Y a-t-il une spécificité de l'écriture féminine ? Tantôt occultée, tantôt revendiquée, cette spécificité est difficile à définir et la " culture " y entre pour plus que la " nature ". Pour tenter de répondre à la question, Béatrice Didier se livre à un certain nombre d'études de textes écrits par des femmes. De Thérèse d'Avila à Marguerite Duras, en passant par Mme de Staël, George Sand, Colette, V. Woolf, on peut tenter, dans cette extrême diversité, de s'interroger sur quelques constantes dans les thèmes, les registres, les modes d'écriture. Ce livre, qui, sans ignorer les polémiques et parfois leur légitimité, n'a pas voulu s'y engager, est devenu classique. D'où la nécessité d'une troisième édition, même si beaucoup de travaux ont paru depuis et si l'on peut espérer qu'il en suscitera encore d'autres. --Ce texte fait référence à une édition épuisée ou non disponible de ce titre.
Béatrice Didier, née le 21 décembre 1935 à La Tronche (Isère), est une critique littéraire française, professeur de littérature et directrice de collections dans l'édition. Docteur ès lettres classiques, professeur émérite à l'École normale supérieure (anciennement Sèvres), dont elle a été la directrice adjointe par intérim et où elle dirige un séminaire sur les rapports entre la littérature et la musique, Béatrice Didier s'est spécialisée dans la littérature française des XVIIIe et XIXe siècles (en particulier Senancour, Chateaubriand, Stendhal et George Sand), et dans les écrits à caractère autobiographique.
Elle a publié et dirigé de nombreux ouvrages, et contribue à la revue Europe. Aux Presses universitaires de France, Béatrice Didier dirige les collections « Écrivains », « Écriture » et « Écrit ».