Michèle Melançon est une enfant éparpillée, maladroite, turbulente... mais très attachante. À l'âge de 9 ans, elle apprend que sa mère est gravement malade du cancer. Au décès de cette dernière, Michèle est confiée à des tuteurs, les Boivin. Des jours ternes se dessinent pour la jeune fille naïve. Les Boivin ont des manières dures, qui auraient brisé bien des élans. Mais c'était sans compter la formidable force de vivre de Michèle ! Des années plus tard, au lendemain d'une rupture amoureuse, elle revient sur son passé, son enfance rose-grise et ses rapports familiaux difficiles. À travers une mosaïque d'épisodes lumineux et grinçants tout à la fois, on découvrira le parcours inspirant, touchant et hilarant d'une femme à la personnalité hors du commun.
Scénariste de formation, Michèle Nicole Provencher a œuvré dans les domaines de la musique, des médias et de la publicité. Elle sait maintenant que son cours de gardienne avertie lui aura été plus utile que ses études universitaires. En 2017, elle a écrit et réalisé son premier court métrage pour l’ONF, C’est quoi ton genre ?, mis en images par l’illustratrice Maylee Keo. Montréalaise d’adoption, elle arpente quotidiennement les coins de rue du même quadrilatère selon les humeurs changeantes de Céleri, une greyhuahua italienne qui repousse les limites du chantage émotif. Mardi comme mardi ne sera pas son dernier livre.
Une très belle réflexion sur la famille. Simple à lire, ce roman nous amène à la rencontre de Michèle Melançon, personnage si attachant que je l'accueillerais à n'importe quel moment dans ma famille. Vraiment, c'est une lecture toute en douceur!
« On dit toujours qu’on ne choisit pas sa famille. C’est vrai. D’un autre côté, on n’est pas, non plus, obligé de la subir. Est-ce qu’il faut avoir une famille à tout prix ? »
Il existe probablement des traces sur Facebook de moi qui promets à Michèle de lui faire une belle jambe sur Goodreads; vous avez donc le droit de prendre cette critique avec un grain de sel. ;) Ceci dit, le fait que j'aie lu le livre en moins de 48h est quand même un bon témoignage de mon honnêteté et de mon plaisir de lecture.
Mardi comme mardi est une autofiction qui raconte les tribulations de Michèle Melançon, une jeune fille dégourdie et créative qui se retrouve malgré elle à vivre une vie d'orpheline dickensienne après qu'on ait confié sa garde à un couple bien mal choisi pour ce rôle. Je m'attendais à retrouver l'humour et la personnalité pétillante de Michèle dans ce livre, et je n'ai pas été déçue (évidemment!). J'ai été toutefois surprise par ce récit qui m'a parfois rendue malheureuse comme les pierres, et parfois mise dans tous mes états, et pour lequel le style narratif efficace et rigolo de l'auteure agissait comme un baume sur la tristesse des évènements racontés. En ce sens, le pari de Mardi comme mardi est réussi. Un livre qui se lit presque tout seul, et qui nous fait regretter de ne pas avoir été là pour partager le château de sous-sol de Michèle et ses chorégraphies sur fond de murs blancs.
J'ai aimé la première moitié du livre, mais après un moment je me suis sentie un peu lasse de lire ce livre. J'aimais le style de l'auteur, mais il manquait un but à l'histoire. Sans qu'il y ait un punch à la fin, j'aurais aimé qu'on m'amène ailleurs.. Peut-être un peu plus de positif à la fin pour que ce ne soit pas que du négatif. Sans être un "happy ending", juste quelques paragraphes de plus positifs ! J'aimerais lire autre chose de Michèle Nicole Provencher pour voir ce qu'elle peut faire avec un deuxième roman.
Plutôt un 3.5/5 J’ai bien aimé l’histoire, et si tout est vrai c’est véritablement une histoire terrible et j’ai de la peine pour l’auteure. Par contre, dans un coin de ma tête, je n’arrêtais pas de me dire que ce roman, c’est le long récit de quelqu’un qui se plaint. On dira que ça a gâché mon moment de lecture. Ça me tombait un peu sur le moral et au final j’ai fermé le livre en étant soulagé que se soit fini...
Âgée de 9 ans, la mère de Michèle décède et sa garde est confiée aux Boivins, d’anciens voisins qui se sont souvent occupés d’elle par le passé. Au travers des années, Michèle est toujours de trop avec les Boivin qui lui rappellent constamment qu’elle n’est qu’un fardeau et son père qui la voit qu’à l’occasion sans tisser de réels liens avec elle. Au travers divers épisodes de sa vie, l’autrice nous partage son histoire. Tantôt beau et touchant, tantôt sombre, ce roman est une perle à lire et nous rappelle qu’il est toujours possible de s’affranchir de ceux qui nous ont blessés.
Un roman si bien écrit du début jusqu’à la fin. Avec sa famille dysfonctionnelle, on a envie d’inviter Michèle dans nos party et de la serrer dans nos bras. ❤️
Tout un récit! L’autrice raconte avec candeur et humour, la négligence et la violence émotionnelle qu’elle a vécues durant son enfance et son adolescence de la part de sa « famille » biologique et adoptive.
Ouf! C’est le récit banal d’une jeune orpheline, catapultée chez un couple qu'elle n'a pas choisi, qui tente de se créer une famille parmi tous les gens qui la rejettent. La narration est très forte, sincère et franche.
D’emblée, ce récit m’a semblé ordinaire, voire simpliste. C’est d’ailleurs ce qui a piqué ma curiosité. C’est cru, d’une honnêteté déconcertante, et bel et bien ordinaire. Tellement, que ça en devient choquant. J’ai été offusquée du traitement qu’elle reçoit de son entourage. J’ai été éblouie par ce que son innocence lui a permis de transformer en force, en résilience. Un récit étonnant et terriblement révoltant.
Un récit ordinaire où l’espoir n’existe pas, même si on y croit infiniment.
Quand on lit cette autofiction, on est dégoûtés par le manque de considération et d'amour subi à répétition par Michèle lors de son enfance/adolescence, mais aussi pendant sa vie d'adulte. Agréable à lire; mais dur pour le petit cœur.
J'ai dévoré ce livre. Même si je n'ai pas été adopté, je me suis quand même malheureusement sentie interpellée par la triste histoire de Michèle. Histoire qui aborde la triste réalité des familles dysfonctionnelles, apathique et qui rejetent l'autre par sa différence et son vécu douloureux.
Livre d’une grande platitude, sans fil narratif, avec des personnages difficiles à distinguer. Une étoile de plus parce que l’autrice a semblé avoir réussi son objectif en rédigeant ce livre, soit faire pitié.
Une auto-fiction déchirante et puissante qui aborde le sujet des liens familiaux toxiques comme peu le font. Je l'ai lue en peu de temps et j'aimerais relire cette autrice!
Ouf, je ne sais trop par où commencer, ni comment démêler mes émotions suite à ma lecture...
Je dirais que ce livre est à la fois petit et grand: petit, car il est sans prétention, il est écrit avec honnêteté et franchise, dans un style simple, ce qui est assez rafraichissant et nous change des auto-glorifications qui pullulent avec beaucoup de succès dans la littérature actuelle. En même temps, c''est un grand livre aussi pour la même raison; il est écrit avec une candeur qui fait presque mal quand on comprend, soudain, la lourdeur du drame qui s'est joué dans la vie de la protagoniste, une enfant qui n'a rien demandé, surtout pas que sa mère meurt.
Dès lors, le ton et le propos semblent entrer sans cesse en collision, ce qui rend la lecture inconfortable, mais c'est aussi là l'intérêt des livres: nous sortir de nos certitudes, nous faire voir le monde autrement, ne serait-ce que provisoirement. "Mardi comme mardi" est léger et lourd tout à la fois, ce qui y est raconté est banal et révoltant tout à la fois, car Michèle Nicole Provencher met en scène le genre de violence ordinaire qu'on peut faire subir à une enfant sans le moindre scrupule car socialement acceptée; elle nous faire voir le genre de violence ordinaire qu'on peut tous perpétuer autour de nous, cette violence consistant à nier sans cesse la souffrance, la parole ou la dignité de quelqu'un d'autre pour préserver notre propre sécurité, l'image que l'on voudrait avoir d'un monde juste ou de nous-mêmes. Elle nous faire voir ce réflexe qui, pour nous faire nier notre propre vulnérabilité, nous pousse trop souvent à prendre le parti de la brute plutôt que celui de la victime et à accepter ce qui ne devrait jamais l'être, à commencer par notre lâcheté.
Mardi comme mardi, une histoire parsemée de souvenirs, de moment présent, les temps s'entrecoupent et parfois suivre le fil en est difficile. Une histoire drôlement triste pour enfant toujours victime des autres. J'aurais aimer sentir un baume sur le coeur mais dieu sait que la vraie vie n'a pas toujours des fins heureuses.
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" On dit toujours qu'on ne choisit pas sa famille. C'est vrai. D'un autre côté, on n'est pas, non plus, obligé de la subir. Est-ce qu'il faut avoir une famille à tout prix? Je pense qu'on peut au moins inventer celle qui nous convient plutôt que de forcer les portes de celles qui hésitent à nous y inclure. "
Sérieux je ne comprends pas pourquoi j'ai lu ce livre. Il n'y a pas vraiment de style et l'histoire est une série d'anecdotes ayant pour point commun de se plaindre de sa famille d'adoptive ou naturelle sans jamais apporter de nuance ni d'auto critique. J'avais l'impression de lire quelque chose qui servait à se défouler ou venger de la situation de l'autrice. Pas aimé.
Un livre racontant une histoire d'adoption hors du commun. Les dynamiques familiales sont bien exploitées, mais il manque un petit quelque chose. Le livre m'a semblé être une longue plainte, une catharsis pour l'auteure qui nous laisse en plan au bout du compte.
J'ai aimé, mais le côté brouillon de l'enchaînement m'a vraiment dérangé. Les vignettes sont très courtes et on saute vraiment d'une chose à l'autre parfois.
Par contre, l'écriture est entraînante et l'histoire peu ordinaire.
L’histoire tourne beaucoup trop en rond à mon goût, bien que je comprenne le message porté par l’auteur au sujet de la famille imposée, réelle ou qu’on se choisit. Je l’ai fini par principe, mais ce n’était pas extra.
Quel beau petit roman intelligent, humour decapant qui raconte l'histoire d'une fille de 9 ans qui perd sa mere et se retrouve dans une famille d'adoption mal adaptee.
Récit d’autofiction, ce roman se lit tout seul. Malgré un sujet pas toujours très rose, l’auteure sait garder un ton léger et parfois comique pour le plus grand plaisir du lecteur!