Mars 2011. La campagne présidentielle bat son plein, plus d'un an avan t les élections. Le capitaine Gabriel Prigent débarque à la brigade cr iminelle de Paris après avoir vécu un drame à Rennes. Obsédé par l'éth ique, il croise sur son chemin le lieutenant Christian Kertesz de la b rigade de répression du proxénétisme, compromis avec la mafia corse et tourmenté par un amour perdu.Alors qu'éclate une sordide histoire d'a ssassinats de prostituées mineures, ils plongent tous les deux dans un e affaire qui rapidement les dépasse, entraînant dans leur chute une r ibambelle d'hommes et de femmes qui cherchent à sauver leur peau - fl ics dépressifs, politiciens salaces, médecins corrompus, gangsters imp révisibles et macs tortionnaires.Poursuivis par leurs propres obsessio ns et les fantômes qui les hantent, Prigent et Kertesz vont se livrer un duel sans merci, au coeur de la barbarie et des faux-semblants du m onde contemporain. Préface de Caryl Férey Lauréat du Prix découverte polar Sang-froid, Benjamin Dierstein signe ici son premier polar. Dan s le civil il est agent de musiciens et directeur artistique d'un labe l spécialisé dans les musiques électroniques.
« Elle décroise ses jambes comme pour t’inviter vers elle. Robe noire moulante. Très courte. Décolleté plongeant sur sa poitrine. Une petite croix en or en pendentif, qui lui tombe entre les seins. Dix-sept ans, l’air d’en avoir 25, et au moins 60 dans ces yeux qui ont déjà connu trop de choses. Elle te sourit quand tu approches d’elle. »
Ce tout premier roman m’a scotchée dès la préface. Fans d’Ellroy vous allez vous délecter de l’écriture subtile et précise de Benjamin Dierstein. L’intrigue est originale et rondement ficelée. L’histoire de deux flics torturés que tout oppose réunis autour du meurtre de jeunes prostituées. Bienvenue à Paris, nous sommes en 2011 et l’affaire DSK va bientôt éclater à New York. C’est noir, à vif, sans pitié. Un régal. J’attends la suite avec impatience.
« Je regarde son anatomie en détail, ses joues de hamster, ses bras frêles, son petit tatouage sur l’épaule, celui s’une sirène qui fume avec un porte-cigarette, ses seins fermes, un corps de femme, mûr, mais des traits de petite fille. De petite fille morte. »
Publié aux éditions Nouveau Monde en 2018, « La sirène qui fume » marque l’entrée remarquée de Benjamin Dierstein dans l’univers du polar français. Porté par une préface élogieuse de Caryl Férey qui souligne la maturité de l’écriture, ce premier roman plonge le lecteur dans un Paris contemporain, loin des clichés touristiques de la Ville Lumière... La suite de ma chronique sur mon blog : https://lemondedupolar.com/la-sirene-...
Un polar bien ficelé, une écriture précise, des personnages plus vrais que nature. Bref, on suit de près les enquêtes menées par le capitaine Prigent, dans le Paris des années DSK, ou le pouvoir et la corruption règnent, entachant les affaires criminelles. Beaucoup aimé ce roman à deux voix, l’une en “Je” et l’autre, celle du policier véreux en “Tu”. Un peu long quand même et parfois un peu trop violent pour ma sensibilité.
J'ai eu du mal à adhérer à tant de violence et de scènes malaisantes. Trop c'est trop même quand on aime le polar. Le style de l'auteur m'a gêné aussi. Répétitions, phrases sans verbes, pensées des personnages entremêlées au récit, c'est parfois confus. Enfin certains personnages sont peu réalistes au delà de l'humain. 40 comprimés de toutes les sortes et de l'alcool pour enquêter et trouver le coupable...Non je n'y crois pas.
Premier roman halluciné et terriblement impressionnant. Si Bleus, Blancs, Rouge son dernier roman (génial par ailleurs) faisait penser à American Tabloïd d’Elroy par certains côtés et par le style, celui-ci est plus proche des racines du mal de Maurice Dantec. Une descente aux enfers à la poursuite d’un réseau pédophile. Impressionnant de maturité pour un premier roman Un futur grand je le sens. Lire un livre d’amour après je pense pour se changer les idées…