Délicité, ville monstre. XXIIe siècle. Le monde est noir et rouge. Noir de suie. Rouge de Palanquine. Palanquine, immense corps céleste qui se rue sur le système solaire et promet de tout balayer sur son passage, à commencer par la Terre. Palanquine, ou le rappel de la finitude des choses, constante réaffirmation de l’inanité de la condition humaine… Il y a Lockerbie, génie exceptionnel à l’invention non moins exceptionnelle, qui promet d’ajouter à la catastrophe annoncée. Il y a Eleanor et John, les derniers des rectifieurs. Leur amour infrangible. Et cette question : l’amour peut-il à lui seul sauver un monde à l’agonie ?
Une histoire légère et une psychologie à la ramasse, mais ce ne serait rien sans le sexisme et les obsessions sexuelles de l'auteur. Les femmes bien sûr ne conduisent pas, n'ouvrent pas les capots et on doit leur expliquer les tenants et aboutissants des actions. L'auteur, lui, prend son pied à placer le mot "sein" toutes les trois pages et à nous décrire un peu de violence sexuelle totalement gratuite. J'oubliais ! Les femmes bien sûr sont beeeeellllllles. Lamentable. L'auteur n'a même pas l'excuse d'avoir 150 ans.
Un beau livre très noir sur le voyage dans le temps. La vision du futur y est très noir comme d'habitude avec l'auteur. Mais la réflexion sur le temps est très original et la fin presque joyeuse.