Elle avait un nom illustre, Noailles, et un aïeul sulfureux, le marquis de Sade. Née en 1902 au croisement d'une lignée de banquiers allemands et d'aristocrates français, l'extravagante Marie Laure fut, jusqu'à sa disparition en 1970, une figure du tout-Paris, mécène généreuse, dont le salon fut fréquenté par le gotha des Lettres et des Arts. Eprise de Jean Cocteau, amie de Crevel, d'Aragon, de Man Ray, elle finança, avec son époux Charles de Noailles, le film L'Age d'or de Bunuel, qui fit scandale. Elle fit édifier à Hyères par Mallet-Stevens une villa d'avant-garde où se pressa la jet society de l'époque. Elle soutint en 1936 les républicains espagnols et l'on put encore la voir paraître en Rolls parmi les barricades de mai 68... C'est cette figure étincelante et contrastée que fait revivre Laurence Benaïm, la biographe d'Yves Saint Laurent. Elle fait aussi le portrait d'une femme éternellement mal-aimée, qui paya ses succès mondains de bien des blessures secrètes.
Je suis quand même allée jusqu’au 3/4 mais j’ai décidé qu’en 2020 j’arrêtais de me forcer quand je n’arrivais pas à lire un livre. J’ai beaucoup aimé les passages avec Cocteau mais malheureusement l’autrice n’a pas su (pour moi) rendre cette femme et son histoire interessantes.
le sujet, celui de ce qu'aujourd'hui on appellerait une socialite, n'est pas des plus passionnants et le style très ampoulé peut rebuter. L'abus de name-dropping devient vite agaçant. Tout ceci donne peu envie de s'intéresser à cette "pauvre petite fille riche", déjà oubliée.
Un recueil de citations! On ne voit pas trop l’empreinte de l’écrivain. C’est dommage car j’étais très curieuse de connaître la vie de Marie Laure de Noailles, mais lire un livre « recherche » composé que des citations d’autres auteurs ça ne m’intéresse pas.