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Le Dernier Chalet

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Depuis la rencontre de Marguerite, après des années d’errance entre Françoise et Clara, la vie d’Alexandre est devenue un long fleuve presque tranquille. Maintenant dans la soixantaine, il vient d’acheter dans le Bas-du-Fleuve un petit chalet juché sur les rochers, pour y apprendre à mourir, en écrivant jusqu’au dernier jour qu’il imagine « comme un fruit mûr, lourd de toute une vie, aussi léger qu’un instant ».

Le matin, pendant que Marguerite écrit, Alexandre s’entretient avec Gabrielle Roy, dont il relit Cet été qui chantait, remonte le temps jusqu’aux chantiers de son enfance, et même jusqu’à Tadoussac, où Champlain découvre un nouveau monde, attend son prochain livre en guettant le retour d’un renard dans lequel il a cru reconnaître Jeanne, sa petite-fille. Aspiré par le fleuve qui le tire vers le large, inquiet des êtres chers dont il s’est éloigné, Alexandre n’est plus sûr que sa dernière tâche soit de se retirer du monde et d’écrire, il se demande même si la meilleure façon de vieillir, ce n’est pas d’oublier la mort en aidant les autres à vivre. La réponse lui sera donnée – peut-être trop tard – ce matin-là, lorsqu’il s’apprête à fermer le chalet à la fin de l’automne.

Porté par une prose lumineuse et envoûtante, Le dernier chalet est une méditation romanesque dans laquelle le récit ne se distingue plus de la poésie et de l’essai. Un petit chemin de terre, un grand fleuve, un voyage prenant de bout en bout entre la fin et le commencement du monde.

208 pages, Paperback

Published March 7, 2018

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About the author

Yvon Rivard

16 books3 followers
Yvon Rivard est conseiller littéraire et cinématographique. Il a enseigné à l’Université McGill jusqu’en 2008, et a fait paraître plusieurs essais – L’imaginaire et le quotidien (1978), Le bout cassé de tous les chemins (1993 ; prix Gabrielle-Roy), Personne n’est une île (2006 ; prix Jean-Éthier-Blais), Une idée simple (2010), Aimer, enseigner (2012 ; Prix littéraire du Gouverneur général du Canada), Exercices d'amitié (2015) – et romans – Mort et naissance de Christophe Ulric (1976), L’ombre et le double (1979), Les silences du corbeau (1986 ; Prix littéraire du Gouverneur général du Canada), Le milieu du jour (1995 ; Grand Prix du livre de Montréal), Le siècle de Jeanne (2005 ; Grand Prix du livre de Montréal) et Le dernier chalet (2018).

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Displaying 1 - 7 of 7 reviews
7,055 reviews83 followers
July 26, 2020
4,5/5. Un livre qui se lit lentement et qui m’a beaucoup plu. Lu lors de mes vacances à Baie-Comeau, je trouvais le contexte parfait! Un livre très philosophiques, avec un regard entre la nostalgie et la mélancolie sur la vie, très bien écrit, qui, malgré quelques digressions, m’a fait réfléchir et m’a fait du bien. J’ai noté de nombreuses citations dans mon carnet, ce qui est toujours une bonne chose. Je serais bien curieux de voir ce que cet auteur à écrit comme autre livre. Belle découverte!
454 reviews
February 6, 2023
Alexandre, auteur dans la soixantaine, s’installe dès le printemps dans un chalet situé dans le bas du fleuve. Ce dernier chalet, qu’il vient d’acheter et où il passe l’été avec sa conjointe, nourrit son imaginaire. En fait, son besoin de prendre le pouls de la nature et de côtoyer le fleuve est viscéral. Cette masse d’eau imposante qui se déplace continuellement l’aide à fixer son regard sur l’infini, à entrer en lui-même pour réfléchir sur la vie, et continuer ainsi à apprivoiser l’idée de la fin.

L’ouvrage donne accès au processus introspectif d’un homme sensible qui pose un regard sur son passé, sur ses relations, sur la mort qui se rapproche. D’ailleurs, l’idée de la mort est présente tout au long du récit. L’écriture parfois poétique, parfois réflexive, parfois vagabonde mène son auteur à conclure à l’importance de profiter de chaque moment qui passe, puis de s’employer à cultiver le bonheur pour mieux accepter et composer avec la dualité vie/mort.

Citations
« … les vacances nous sont données pour nous apprendre à mourir et que nous ne pouvions bien mourir que là où nous avions appris à vivre. » p. 18

« .. un grand-père, c’est quelqu’un qui donne aux enfants le peu de temps qu’il lui reste. » p. 36

« … il y a un âge pour parler et un autre pour se taire, un âge pour regarder et un autre pour voir, un âge pour agir et un autre pour être... » p. 156

Profile Image for Maud Lemieux.
118 reviews49 followers
July 1, 2018
L'écriture est magnifique c'est bien évident. Mais ce type de roman contemplatif et réflexif n'est pas vraiment ma tasse de thé. Ce livre m'a paru tellement personnel et intime qu'il n'arrivait pas à me rejoindre...à ma
10 reviews
January 21, 2020
Une chose est sûre, la connaissance, comme l'amour, rend instable, car leur objet non seulement nous échappe, mais se transforme à notre approche.
Profile Image for Laurianne.
42 reviews19 followers
August 31, 2021
Je peux objectivement apprécier la beauté de la plume d’Yvon Rivard. Une magnifique prose et un roman très contemplatif.

Par contre, subjectivement, cette œuvre n’est tout simplement pas pour moi. Ce n’est pas le style d’écriture que j’aime lire ni le type de roman qui attire mon attention.

Lu pour un cercle de lecture familial.

1.25-1.5?
Displaying 1 - 7 of 7 reviews

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