En France comme partout ailleurs, l'air est devenu irrespirable. Le débat d'idées est confus, il a besoin aussi bien d'ordre que d'une cure générale de vérité. La dictature de l'émotion, de la vitesse et de la simplification doit céder sa place à la clarté, à la raison, à l'apaisement."Partant de ce constat, le poète et essayiste algérien Karim Akouche pousse un cri d'alarme. Un appel, qui brasse des thèmes tels l'islamisme et ses avatars ; la laïcité et ses ennemis ; les démons de la France et de l'Algérie ; l'ultra-consumérisme ; le règne du spectacle... En point d'orgue de cette anthologie, une lettre lue par des millions de personnes dans le monde : Lettre à un soldat d'Allah, adressée à un jeune homme conquis par l'idéologie djihadiste, que l'auteur questionne d'un "Tu" assassin. Les titres des autres chroniques annoncent la couleur : "Déchire ton niqab", "Les idiots utiles de l'islamisme", "Prêcheurs de haine, je vous emmerde", "L'Algérie arabe est une imposture", "Soutien à Kamel Daoud"... "
"Un livre est une fenêtre par laquelle on s'évade." Julien Green
Je retiens en particulier ce passage :
L’extrémiste de la tolérance a le don de tolérer les extrémistes qui menacent sa liberté. À cet égard, il est aussi dangereux que l’intolérant. Sans s’en rendre compte, il travaille pour les intolérants, contre ses propres valeurs. En tolérant l’intolérable, il commet deux graves erreurs : il sacrifie la tolérance et, avec elle, la démocratie*.
* Karl R. Popper a magistralement analysé le paradoxe de la tolérance dans La Société ouverte et ses ennemis (1945), tr. fr. Jacqueline Bernard et Philippe Monod, Seuil, 1979.
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