André Pastrella, petit Rital de 13 ans, atterrit dans une banlieue de Genève à la fin des années 1970. Une nouvelle école, une maîtresse pas des plus tendres et des copains de classe se révélant de vraies peaux de vache. Une initiation au métier de vivre, celle des coups à prendre et à donner. Mais aussi une éducation sentimentale, un adieu à l'enfance qui prend les chemins de traverse avant de prendre son envol. Entre parents en crise, violence du lieu et premiers désirs, André projette ses rêves vers la Sicile, paradis perdu où il passe ses vacances d'été, mais c'est ici qu'il devra se faire une place. (Publié précédemment comme Permis C)
J’admets que j’ai un peu surnoté ici, mais s’agissant de mes lectures suisses, j’ai un peu de marge.
J’aimais le concept, qui sonnait très autobiographique : changement constant de logement et d’école. Voyage en été en Sicile. Père macho et peu sensible. Découverte précoce de la sexualité. Assez rigolo le tout, avec un air de comédie de genre. Mais la fin de la primaire amènera une cassure complète. Fini le garçon, fini le bon enfant. La dure réalité frappe.
Le livre est écrit avec beaucoup de tendresse, même s’il finit par avoir une grande dureté. Il devient moins réaliste et plus fantaisiste au fur et à mesure. Mais il reste une contribution très intéressant à l’histoire des Ritals et du déracinement vu à travers les yeux d’un enfant qui a perdu sa virginité.