre qu'elle ne ressent aucune attirance pour Neil, Blake et Bee vivent une relation tendre mais difficile vu l'âge de la jeune fille, Flynn fait campagne pour reprendre le poste de shérif et a renoué avec son premier amour, Monroe. Tout ce petit monde vit tranquillement au rythme de la météo, de l'océan, des pêches, des soirées au pub, et rien ne semble pouvoir rompre la tranquillité enfin retrouvée, si ce n'est la surveillance de Gabe, qui s'enfonce dans la sénilité, à la grande tristesse de ses enfants.
Mais quelque chose va venir gripper les rouages de cette monotonie...
A Portland, Quinto Sanchez, ancien co-détenu de Monroe, vivotant de trafics en tous genre et porte-flingue d'un caîd local, élève son neveu Eugénio depuis que sa sœur et son beau-frère ont été assassinés. Un soir, la voisine qui gardait l'enfant est assassinée et laissée avec une marque qui démontre qu'un message voulait être laissé à Quinto. Monroe lui ayant proposé gite et travail à Cape Cove en cas de problèmes, il décide de partir vivre quelques temps dans la station, le temps que son patron trouve le coupable du meurtre.
Et la rencontre entre Quinto, gay assumé, viril, horriblement défiguré en prison et John, n'ayant jamais osé seulement s'autoriser à penser qu'il pourrait avouer être attiré par les hommes, John traumatisé par ses relations avec son père, John, agressif, alcoolique, mal dans sa peau, homophobe, bref, un connard fini... cette rencontre est brûlante.
Mais John pourra-t'il avouer à ses amis d'enfance, et surtout s'avouer à lui-même, son attirance pour les hommes et surtout pour Quinto ? Et Quinto pourra-t'il tirer un trait sur son passé pour s'offrir la chance de vivre avec Eugénio une vie paisible entourés de gens qu'il pourrait considérer comme sa famille ?
Sully Holt est dans le top 3 de mes auteurs de romance gay préférés. En fait, les deux autres places de mon top 3 changent sans arrêt, mais Sully Holt reste toujours dans le trio final. J'aime sa façon de raconter la vie, la nature, les embruns, le quotidien de gens ordinaires, les gueules brisées par la vie, la famille, la vie...
Je voulais aller m'installer à Danmas, mais je pense que je vais partager mon temps avec Cape Cove. J'ai été triste de tous les quitter à la fin de ce tome, je voulais plus de Flynn et Monroe, plus de Quinto et John, plus d'Eugénio, comment vont évoluer Charlie, Neil, Blake, Bee, est-ce que Lucky va enfin trouver l'amour, est-ce que Gabe va enfin trouver la paix...
Un roman est pour moi réussi quand j'ai l'impression de quitter des amis quand je le referme, et c'est ce qui se passe, encore une fois.
Un grand merci à Sully de nous proposer de si belles histoires et de nous donner la chance de les partager.
Si j’ai bien aimé le livre dans son ensemble, je l’ai malgré tout trouvé un peu brouillon avec l’intervention de trop de personnages. Contrairement au tome 1 dans le quel l’auteur avait uniquement centré l’histoire autour de Flynn & Monroe, ici, l’auteur met en scène un peu beaucoup d’intervenants, même s'il elle se concentre un peu plus sur John et Quinto. Entre ces derniers, Flynn & Monroe, Lucky, Gabe, Neil, Blake et j’en passe, l’intrigue principale passe limite au second plan et j’avoue avoir perdu un peu le fil avec ce trop plein de liens entre les uns et les autres. Et puis l’une des intrigues ne semble pas vraiment finie ou alors elle l’est trop simplement. Bref, un tome en dessous du premier à mon goût.
J'ai adoré particulièrement le personnage de John, qui se livre à nous et est très touchant. Sa rencontre avec Quinto va être déterminante. L'auteur a su mener de bonnes intrigues jusqu'au bout. Entre relations amoureuses, amicales, fraternelles, on suit le quotidien de cette petite ville. Les personnages sont montrés avec leurs forces et leurs faiblesses, aucun n'est épargné, ce qui les rend bien réalistes. Super découverte, j'en aurais voulu encore.