ถ้าให้บอกว่าแนวคล้าย (ย้ำว่าแค่คล้าย) หนังหรือการ์ตูนอะไร ก็น่าจะอารมณ์เดียวกับหนังอย่าง City of god (เมืองคนเลวเหยียบฟ้า) หรือถ้าให้เปรียบเทียบกับการ์ตูน ก็คงจะมีส่วนคล้ายเรื่อง Shiki (ซากปีศาจ) ล่ะมั้งครับ
Un véritable livre-monde qui du début à la fin, a réussi à être intriguant par son côté policier avec les différents meurtres et accidents, et aussi avec son côté vie de tous les jours des habitants. On verra les mêmes personnages, sous différentes perspectives et émotions, pendant cet été de l'an 2000,où rien ne se passera calmement à Jinmachi. Entre les affaires de la boulangerie et des yakuzas, le cercle vidéo, la police et enfin les différentes familles, rien n'est laissé au hasard et chaque détail compte, aussi petit soit-il, il a son importance. Chaque action a une conséquence. Comme rien n'est laissé au hasard, chaque comportements, faits et gestes, mêmes paroles sont importantes et vont rythmer le récit jusqu'au bout. Abe Kazushige, avec Sin Semillas, a réussi à garder le récit intéressant malgré sa longueur et a pu aborder énormément de sujets, comme les ovnis, ou encore le voyeurisme, et a réussi à dresser la vie des différents habitants de Jinmachi avec tellement de détails que ce fut difficile à suivre au début. L'amoncelement de personnages au cours du récits est énorme, bien que c'était difficile de tous les retenir.
Sin Semillas est un livre incroyable de par son histoire, sa force des détails et également par le nombre de sujets traités qui se comptent à la pelle.
Pour être tout à fait honnête, s'il y a essais, il n'y a pas vraiment de Fist f*****g. Mais bon, comme c'est une volonté d'un personnage et que c'est souligné par l'usage du gras dès le troisième chapitre, ça marque. Ce roman de 1000 pages est ce que je lu de meilleur cette année, voire plus. C'est excellemment écrit, pas tant par un style à la Proust ou à la Kawabata, mais par sa construction où des dizaines d'histoires se mêlent ou pas et où chaque personnage (il y a un une table avec les 61 personnages qu'on croise le plus souvent, et il est bien utile car les noms/prénoms japonais se retiennent moins bien que des noms occidentaux pour le lecteur que je suis) a une voix particulière. Il y a aussi un énorme biais de confirmation en ce qui me concerne: la façon dont sont présentés les êtres humains. C'est pas glorieux, pour utiliser un euphémisme. On est dans une petite ville de province et c'est aussi acerbe que du Chabrol. Tous ont d'énormes ambitions pour un lieu qui ne peut décemment pas les accomplir, mais ce n'est pas grave, ils foncent tous dans le mur avec application. On est aussi du côté des frères Coen avec des film comme Fargo ou Burn after reading pour l'absurdité des ambitions des personnages mais on a aussi le droit à du No Country For Old Men par ses poussées de violence crues et perturbantes. On pourrait dire aussi qu'on y retrouve du Takeshi Miike dans le côté un peu foutraque mais ce dernier manque de la subtilité qui fait le style de Kazushige ABE. L'attention du lecteur est tout le temps en éveil car on commence par l'historique de la ville de Jinmachi avec l'occupation américaine qui entraîne de la prostitution et semble être le péché originel qui traverse tout le roman. Puis on a l'histoire d'une des familles influentes de la ville, les Tamiya, des boulangers. Oui, une des familles influentes est boulangère. Lorsque je vous disais que les ambitions ne sont pas corrélées à la réalité de la ville, je ne mentais pas. Enfin le roman commence avec un meurtre, et comme dans Twin Peaks, c'est la non résolution de ce meurtre qui permet d'ouvrir sur les autres mystères de la ville et de ses habitants. Il y est question de fantômes*, d'extra-terrestres*, de violences sexuelles/physiques/mentales, d'accidents, de suicides, de disparitions, de catastrophes naturelles, d'une roche mystérieuse et j'en passe. Comme dans Twin Peaks, si la solution du meurtre initial est donnée, le roman et les autres mystères n'ont plus lieu d'être. Si l'auteur ne prend aucun parti pris par rapport à ses personnages et qu'il n'y a pas réellement de morale, ce n'est pas un livre vidé d'émotions, bien au contraire. Même si la plupart des habitants sont répugnants, pathétiques et/ou repoussants, on reste avec eux malgré ces défauts plutôt importants. Un paradoxe à ajouter aux autres nombreuses qualités du roman.
This book conceals a full scaled, chaotic to the root, yet realistic microcosm.
Sin Semillas – or “without semen” in Spanish – is a reference to the Bible on which the book opens: “Be fruitful and multiply” God said, and this was no challenge is for Kazushige Abe, who managed to depict a unique world where deeds and thoughts of its many characters nourish a multi-layered story over more than a thousand pages. How can one be so creative to forge such a “word book” ex-nihilo? As a matter of fact, Sin Semillas can also refer a high-quality cannabis, the very same kind that so many characters in the novel are craving for, and probably the one needed by Kazushige to come up with such an imaginative story. A suicide, a murder, and one inhabitant going missing in less than a week. These three incidents are shaking the ordinary town of Jinmachi – whose only particularity should have been its Godly name 「神町」. This novel is however far from an average polar: not only regarding the topics covered, but also in regard of its unique form. The narrator of Sin Semillas – far from omniscient – only has a very limited understanding of the latest events unfolding in the city. No one is investigating and the riddle is not to be solved. The text is holding us hostage, and we are left in the dark up until the very last page, where the narrator ultimately waives all hope of omniscience as he melts within the story, to disclose us some crucial information.
Crime, conspiracy, perversion, scheming, voyeurism, sexual violence, drug abuses, mass hysteria, supranatural events and UFO apparitions: it seems that Jinmachi is facing the wrath of God as its sordid past from the post-war period resurfaces for us to witness.
Kazushige Abe is more than a writer; he is ventriloquist as well as a shapeshifter. Sin Semillas might be one of the most underrated sheer gems that I have ever found.