Les entreprises se battent pour préserver ou conquérir des parts de marché. Tous les moyens sont déployés : lancer une OPA, saboter un système informatique, pratiquer le reverse engineering, etc. Face à cette guerre, l'Agence de sécurité économique commanditée par le gouvernement. Trois hommes et deux femmes sont le dernier recours pour préserver le patrimoine industriel français.
Née en 1958, Catherine Fradier s'est essayée à différents métiers – fonctionnaire de police et agent de sécurité entre autres – avant de consacrer tout son temps à sa véritable passion : l'écriture. Entre deux romans et la rédaction de scénarios de courts et longs métrages, elle anime des ateliers d'écriture. Elle est notamment l'auteur d'Un poison nommé Rwanda, Les carnassières (Editions Baleine), La colère des enfants déchus (Editions Après la Lune), Grand prix de littérature policière 2006 et Camino 999 (Editions Après la Lune), prix SNCF du polar français 2008. Son dernier roman, Cristal défense, a paru en 2010 (Editions Au diable Vauvert) et a reçu le prix Michel Lebrun la même année. Catherine Fradier vit aujourd'hui dans la Drôme.
Le premier volume de la trilogie de Catherine Fradier est une addiction, quand on commence à entrer dans le vif de l'histoire on ne peut pas s'arrêter de lire ... il m'est arrivé de sauter des arrêts de métro tellement j'étais prise dans la narration! La "découpe" en chapitre très courts est efficace, donne un rythme à la narration. Les sujets traités sont très actuels et l'intrigue absolument vraisemblable. Hâte de me lancer dans la lecture du deuxième volet.
Éléonore de Coursange, dite Léo, est responsable de l'Agence de sécurité économique. Cette branche top secrète des services de renseignements français est chargé de protéger les intérêts économiques de la France et de ses entreprises. Avec une équipe restreinte (du génie de l'informatique a l'ancien mercenaire), ils surveillent donc les manipulations boursières, les espionnages industriels, et la sécurité des chercheurs et brevets. Mais lorsqu'ils doivent intervenir pour protéger une contrat de recherche entre la France et un grand céréalier américain ( un Monsanto-like, OGM inclus), le jeu se durci.
J'ai pris ce livre en me disant que cela serait du Clancy (et la, je vois que j'ai vieilli, vu que la référence maintenant c'est 24) à la française, et j'étais curieux de voir un genre que j'ai bien aimé sous un angle culturel différent, et théoriquement plus proche de moi.
Et effectivement, c'est assez différent : l’héroïne fait partie de la bourgeoisie du quai d'Orsay, on croise dans son équipe la beurette en prise avec l'islamisme de banlieue, une préoccupation très actualisé français sur les OGM, l'appartement bourgeois a une cave a vin en bas de l'immeuble, etc.. Le livre est dense, avec un grand nombre de courts chapitres, assez elliptiques. La stylistique "24" est clairement assumée, avec une intrigue principale (effroyablement plausible) et plusieurs sous-intrigues, plus ou moins liées, des révélations et des retournements. Au final, une lecture prenante, divertissante, correctement écrite, et qui se termine sur un cliffhanger terrible.
Cristal Défense est l'histoire d'une agence gouvernementale, l'Agence de Sécurité Économique, et de sa patronne, Éléonore "Léo" de Coursange. L'agence a pour mission de protéger et défendre le patrimoine industriel, scientifique et technologique français. Mais lorsqu'ils se retrouvent à bosser sur/pour une grosse boîte de semences agricoles, ils se retrouvent dans un machin qui les dépasse un peu et qui a des conséquences tragiques.
De manière générale, j'ai beaucoup aimé (d'ailleurs j'ai attaqué la suite dans la foulée) Les personnages sont chouettes, l'histoire tient en haleine, les détails techniques sont crédibles, le fonctionnement général du truc est crédible aussi. Ya une paire de scènes que je qualifierais de "gore" qui m'ont pas mal dérangée, et les dialogues m'ont souvent paru un peu trop "lisses" pour être honnêtes/réalistes (hey, je cause déjà pas comme ça à l'écrit, alors à l'oral...). J'avais un peu peur de "marronnier" "ouh les vilains fabricants d'OGM", qui est clairement présent, mais qui en pratique fonctionne bien. On se doute assez de ce qu'il va se passer, mais ça n'empêche pas (au contraire même je dirais) le plaisir de la lecture. Attention, la fin est un cliffhanger, donc si vous lisez celui-ci vous partez pour au moins deux tomes ;) (Je crois que le troisième est prévu.)