Ce livre-objet d’un surréalisme accompli rassemble poèmes et proses écrits entre 1949 et 1978. Chaque page témoigne de ce «lieu de trajectoires multiples» qui habite Giguère.
On se perd dans ce recueil comme on se perdrait dans une forêt. Les mots reviennent en apparences, mais jamais en signification ni en émotion. Les strophes virevoltent également pour amuser notre imaginaire grâce à de nombreux rappels des 5 sens. Ce faisant, ce recueil relève davantage de l'intériorité que L'âge de la parole. Monsieur Giguère était peintre et graveur et ses poèmes demeurent aussi intrigants que ses œuvres (dont des représentations agrémentent la lecture). On y découvre une nouveauté à chaque lecture, comme une forêt dans laquelle l'on se balade, mais où l'on y découvre constamment l'inédit.