Près de deux ans après les événements d'Adieu, Mignonne, Eugène Duchamp dépoussière à nouveau son costume de détective privé. Cette fois, il part à la recherche d'une adolescente de bonne famille, disparue alors qu'elle était venue faire la noce dans les quartiers chauds de Montréal. Des tripots du Red Light aux clubs noirs de la Petite-Bourgogne, Duchamp suit la piste d'un dangereux proxénète, accompagné bien malgré lui dans son enquête par la sœur de la disparue, une séduisante pimbêche. Pour ne rien arranger, un ancien collègue policier qu'il avait contribué à faire mettre derrière les barreaux vient d'être libéré.
Le deuxième tome de la trilogie Red Light ouvre grand les portes du Montréal interlope des Années folles, où les marchands de vices, divisés en deux clans puissants, se livrent une guerre de territoire sans merci.
Marie-Eve Bourassa est romancière et scénariste. Son livre Élixir (VLB éditeur, 2014) a été finaliste du prix Marcel-Couture. Pour Adieu, Mignonne, le premier tome de Red Light, elle a reçu le prix Arthur-Ellis 2017 du meilleur roman policier canadien en français ainsi que le prix Jacques-Mayer 2016 de la Société du roman policier de Saint-Pacôme.
Un excellent roman qui nous plonge dans les années folles, en 1924, dans une métropole québécoise dont la vie nocturne et les activités interlopes d'alors restent insoupçonnées pour nombre de Québécois de notre époque. J'ai adoré l'atmosphère qui plane sur ce roman, une espèce de brume constituée d'émanations d'opium et de cigarettes qui enveloppe et étouffe les personnages, qui ont tous quelque chose à se reprocher.
Un grand roman à l'écriture fine, ciselée, et pourvu de personnages qu'on aime détester. Fait à signaler : la qualité de la recherche documentaire qui a mené à la mise en mots de ce pan de l'histoire criminelle du Québec.