De décembre 1999 à novembre 2000, Pascal Sevran nous entraîne dans son quotidien, de Paris à Montréal, d'un dîner chez Lipp jusqu'au port de Naples. Souvent entouré, parfois seul, il parle des gens qui gravitent autour de lui, ceux qu'il aime et tous les autres, évoque la tempête de décembre dernier et Belgrade sous les bombes, Charles Trenet à l'hôpital et le souvenir de Dalida. On y croise aussi toute une galerie de personnages, des gens célèbres mais aussi des caractères plus anonymes et souvent truculents. Mais c'est surtout d'amour dont il est question dans ce livre, une fois encore, comme dans le premier opus de ce journal intime, La Vie sans lui. Pascal Sevran se livre à ses lecteurs, parle de son compagnon Stéphane, de sa mort injuste, de son absence dont il souffre encore et toujours. Un livre plein d'amertume.
On sourit un peu, a priori, devant ces ouvrages qui doivent leur existence et leur succès, tout d'abord au fait que l'auteur est une vedette. Mais il n'est pas mal, ce journal, tout compte fait, pas mal écrit, pas mal senti, pas ennuyeux. Il m'agace un peu par son côté sentimentique, il parle trop d'amuur. Pascal m'a dégoûté, à un moment, il se régale au souvenir de s'être pissé sur les mains. J'avais lu aussi des confidences, dans ce genre appétissant, chez Renaud Camus. Il y a comme ça, chez certains, une joie du pipi qui me reste totalement étrangère. Je vais décevoir peut-être, mais je dois avouer que je ne pisse jamais sur personne, et surtout pas sur moi-même, autant que possible. Enfin, les cultures différentes, c'est comme ça, on peut pas comprendre. Mais c'est divertissant, et puis Pascal Sevran se révèle un bourgeois sympathique, avisé dans ses dépenses, et un homme de gauche supportable, qui ne lit pratiquement que des écrivains de droite et d'extrême droite, et il m'amuse. Comme quoi tout arrive. (26 VIII 2005)