Ce deuxième livre de M. Lambert est à son image : direct et spontané. Il a été écrit dans un style qui ressemble beaucoup à celui d’une conversation. En fait, on pourrait facilement croire qu’il est une transcription mot pour mot de réflexions exprimées par M. Lambert en présence d’un auteur (ghost writer). Cela a pour effet de vous donner l’impression qu’il vous parle en direct, comme dans une conférence s’adressant à vous, son public. Ce n’est pas toujours désagréable mais cela manque un peu de finesse parfois.
Ainsi, M.Lambert nous partage ses idées et croyances sur l’entrepreneuriat et la profession d’entrepreneur. Ce n’est pas le fruit de recherches ou d'analyses ni même un appel à la réflexion. C’est plutôt l’expression d’une vision bien personnelle du quotidien et de la réalité de l’entrepreneur vue par M. Lambert.
Ce style ne convient pas à tout le monde. S’il a l’avantage d’être direct et spontané, il donne très souvent l’impression de passer du coq à l’âne dans une même section. Comme si l’auteur n’avait pas pris le temps de se relire pour s’assurer de la constance de ses idées et ni de la cohérence de l’ensemble. Parfois, un concept où une opinion émise dans un chapitre est contredit dans un autre. D’autre fois, des éléments ajoutés dans une section semblent ne pas vraiment soutenir l’idée général du chapitre.
Malgré tout, j’ai tout de même apprécié ce deuxième ouvrage où l’entrepreneuriat n’est pas dépeint comme simplement une partie de plaisir. M. Lambert cherche bien à démontrer qu’il y a de très nombreux écueils et difficultés dans le chemin qui mène au succès en affaires et que, malgré toute la bonne volonté de l’entrepreneur, ce succès n’est tout de même jamais garanti.
L’entrepreneur d’expérience n’apprendra rien de nouveau dans cet ouvrage. Mais appréciera quand même découvrir la vision de l’auteur et sa façon de décrire cette profession trop souvent galvaudée par des gens n’ayant jamais été entrepreneurs eux-mêmes.
Qu’on aime ou pas Francois Lambert, ce livre aura quand même atteint son objectif de démontrer que l’entrepreneuriat c’est difficile. Point.